19 octobre 2009

Note d'information du département d'État sur la stratégie relative au Soudan

Les États-Unis collaboreront étroitement avec leurs partenaires en vue de son application.

 

(Début du texte)

Le département d'État
Bureau du porte-parole
Pour diffusion immédiate

Le 19 octobre 2009

Déclaration sur la stratégie relative au Soudan

Jusqu'à présent, l'approche des États-Unis à l'égard du Soudan avait été de réagir aux situations, se limitant aux crises émergentes, plutôt que d'adopter une position générale d'action. La nouvelle stratégie vise à redynamiser l'appui international qui est essentiel pour bâtir la paix et la sécurité au Soudan. Elle reflète la première politique d'ensemble adoptée par le gouvernement américain vis-à-vis du Soudan qui reconnaisse les liens existant entre le Darfour et l'application de l'Accord de paix global. Par ailleurs, un élément des plus importants de cette stratégie est le fait qu'elle se fonde sur le principe de « vérifier d'abord, puis faire confiance » ; par exemple, dans les cas où il y aurait des délais dans l'application des termes de l'Accord de paix global, ou dans ceux où l'une ou l'autre des parties ne ferait pas le nécessaire pour tenter de régler le conflit au Darfour, des pressions crédibles seront imposées de la part des États-Unis ou de la communauté internationale. Ces changements, qui semblent simples à première vue, sont importants et nous permettront d'entamer la mise au point et la coordination, à tous les niveaux du gouvernement, des mesures à long terme nécessaires à l'égard du Soudan.

Notre politique antérieure vis-à-vis des défis complexes qui existent au Soudan nous a appris qu'il était important :

• de désigner un envoyé spécial à temps complet ;

- que l'approche adoptée à l'égard du Soudan devait être générale et intégrer tous les aspects du dossier et tous les éléments d'influence disponibles pour atteindre nos objectifs stratégiques ;

• que l'envoyé spécial devait tenir un dialogue franc avec le gouvernement du Soudan sur les progrès à accomplir, sur la façon dont les relations bilatérales pourraient s'améliorer si les conditions venaient à changer, et sur la possibilité d'un isolement accru des autorités soudanaises si lesdites conditions demeuraient telles quelles ou empiraient ; et que ce dialogue devait se fonder sur le principe de « vérifier d'abord, puis faire confiance » ;

• qu'il était nécessaire d'élargir la coalition multilatérale qui participe activement aux efforts en faveur de la paix au Darfour et à l'application complète de l'Accord de paix globale. Tout revirement de la part de n'importe laquelle des parties sera contré par des mesures crédibles et significatives de dissuasion imposées et renforcées par Washington et par la communauté internationale.

Le Soudan représente l'une des crises humanitaires les plus terribles et les plus dévastatrices du XXIe siècle : plus de deux millions de personnes ont été tuées lors de la guerre qui a duré plusieurs décennies entre le Nord et le Sud alors que le génocide au Darfour a coûté la vie à des centaines de milliers d'autres et fait des millions de déplacés. En outre, la situation au Soudan pose les défis les plus importants et les plus complexes qui soient sur les plans politique et sécuritaire en Afrique.

Lorsque le gouvernement Obama a entamé un examen approfondi de la politique à l'égard du Soudan, il y a près de sept mois, il était entendu que toute stratégie qui en découlerait devait, pour pouvoir relever les énormes défis de la situation actuelle, inclure un rôle pour l'ensemble du gouvernement des États-Unis, pour la communauté internationale et pour les parties prenantes de la société civile. La stratégie des États-Unis vis-à-vis du Soudan est le résultat d'une vaste collaboration entre les différents organes de l'État fédéral et de consultations aux plus hauts niveaux de même que d'un dialogue franc mené avec nos partenaires de la communauté internationale, avec le Congrès américain et avec des groupes d'appui à diverses causes.

La stratégie reconnaît le fait qu'aucun règlement durable du conflit au Darfour ne peut exister sans la participation de tous les segments de la société du Darfour et sans une solution aux causes primordiales qui l'ont provoqué - dont la question de représentation politique et de développement régional - sans oublier le dossier du dédommagement des victimes et la réconciliation. À cette fin, les États-Unis œuvrent vigoureusement pour trouver le moyen d'inclure les représentants de la société civile du Darfour dans les négociations de paix.

Cette nouvelle stratégie survient quelques mois seulement avant l'échéance de dates limites importantes énoncées dans l'Accord de paix global, et reflète donc notre sentiment qu'il est urgent de respecter ces dates historiques, notamment celles d'élections nationales et du référendum sur la succession dans le Sud-Soudan. La stratégie énonce la manière dont les États-Unis collaboreront étroitement avec leurs partenaires internationaux pour : fournir de l'assistance lors des préparatifs d'élections en 2010 et du référendum sur l'autodétermination dans le Sud-Soudan en 2011 ; soutenir les initiatives visant à encourager une décision sur la démarcation, en temps opportun et de manière transparente, de la frontière entre le Nord et le Sud ; appuyer la mise en place de mécanismes de règlement des conflits dans le Sud-Soudan et dans la région limitrophe avec le Nord ; et promouvoir de meilleures capacités de gouvernance et une transparence accrue dans le Sud-Soudan.

(Fin du texte)

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

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