20 octobre 2006

Les flux financiers des É.-U. au tiers monde atteignent un niveau record

Ces flux comprennent l'APD et les capitaux et les dons privés.

 

Washington - Les flux financiers des États-Unis au monde en développement - comprenant l'aide publique au développement (APD) et les capitaux et dons privés - ont atteint le montant record de 104,4 milliards de dollars au cours de l'année civile 2005, selon de nouvelles données publiées par les autorités financières du gouvernement américain.

Rendus publics à la mi-octobre au terme d'une étude exhaustive de six mois, ces derniers chiffres montrent également que l'aide publique au développement (APD) des États-Unis, comprenant les dons et prêts non militaires, s'est montée à 27,6 milliards de dollars, montant record en progression de 7,9 milliards de dollars par rapport à 2004.

Les principaux bénéficiaires de ces apports ont été, en 2005 : l'Irak (10,8 milliards de dollars), l'Afghanistan (1,3 milliard), le Soudan (771 millions), l'Éthiopie (625 millions), l'Égypte (397 millions), le Pakistan (362 millions), la Jordanie (354 millions), la Colombie (334 millions), l'Ouganda (242 millions) et la Serbie-Monténégro (181 millions).

L'aide des États-Unis a représenté plus du quart de l'APD octroyée par les 30 États membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le groupe de pays industriels qui fournit le gros de l'aide extérieure mondiale.

Certains spécialistes du développement ont reproché à l'aide publique américaine d'être inférieure, en tant que pourcentage du revenu national brut (RNB), à celle de nombre d'autres États membres de l'OCDE. Pourtant, le ratio APD-RNB pour les États-Unis, de 0,17 % en 1997, est passé à 0,22 % en 2005, son plus haut niveau depuis 20 ans. D'autres spécialistes font valoir que l'APD n'est pas le meilleur baromètre de l'aide à l'étranger : si on ajoute à l'APD les investissements directs étrangers, l'aide des organisations non gouvernementales (ONG), les dons caritatifs privés et les envois d'argent des immigrés travaillant aux États-Unis à leur famille dans leur pays d'origine, l'aide globale des États-Unis est, selon eux, très supérieure à celle fournie par les autres pays.

Les investissements directs étrangers des États-Unis vers le monde en développement ont atteint 69,2 milliards de dollars en 2005, l'achat de valeurs étrangères ayant dépassé les ventes de 39,8 milliards de dollars et les nouveaux prêts bancaires à long terme ayant été supérieurs de 22,8 milliards de dollars au remboursement du principal au titre des prêts existants. Une grande partie des flux de capitaux privés est allée aux pays en développement des Amériques et d'Asie.

Les derniers chiffres du gouvernement révèlent également que les dons privés en provenance de sources diverses aux États-Unis : ONG, fondations, associations confessionnelles, établissements d'enseignement supérieur, etc., ont totalisé 8,6 milliards de dollars durant l'année civile 2005, soit 1,8 milliard de plus qu'en 2004. C'était pour ce poste la dixième année consécutive de progression.

Selon une étude réalisée par l'Institut Hudson, organisation privée de recherche, même en incluant les 47 milliards de dollars que totalisent les envois d'argent par les immigrés travaillant aux États-Unis à leur famille dans leur pays d'origine, l'APD ne représentait en 2004 que 20 % environ du volume total des flux financiers des États-Unis au tiers monde.

Ces envois non compris, l'APD, les flux de capitaux privés et les dons privés des États-Unis en 2005 ont représenté au total 0,84 % du RNB, soit son plus haut niveau depuis 1997.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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