06 novembre 2006

La condamnation de Saddam Hussein : un nouveau pas vers une société juste

M. Khalilzad loue le courage des Irakiens qui ont traduit en justice leurs anciens dirigeants.

 
Le président George W. Bush
Le 5 novembre, au Texas, M. Bush commente l'issue du procès de Saddam Hussein. (© AP Images)

Washington - De l'avis du gouvernement Bush, les verdicts rendus le 5 novembre par le Haut Tribunal pénal irakien dans les procès de Saddam Hussein et de sept autres personnalités associées à son gouvernement seront reconnus comme un épisode déterminant de la progression de l'Irak vers une société libre reposant sur la primauté du droit.

« L'histoire va noter le jugement rendu aujourd'hui comme étant un événement marquant sur la voie conduisant à une société libre, juste et unifiée », souligne le président Bush dans un communiqué de presse rendu public à Waco (Texas) dès l'annonce des verdicts, ajoutant : « Les États-Unis sont fiers de se tenir aux côtés du peuple irakien. Nous continuerons à appuyer le gouvernement d'unité en Irak alors qu'il œuvre à rétablir la paix dans son grand pays. »

Dans une déclaration publiée à Bagdad, l'ambassadeur des États-Unis en Irak, M. Zalmay Khalilzad, a déclaré pour sa part que les verdicts « étaient la preuve de l'attachement du peuple irakien à présenter ces individus devant la justice ».

Louant le courage de tous les Irakiens - juges, procureurs et avocats de la défense - qui ont joué un rôle dans les procès, M. Khalilzad a souligné : « Leur détermination à recourir à la justice montre que la règle du droit prévaudra en Irak en dépit de la situation difficile à laquelle se heurte le pays à l'heure actuelle. »

La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, quant à elle, a qualifié la décision de « rappel encourageant à tous les Irakiens que la règle du droit peut triompher sur la règle de la peur et que la quête pacifique de justice est préférable à la recherche de la vengeance ».

Selon les informations rapportées par les médias, le tribunal irakien a condamné Saddam Hussein et deux autres prévenus à la peine de mort pour les assassinats, en 1982, de 148 personnes à Dujaïl (Irak).

Ces peines font l'objet d'un appel automatique devant une cour d'appel composée de neuf juges qui disposent de tout le temps qu'ils veulent pour prendre une décision. Au cas où les verdicts et les peines seraient confirmés, les exécutions devront avoir lieu dans les trente jours qui suivront la décision de la cour.

Outre Saddam Hussein, Barzan Ibrahim, son demi-frère et ancien chef des services du renseignement et Awad Hamed al-Bandar, le chef de l'ancien tribunal révolutionnaire d'Irak ont également été condamnés à mort. L'ancien vice-président Taha Yassin Ramadan a été reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à perpétuité.

Trois autres accusés ont été condamnés à 15 ans de prison ; les chefs d'accusation étaient la torture et le meurtre prémédité. Un ancien responsable du parti baath de Dujaïl a été acquitté.

Des poursuites en justice ont aussi été engagées contre Saddam Hussein pour l'assassinat, à la fin des années 1980, de civils kurdes au moyen de gaz toxique. Selon les observateurs, ces procédures vont se poursuivre, tout au moins tant que l'appel en ce qui concerne la condamnation pour les meurtres de Dujaïl n'aura pas été décidé.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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