11 avril 2006

Les dons du secteur privé sont supérieurs à l'aide publique des États-Unis

Nouveau rapport sur la philanthropie américaine dans le monde

 

Washington - Les dons du secteur privé des États-Unis à des pays en développement représentent près de quatre fois plus que le montant de l'aide publique des États-Unis au développement, indique un rapport que vient de publier le « Center for Global Prosperity », qui relève d'un centre de réflexion américain, l'Institut Hudson.

Intitulé « The Index on Global Philanthropy » (L'indice de la philanthropie dans le monde), ce rapport donne un aperçu sur les 71 milliards de dollars que des associations caritatives, des associations confessionnelles, des fondations, des universités, des entreprises et des particuliers des États-Unis ont envoyés à l'étranger sous forme de dons en 2004.

Par comparaison, l'aide publique des États-Unis s'est élevée à 20 milliards de dollars cette année-là. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les États-Unis se classent au premier rang des pays industriels pour le montant de leur aide publique au développement. Toutefois, ils occupent l'avant-dernière place si l'on calcule l'aide en tant que pourcentage du produit national brut du pays (0,17 %).

D'après l'Institut Hudson, le secteur privé des pays européens a beaucoup moins l'habitude de faire des dons que celui des États-Unis. Les Américains, dit-il, donnent à l'étranger comme ils le font dans leur pays, à savoir par l'intermédiaire d'organismes du secteur privé, et c'est pourquoi l'OCDE sous-estime l'ampleur de leur aide.

Près de la moitié des adultes aux États-Unis font du bénévolat, estime l'organisme « Independent Sector ». Le nombre d'heures de travail que des bénévoles consacrent chaque année à des projets à l'étranger est estimé à 135.000, soit plus de 4 milliards de dollars. Des sites sur l'internet tels que « www.volunteerabroad.com » encouragent cette tendance.

L'ensemble des dons des associations caritatives et des organismes de bénévolat aux pays en développement a atteint 9,7 milliards de dollars en 2004, soit plus que l'aide publique du Japon. « Les habitants des pays en développement connaissent bien des organismes tels que la Croix-Rouge américaine, CARE, « Catholic Relief », les « Rotary Clubs », les « Lions Clubs », le YMCA et leurs homologues à l'étranger », a déclaré la directrice du « Center for Global Prosperity », Mme Carol Adelman.

Selon le rapport, les entreprises américaines ont donné 9,4 milliards de dollars en 2004, notamment sous forme de transfert de techniques de gestion et de comptabilité à des villages reculés.

Les établissements universitaires américains ont plus donné aux pays en développement sous forme de bourses d'études à des étudiants étrangers (1,7 milliard de dollars) que ce qu'a donné chacun des quatre pays suivants, l'Australie, la Belgique, l'Irlande et la Suisse, au titre de l'aide publique au développement en 2004.

Quant aux fondations, elles ont donné 3,4 milliards de dollars. Un centre d'étude sur les fondations, le « Foundation Center », a signalé une augmentation de 77 % du nombre des fondations qui ont vu le jour aux États-Unis ces dix dernières années, ainsi qu'un accroissement de 100 % de leurs dons à l'étranger entre 1998 et 2002.

Le rapport ventile également les dons entre d'autres catégories, notamment les dons des associations confessionnelles (4,5 milliards de dollars) et les envois de fonds des travailleurs étrangers à leur village d'origine (47 milliards de dollars).

Selon les auteurs de ce rapport, il s'agit là du premier de ce qui devrait devenir un rapport annuel et comprendre par la suite des données sur les dons du secteur privé en Europe et dans d'autres parties du monde.

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?