19 septembre 2006
Mme Laura Bush a annoncé le versement de 1 million de dollars à un programme d'alphabétisation de l'UNESCO.
New York - Devant les délégués de quelque soixante-quinze États à la première Conférence de la Maison-Blanche sur l'alphabétisation dans le monde, l'épouse du président Bush, Mme Laura Bush, a incité les États à œuvrer en faveur de l'enseignement pour tous et exhorté les organismes du secteur privé à consacrer leurs ressources à la lutte contre l'analphabétisme.
Les investissements destinés à l'enseignement, « quelle que soit leur ampleur, sont toujours utiles car ils aident les États à s'acquitter de leurs obligations fondamentales en améliorant les possibilités pour les enfants et les familles, en renforçant l'économie du pays et en maintenant les habitants en bonne santé ».
Mme Bush a annoncé que les États-Unis allaient contribuer à concurrence de 1 million de dollars au Programme d'évaluation et de suivi de l'alphabétisation de l'UNESCO. Dans le cadre de ce programme, de nombreux pays cherchent à découvrir les habitants qui ne savent pas lire, leur lieu de résidence et les raisons de leur analphabétisme. Ces renseignements permettront de réduire les obstacles à l'alphabétisation, a-t-elle dit.
Le lieu de la conférence sur l'alphabétisation dans le monde, la Bibliothèque municipale de New York, offrait un témoignage émouvant du pouvoir de la lecture. Cette bibliothèque, qui est l'une des plus grandes au monde, abrite des livres et des documents dont certains remontent à cinq mille ans. Elle comprend des collections réservées aux chercheurs et un réseau de bibliothèques de quartier. Pratiquement toutes ses nombreuses collections et les services qu'elle offre sont d'un accès gratuit. En fait, la bibliothèque indique sur son site Internet que son seul critère d'admission est la curiosité.
Selon son directeur, M. Paul LeClerc, l'alphabétisation « est le plus grand don que l'État peut faire à ses citoyens ».
Les organisateurs de la conférence tout comme ceux qui ont donné un aperçu des programmes appliqués dans leur pays ont souligné l'importance de simples gestes pour aider d'autres personnes à lire ainsi que l'importance d'inculquer la valeur de l'enseignement. Ils avaient tous en commun la volonté de lutter au niveau international afin de mettre fin à l'analphabétisme, d'encourager l'enseignement et de donner aux enfants et aux adultes la possibilité de lire.
Mme Laura Bush était accompagnée de sa fille Barbara et de sa belle-mère, Mme Barbara Bush, qui a aussi accordé une grande importance à l'alphabétisation lorsque son époux était président des États-Unis.
« Nous représentons trois générations de femmes qui aiment lire, a dit Mme Laura Bush. La lecture revêt une telle importance pour nous que nous en avons fait le centre de notre vie. Ma mère aimait lire et m'a appris à aimer lire. J'aimais tant lire que j'en ai fait une carrière en devenant enseignante et bibliothécaire. »
Pour sa part, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, qui assistait aussi à la conférence, a parlé de l'importance que son grand-père accordait à l'éducation. Métayer afro-américain en Alabama où régnait la ségrégation au début du XXe siècle, son grand-père a trouvé le moyen de faire des études universitaires. « Il a transmis cette volonté à sa famille à travers les générations, a-t-elle dit. Notre vie a été transformée par l'enseignement. Je n'ai aucun doute que l'enseignement est la plus grande force en faveur de l'égalité dans le monde. »
Les divers programmes d'alphabétisation qui sont couronnés de succès et dont on a fait état pendant cette conférence portent sur trois grands domaines : l'alphabétisation mère-enfant et l'apprentissage intergénérationnel, l'alphabétisation en faveur de la santé et l'alphabétisation en faveur de l'autosuffisance sur le plan économique. Les participants ont examiné neuf programmes qui sont susceptibles de service de modèle pour d'autres collectivités et pour d'autres pays.
Plus de deux cents personnes, notamment des épouses de chefs d'État, des ministres de l'éducation, des représentants de fondations, des bibliothécaires et des représentants d'organisations non gouvernementales ont assisté à cette conférence.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)