06 novembre 2006

Mme Rice réaffirme le soutien des É.-U. au Pacte international pour l'Irak

L'interview télévisée de la secrétaire d'État sur la chaîne Bloomberg

 
Condoleezza Rice
La secrétaire d'État Condoleezza Rice. (© AP Images)

Washington - Les États-Unis sont depuis longtemps en faveur d'une solution régionale et multilatérale en Irak, a indiqué la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, en faisant état du soutien des États-Unis au Pacte international pour l'Irak depuis sa mise sur pied par l'ONU en juillet dernier.

Lors de l'interview qu'elle a accordée le 3 novembre à la chaîne de télévision Bloomberg (qui est spécialisée dans les nouvelles économiques et financières), Mme Rice a déclaré qu'elle venait de s'entretenir avec des représentants d'une trentaine de pays à New York en vue de les encourager à jouer un rôle plus important dans le cadre du Pacte international pour l'Irak. Elle a indiqué que des représentants d'États limitrophes de l'Irak tels que la Syrie et l'Iran avaient participé à d'autres réunions portant sur ce pacte.

Selon des documents de l'ONU, le Pacte international pour l'Irak est destiné à créer un cadre pour faciliter la sécurité, la bonne gouvernance et l'intégration économique régionale de l'Irak. Les premiers travaux préparatoires ont eu lieu à Abu Dhabi et ils étaient coprésidés par le premier ministre adjoint irakien, M. Barham Salih, et par le secrétaire général adjoint de l'ONU, M. Mark Malloch Brown.

Comme elle l'avait fait récemment lors d'autres interviews radiophoniques et télévisées, Mme Rice a souligné que si les États-Unis abandonnaient l'Irak à ce stade, ils fourniraient aux terroristes une base déstabilisante dans la région.

Le débat politique au sujet de la politique irakienne des États-Unis est important, a-t-elle dit en ajoutant cependant : « Une chose est très claire : le président a décidé que nous allions achever notre tâche en Irak et quitter ce pays lorsque les conditions fondamentales existeraient pour qu'il soit stable et démocratique. »

À l'heure actuelle, il est difficile de voir certains des signes indiquant des progrès, a-t-elle admis tout en faisant état d'un signe encourageant, à savoir la prochaine loi sur l'exploitation pétrolière et le partage des recettes qui sera, selon elle, « une source d'unité politique ».

Mme Rice a rejeté l'idée de la division de l'Irak en trois parties en disant que les Irakiens voulaient un pays unifié et qu'une telle division serait déstabilisante. En outre, a-t-elle dit, elle ne pourrait jamais résoudre les problèmes dans des villes telles que Bagdad et Mossoul qui comptent des habitants de diverses origines ethniques et de diverses appartenances religieuses (notamment, sunnites et chiites).

Le premier ministre irakien, M. Maliki, a-t-elle dit, est un « patriote fervent, un homme intègre. Il est à la tête d'une coalition politique difficile aux exigences de laquelle il tente toujours de répondre. Nous avons dit sans ambages aux Irakiens qu'ils allaient avoir à prendre des décisions politiques difficiles, à surmonter leurs désaccords politiques de sorte que la violence d'origine religieuse n'ait aucune base politique. »

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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