13 octobre 2006
Propos d'un haut responsable du département d'État lors d'une réunion de chefs d'entreprise
Washington - Des entreprises américaines désireuses de favoriser le développement socio-économique et la protection de l'environnement de façon durable contribuent au développement de pays à faible revenu. Elles donnent l'exemple en participant à des partenariats avec les pouvoirs publics des pays où elles sont implantées pour encourager l'adoption d'une politique et de mesures adaptées à cet effet.
C'est ce qu'a indiqué le représentant spécial du département d'État pour le développement durable, M. Jonathan Margolis, lors d'une réunion d'une centaine de chefs d'entreprise organisée à San José (Californie) par l'association Business Roundtable, qui regroupe les présidents-directeurs généraux de grandes sociétés américaines.
La réunion de San José a porté sur la façon dont les entreprises pouvaient favoriser les changements nécessaires dans les domaines social, économique et de l'environnement dans les pays à faible revenu.
Selon la déclaration que l'association Business Roundtable a diffusée au début de cette réunion de quatre jours, le monde des affaires a évolué pour passer à un environnement qui allie les objectifs traditionnels de la recherche du profit et du moindre coût à l'engagement de protéger l'environnement et de favoriser l'amélioration des conditions de vie de la population.
Cette évolution et l'importance plus grande accordée à la mesure des résultats des efforts de développement des secteurs public et privé tant à court terme qu'à long terme constituent un changement de mentalité en ce qui concerne la satisfaction des besoins des pays en développement, a fait remarquer M. Margolis.
Il a cité à ce titre les partenariats entre les pouvoirs publics et les entreprises qui avaient donné des résultats sur le terrain dans des domaines tels que l'aide aux personnes touchées par le sida, la réduction de la vente d'essence contenant du plomb dans les pays pauvres et l'élargissement de l'accès aux établissements bancaires et de crédit dans ces pays.
Le défi à relever à l'heure actuelle consiste à décider de la meilleure façon de mesurer les résultats qualitatifs, a-t-il dit. Il s'agit pour les bailleurs de fonds de parvenir à un accord sur la définition des termes utilisés pour décrire les résultats de la réduction de la pauvreté.
M. Margolis a incité les chefs d'entreprise à mettre en évidence les efforts de leurs sociétés en matière de développement durable lors de leurs entretiens avec des représentants des pays où celles-ci sont implantées. « C'est là l'une des meilleures façons de renforcer le message selon lequel les paroles sont bonnes, les actes sont meilleurs, mais ce sont les résultats qui comptent le plus », a-t-il dit.
Le lendemain du discours de M. Margolis, le département d'État a annoncé qu'il avait convenu de réduire de plus de 8,3 millions de dollars l'encours de la dette du Bostwana envers les États-Unis et de consacrer cette somme à la protection et à la remise en état des forêts de ce pays.
Cet accord bilatéral est le premier conclu avec un pays africain dans le cadre de la loi américaine sur la protection des forêts tropicales. Les forêts botswanaises abritent de nombreuses espèces de faune et de flore.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)