12 septembre 2006
La commémoration du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
Washington - Il y a cinq ans, le mal est descendu sur l'Amérique, a déclaré la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, lors d'une cérémonie organisée au département d'État à la mémoire des victimes des attentats orchestrés par Al-Qaïda le 11 septembre 2001. « En un instant violent, des milliers d'âmes innocentes nous ont été ravies », a-t-elle dit.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont été les plus graves jamais commis contre les États-Unis. Selon Mme Rice, ils ont également visé les idéaux universels de paix, de liberté et de respect des droits de l'homme. Plus de 90 pays ont perdu des ressortissants dans les attentats dirigés contre le World Trade Center, le Pentagone et dans l'avion détourné qui s'est écrasé dans un champ de Pennsylvanie.
La cérémonie du département d'État a été l'occasion pour Mme Rice, le corps diplomatique, les responsables du département d'État et des dignitaires étrangers, dont Mme Margaret Thatcher, de réfléchir à la douleur ressentie par les survivants de toutes nationalités. Rui Zheng, dont les parents étaient à bord du vol de l'American Airlines qui s'est écrasé sur le Pentagone, et Floura Chowdhury, dont les cousins ont péri dans les tours du World Trade Center, ont lu les noms des pays qui ont perdu des ressortissants.
En tout, près de 3.000 personnes ont été tuées, dont 60 policiers et 343 pompiers qui se sont précipités sur les lieux de l'attentat à New York.
Cérémonie du souvenir au Pentagone
Le chef de l'état-major des armées, le général Peter Pace, a présidé une cérémonie à la mémoire des 184 personnes qui ont trouvé la mort au Pentagone il y a cinq ans. « Nous espérons que cette cérémonie et celles qui se déroulent un peu partout dans le pays vous feront savoir que nous sommes avec vous ; nous n'oublierons jamais », a-t-il dit.
Le général Pace a ensuite déclaré que le nombre de soldats qui avaient péri dans la guerre contre le terrorisme approchait maintenant le nombre de victimes des attentats du 11 septembre 2001.
Le ministre de la défense, M. Donald Rumsfeld, a aussi évoqué les attentats terroristes perpétrés dans d'autres pays. « Aujourd'hui, nous nous souvenons de ceux qui ont perdu la vie non seulement le 11 septembre, mais aussi dans la lutte que nous menons contre les extrémistes depuis maintenant plus de vingt ans : les 241 « marines » tués à Beyrouth (Liban) ; les marins du destroyer Cole ; les passagers de l'avion qui a explosé au-dessus de Lockerbie en Ecosse ; les voyageurs des métros de Madrid (Espagne) et de Londres (Angleterre) ; et les enfants de l'école de Beslan en Russie. »
Il a ajouté que nombre des terroristes qui n'avaient pas été tués ou capturés étaient en fuite. « Ils ont perdu leur sanctuaire en Afghanistan » ainsi que le soutien du dictateur irakien Saddam Hussein, aujourd'hui en prison, qui versait 25.000 dollars aux familles de kamikazes. Toutefois, les terroristes qui restent essaient chaque jour « de nous convaincre de douter de nos convictions, de nous méfier les uns des autres et de croire que nous ne pouvons pas les vaincre ou que la lutte ne vaut pas la peine. »
Le meilleur hommage à rendre à ceux qui sont allés à leur travail au Pentagone le 11 septembre 2001 et qui ne sont jamais rentrés chez eux, ainsi qu'aux 1,3 million d'Américains qui ont servi en Afghanistan, en Irak et dans le golfe Persique, a dit M. Rumsfeld, est de faire « tout ce qui est possible pour lutter contre les extrémistes où qu'ils se trouvent ».
Le vice-président Dick Cheney, qui participait à la cérémonie, a déclaré que le 11 septembre était une « journée d'unité nationale ». Lorsque, il y a cinq ans, le gouvernement s'est mis sur le pied de guerre, la mission des États-Unis était claire : « Défendre l'Amérique contre un danger évident et offrir la démocratie et l'espoir comme solution de rechange à l'extrémisme et au terrorisme. »
À l'Organisation des Nations unies
À New York, le secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, a demandé aux pays membres de l'ONU de rendre hommage aux victimes du 11 septembre en prenant rapidement des mesures pour mettre en œuvre tous les aspects de la Stratégie internationale antiterroriste adoptée par l'Assemblée générale le 8 septembre. « Ainsi, ils donneront la preuve à la communauté internationale de leur détermination inébranlable de vaincre le terrorisme », a-t-il dit.
Cette stratégie souligne la résolution de tous les États de remédier aux conditions qui favorisent la propagation du terrorisme, de prévenir et de combattre le terrorisme sous toutes ses formes et de renforcer les moyens d'action individuels et collectifs des États et des Nations unies, sans perdre de vue la protection des droits de l'homme.
Les 191 membres de l'ONU se sont entendus sur une condamnation du terrorisme lors d'un sommet mondial organisé à New York en 2005.
« La lutte contre le terrorisme est un combat pour des valeurs et des principes qui sont universels », a déclaré le représentant des États-Unis aux Nations unies et auprès d'autres organisations internationales à Genève (Suisse), M. Warren Tichenor, lors d'une cérémonie organisée dans cette ville. « Il y a plus de choses qui nous unissent en tant que citoyens du monde que de choses qui nous divisent. Toutes les grandes religions du monde enseignent que la vie est précieuse et que prendre une vie innocente, y compris sa propre vie, est un péché. »
Le cinquième anniversaire du 11 septembre est un rappel du défi que la communauté internationale doit relever face au terrorisme, a-t-il dit. « Il a engendré le drame et une terrible douleur pour des innocents du monde entier, de l'Indonésie au Maroc en passant par l'Espagne, la Jordanie, l'Angleterre, l'Inde et l'Égypte. Les terroristes n'ont manifesté aucune pitié pour les êtres humains, quelle que soit leur race, leur origine ethnique ou leur religion. »
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)