31 octobre 2006
Partenariat pour une vie meilleure
L'article ci-après s'inspire de l'article de Julius Ochieng publié par l'organisme « Solar Cookers International ».
Seline tenait un petit commerce qui lui rapportait peu. Ayant quatre enfants à nourrir, elle avait souvent bien du mal à joindre les deux bouts : l'ugali, un mets à base de farine de maïs, et des légumes constituaient l'ordinaire. À de rares occasions, lorsqu'elle en avait les moyens, la famille avait aussi du poisson à table.
Ses enfants souffraient de malnutrition chronique. Le troisième, Ras, était si petit qu'on l'avait surnommé « quarter » (pièce de vingt-cinq centimes) car, explique le mari de Seline, on pouvait le porter dans le creux de la main sans en sentir le poids.
Le garçon, pourtant, a survécu. Selon Seline, c'est grâce à l'arrivée à Nyakach (Kenya) du projet « Solutions solaires » de « Solar Cookers International » (SCI), un organisme sans but lucratif de Californie. Pour elle, c'est une bénédiction.
Seline a commencé à faire sa cuisine à l'énergie solaire en mars 2003, dès la mise en œuvre du projet. Elle est devenue l'une des cuisinières les plus productives dans le groupe de femmes mbogos et la SCI l'a formée pour qu'elle apprenne aux autres à cuisiner avec des fours solaires.
La vie a changé pour Seline et sa famille. Elle est maintenant la représentante de Solar Cookers International pour le nord Nyakach. « Désormais, je mange des mets délicieux (...) Regardez Ras, il respire la santé », souligne son mari.
D'ailleurs, tous les enfants de Seline sont en bonne santé. Ils aiment beaucoup la nourriture cuite avec la chaleur du soleil ; ils en réclament tous les jours.
La plupart des jours ensoleillés, Seline cuisine de cette façon. Pour ce faire elle emploie un petit appareil portatif qui accumule l'énergie solaire pour chauffer. Le bois de feu n'est utilisé que pendant la nuit ou lorsque les journées sont nuageuses. C'est la raison pour laquelle Seline ne va ramasser ou acheter du bois de feu qu'une fois tous les trois jours au lieu de quotidiennement. N'ayant pas besoin d'autant de bois de feu, elle économise, selon ses estimations, environ 6,60 dollars par mois, une somme qui, ajoutée aux revenus qu'elle tire de ses démonstrations de cuisine solaire, lui a permis d'acheter une chèvre au début de 2004, laquelle a déjà donné naissance à quatre chevreaux.
Son savoir-faire lorsqu'il s'agit de faire la cuisine à l'énergie solaire et de l'enseigner aux autres est très apprécié. De jeunes mères de familles, qui dans les premiers temps boudaient la cuisine solaire, ont changé d'avis et achètent maintenant des « Cookits », des fours solaires légers. De l'avis de ses voisins, la famille de Seline jouit désormais d'un meilleur niveau de vie : ses membres se nourrissent mieux et portent de plus beaux vêtements.
Le mari de Seline est très fier d'elle et l'aide à trouver des clients et à faire des démonstrations de cuisine. Lorsqu'elle a d'autres occupations, il montre aux autres comment se servir d'un « Cookit ». Les clients se renseignent auprès d'eux pour apprendre comment fonctionne l'appareil.
Étant donné que son nom a été mentionné dans les bulletins de « Solar Cookers International » et qu'elle a participé à des démonstrations organisées par SCI, Seline est confiante en ses capacités. Jadis femme au foyer timide, Seline est respectée dans son village et est une célébrité. C'est aujourd'hui une femme dynamique et une formatrice intrépide.
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)