13 novembre 2006
Ce programme vise à augmenter la compréhension entre les nations.

Washington - Dans sa déclaration diffusée le 3 novembre à l'occasion de la Semaine de l'éducation internationale 2006, la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a fait une mention spéciale du 60e anniversaire du programme d'échanges éducatifs Fulbright, qu'elle a appelé le « fleuron des programmes d'échanges internationaux parrainés par le gouvernement des États-Unis ».
« Fort de sa vocation de bâtisseur de compréhension mutuelle, le programme Fulbright illustre le pouvoir de l'éducation internationale », a déclaré Mme Rice.
L'impulsion de ce programme, qui constitue aujourd'hui tout un ensemble d'initiatives internationales, fut donnée dans les années 1940 par William Fulbright, un natif de l'Arkansas, qui avait observé, alors qu'il était le plus jeune président de l'université de cet État (1939-1941), combien il semblait naturel aux jeunes étudiants qui vivaient, travaillaient et s'amusaient ensemble de transcender leurs différences et de créer des amitiés solides fondées sur la compréhension mutuelle.
Élu en 1942 à la Chambre des représentants et au Sénat deux ans plus tard, William Fulbright travailla à donner à son observation initiale une dimension internationale. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1945, il remarqua que le Trésor recevait des paiements d'autres pays pour des marchandises et autres biens excédentaires appartenant aux États-Unis et laissés à l'étranger. Il proposa alors une loi visant à ce que ces fonds aillent à « la promotion de la bonne volonté entre les nations grâce à des échanges d'étudiants dans le domaine de l'éducation, de la science et de la culture ». Le 1er août 1946, le président Harry Truman promulgua cette loi et, dès 1948, les premiers participants américains faisaient des études à l'étranger.
D'autres lois sont venues étoffer ce programme, notamment la loi Fulbright-Hays de 1961. Aujourd'hui, le programme Fulbright octroie environ 4.500 bourses par an, dans quelque 140 pays. Il a accordé des bourses, à ce jour, à plus de 250.000 personnes, dont les trois cinquièmes de nationalité non américaine. Il compte parmi ses anciens boursiers 35 lauréats de prix Nobel, soit plus que tout autre programme de bourse, et 65 lauréats de prix Pulitzer accordés aux États-Unis dans le domaine du journalisme, des lettres et de la musique.
Au cours de la seule année 2001, un ancien boursier (Alejandro Toledo) a été élu président du Pérou, et d'autres sont devenus ministres des affaires étrangères au Brésil, en Pologne et en Corée du Sud. Cette même année, deux participants américains ont partagé le prix Nobel d'économie tandis que d'autres ont remporté des prix Pulitzer pour des ouvrages littéraires de non-fiction, le prix National Book Award pour roman et un Grammy (décerné pour des enregistrements musicaux) pour composition contemporaine classique. D'innombrables anciens boursiers ont contribué à leur société et enrichi la compréhension dans le monde grâce à leur service à l'État, à leur enseignement ou à leurs réalisations dans le domaine des arts et de pratiquement toutes les autres activités humaines.
Les programmes Fulbright
Le « Programme Fulbright pour étudiants américains » accorde des bourses à de récents diplômés d'université ainsi qu'à des candidats à un master ou à un doctorat, pour des études, des recherches indépendantes ou sur le terrain, ou des postes d'enseignant à l'étranger.
Le « Programme Fulbright pour étudiants non américains » s'occupe de placer dans des établissements d'enseignement supérieur plus de 1.300 boursiers par an. Ces boursiers, qu'ils soient étudiants, professionnels ou artistes, sont plongés dans le milieu et établissent en toute liberté des liens professionnels et sociaux avec des Américains, ce qui contribue puissamment à l'atmosphère d'ouverture, d'intégrité académique et de liberté intellectuelle qui règne aux États-Unis.
Les programmes Fulbright ne se terminent pas une fois un diplôme acquis. Chaque année, quelque 800 professeurs et professionnels du monde entier reçoivent des bourses « Fulbright Scholar » qui leur permettent d'effectuer des recherches avancées ou de faire une tournée de conférences universitaires aux États-Unis. De plus, un « Programme d'échange Fulbright d'enseignement et d'administration » permet à des enseignants américains et étrangers de se remplacer mutuellement à leur poste pendant un semestre ou une année scolaire. Ainsi les élèves sont exposés à des points de vue différents et les enseignants acquièrent une perspective plus vaste.
William Fulbright lui-même avait résumé ces programmes dans les termes suivants : « Ils visent à apporter un peu plus de connaissances, un peu plus de raison et un peu plus de compassion aux affaires mondiales, augmentant de ce fait la possibilité que les nations apprennent enfin à vivre dans la paix et dans l'amitié.»
Le programme Fulbright dans son ensemble est administré par le Bureau des affaires éducatives et culturelles du département d'État, en coopération avec plusieurs organisations sans but lucratif et 50 « Commissions Fulbright » binationales.
(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)