27 octobre 2009

Les É.-U. favorables à la coopération entre l’ONU et l’Union africaine

Transcription des propos de Mme Susan Rice

 

(Début du texte)

Susan Rice
L'ambassadrice des États-Unis auprès de l'ONU, Mme Susan Rice.

Mission des États-Unis auprès des Nations unies

Communiqué de presse

Le 26 octobre 2009

Propos de Madame Susan Rice, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, relatifs à l’appui aux missions de maintien de la paix de l’Union africaine.

Conseil de Sécurité, le 26 octobre 2009.

Je vous remercie, Monsieur le président.

Je voudrais remercier le sous-secrétaire général, M. LeRoy, pour sa présentation aujourd’hui, et la sous-secrétaire générale, Mme Malcorra, pour sa présence ici. Je tiens également à remercier M. Antonio de nous avoir fourni le point de vue de l’Union africaine, et M. Prodi de sa participation.

Permettez-moi tout d’abord de rendre hommage aux nombreuses nations africaines qui appuient les opérations de maintien de la paix de leurs ressources, policiers et contingents militaires. Ces contributions ont sauvé de nombreuses vies sur tout le continent et de par le monde. Nous sommes ici aujourd’hui dans le but de promouvoir ce labeur vital en renforçant le partenariat qui existe entre l’Union africaine (UA) et les Nations unies (ONU). Nous sommes reconnaissants à M. Prodi, au panel Union africaine-Nations unies, et au Secrétaire général de leurs travaux visant à établir et à évaluer attentivement toutes les prochaines étapes possibles afin d’approfondir cet important partenariat.

M. le président, les États-Unis soutiennent entièrement le concept de relations stratégiques renforcées entre le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, de même qu’une coordination plus structurée entre le Secrétariat onusien et la Commission de l’UA.

Nous nous félicitons également de l’intention de l’Union africaine de mettre au point une « feuille de route » exhaustive et de long terme pour l’amélioration de ses capacités en coopération avec l’ONU et ses partenaires internationaux. Nous continuerons à appuyer les initiatives du Secrétariat de l’UA visant à accroître ses compétences d’organisation, de gestion et d’exécution de ses missions de maintien de la paix.

Et nous sommes résolus à contribuer à bâtir les capacités de tous les pays africains de faire régner la paix grâce à la médiation, la gestion des crises, la reconstruction post-conflit et le développement de dispositifs de prévention des conflits au sein des institutions et de la société civiles.

Les États-Unis félicitent les pays africains de leurs contributions à la paix et à la sécurité. Actuellement, plus de 70 % des effectifs militaires placés sous les auspices de l’ONU sont déployés dans le cadre de missions en Afrique ; nous prenons note du fait que les nations africaines fournissent environ 43 % des forces déployées au sein de ces missions onusiennes sur le continent ; nous reconnaissons aussi le déploiement important de plus de 5.100 personnes d’États membres de l’UA en Somalie et du travail crucial accompli de concert par l’UA et l’ONU dans leur mission hybride au Darfour.

Comme le président Obama l’a souligné lors de ses entretiens avec les dirigeants de pays qui fournissent les plus nombreux effectifs militaires et policiers aux missions de maintien de la paix, les États-Unis sont prêts à faire leur part du travail pour améliorer ces opérations sur tout le continent et de par le monde.

- Nous tenons des consultations plus étroites et plus fréquentes que jamais avec les responsables des pays fournisseurs de troupes et de policiers, de même qu’avec les autres partenaires dans ces opérations de maintien de la paix.

- Nous cherchons à faire en sorte que ces missions de maintien de la paix soient dotées des capacités et des ressources adéquates pour s’acquitter de leur mandat.

- Nous intensifions les efforts pour faciliter la médiation des conflits et redynamiser les processus de paix défaillants.

- Nous aidons l’ONU à mobiliser les ressources cruciales à ces missions, telles que les unités médicales, de génie et de transport.

- Et nous consacrons davantage d’attention aux activités susceptibles de bâtir la paix afin que les gouvernements rendent possible un départ responsable des soldats de maintien de la paix, une fois leur mission terminée.

En outre, nous reconnaissons le fait que les missions de maintien de la paix de l’Union africaine ont besoin d’avoir accès à un financement sûr et stable. Les États-Unis ont toujours été et resteront l’un des principaux donateurs bilatéraux aux opérations de paix en Afrique et continueront à fournir de l’entraînement et du matériel. Nous soutenons l’utilisation d’un fonds fiduciaire multilatéral. Nous avons aussi appuyé, à titre d’exception, l’utilisation des contributions obligatoires pour financer la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Nous devons souligner toutefois que cette décision n’a été possible qu’en raison des circonstances uniques qui prévalaient en Somalie et que les États-Unis ne sont pas en mesure de prendre des engagements semblables par rapport à d’autres opérations à l’avenir.

Pour prouver le sérieux de nos intentions, permettez-moi de mentionner seulement quelques-uns des investissements que nous avons faits en faveur des missions de paix en Afrique depuis mars dernier, quand ce dossier avait été à l’ordre du jour.

- Les États-Unis, par le biais de leur programme d’aide aux opérations d’urgence et à la formation, ont fourni de l’entraînement à plus de 28 bataillons de 15 pays africains en vue du déploiement de plus de 23.000 soldats de maintien de la paix.

- Nous avons fourni des quantités importantes de matériel aux pays qui fournissent des effectifs aux missions de l’UA, y compris du matériel à hauteur de près de 20 millions de dollars aux bataillons burundais et ougandais de l’AMISON, et 20 autres millions de dollars pour que la mission puisse se doter des 72 véhicules blindés dont elle avait un besoin urgent.

- Le gouvernement des États-Unis a aussi fourni de l’entraînement et du matériel à plusieurs bataillons déployés au Darfour.

- Nous continuons en outre d’appuyer la présence de conseillers de paix et de sécurité au sein de l’unité de planification et de gestion stratégiques de l’UA et au siège de la CEDEAO.

Ces exemples illustrent notre engagement en faveur des initiatives visant à développer les capacités de maintien de la paix de l’UA. Mais nous reconnaissons aussi le fait qu’il y a encore beaucoup à faire. L’envergure de notre défi est énorme. C’est pourquoi nous encourageons les autres donateurs à fournir un soutien financier bilatéral aux missions de maintien de la paix africaines, par le biais de fonds fiduciaires ou d’autres mécanismes. Nous avons pris attentivement note de l’appel lancé par le Secrétaire général en faveur d’une meilleure coordination entre les donateurs, qui inclut entre autres le besoin d’harmoniser leurs méthodes de gestion et de comptabilité.

Monsieur le président, il est dans l’intérêt de tous les pays d’améliorer l’efficacité et l’effectivité des missions africaines de maintien de la paix. Nous pensons que grâce à une coordination entre les pays africains et la communauté internationale, notamment des Nations unies, nous serons en mesure d’accomplir de réels progrès. Les États-Unis demeurent fermement engagés à renforcer les capacités des soldats de maintien de la paix en Afrique et dans le reste du monde, et ils sont heureux d’appuyer la déclaration présidentielle qui sera publiée aujourd’hui à cet égard.

Je vous remercie.

(Fin du texte)

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

blog comments powered by Disqus
Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?