19 décembre 2006

L'étude de l'anglais offre de nouvelles possibilités à de jeunes Tchadiennes

Partenariat pour une vie meilleure

 

Dans les rues poussiéreuses de N'Djamena, la capitale du Tchad, des fillettes et des adolescentes d'aspect frêle vendent des cacahuètes aux passants. Elles ne parlent ni le français ni l'arabe, les deux langues parlées par les Tchadiens instruits, et ne vont pas à l'école. Elles tentent d'aider leur famille en faisant un tout petit bénéfice. Sans être allées à l'école, leur seul moyen de survivre consiste à se marier très jeune.

Tout près des lieux où elles vendent des cacahuètes, l'ambassade des États-Unis a ouvert un petit centre d'enseignement de l'anglais. Les élèves, qui sont pour la plupart des cadres, des étudiants, des enseignants, etc., payent des droits de scolarité peu élevés.

Toutefois, certains élèves sortent de l'ordinaire. En effet, un membre du personnel de l'ambassade, Mme Marissa Maurer, a décidé en 2003 d'inviter les fillettes et les adolescentes qui vendaient des cacahuètes près du centre d'enseignement de l'anglais à suivre gratuitement un cours d'anglais si leurs parents n'y étaient pas opposés. Elles ont accepté, car elles ne sont généralement pas occupées au milieu de l'après-midi, lorsqu'il fait très chaud. Le centre leur offre un lieu sûr, frais et propre pour se réunir et pour apprendre.

D'autres jeunes Tchadiennes ont entendu parler de ce cours, où une quinzaine d'élèves âgées de dix à dix-sept ans apprennent une nouvelle langue. Les membres du personnel de l'ambassade et leurs familles ont fait une collecte pour obtenir des dons d'argent qui ont permis d'acheter une nouvelle série de films vidéo avec des manuels scolaires. Le Corps de la paix et d'autres organismes ont aussi donné des livres.

Grâce à ce cours d'anglais, ces jeunes Tchadiennes apprennent à parler un peu l'anglais, à lire, à épeler et à écrire leur nom. Elles acquièrent aussi une nouvelle confiance en elles-mêmes et l'espoir d'un avenir meilleur.

L'une d'elles a été embauchée par un restaurant parce qu'elle pouvait parler anglais. Une autre âgée de treize ans, Halime, se sert de l'anglais pour persuader des clients anglophones d'acheter des cacahuètes. « Mes parents, a-t-elle dit, sont très heureux de me voir parler anglais. Ils pensent qu'un jour j'aurai un très bon emploi et que peut-être je voyagerai. »

Sans ce cours, ces jeunes Tchadiennes n'auraient jamais mis les pieds dans une école. Anna, qui est âgée de 18 ans, avait cessé de suivre le cours il y a un an lorsqu'elle s'est mariée, mais elle est revenue depuis. « Mon mari, a-t-elle dit, me laisse venir étudier l'anglais parce qu'il sait que c'est très important pour nous. »

Les leçons d'anglais du centre ont inspiré une autre ancienne élève, Haoua, à faire des études grâce au don de 20 dollars par an fourni par le personnel de l'ambassade. Elle ne vend plus de cacahuètes.

À propos de ses trois années d'étude de l'anglais, Haoua a écrit : « J'ai maintenant un emploi dans un magasin qui vend des crèmes glacées et je m'adresse en anglais à mes clients anglophones. Ils sont très surpris et me demandent comment cela se fait que je parle anglais. Je leur dis que je l'ai appris au centre d'enseignement de l'ambassade des États-Unis. Je veux poursuivre mes études. Je vous remercie, les donateurs de l'ambassade. »

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

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