03 novembre 2009
La secrétaire d'État désigne des scientifiques pour collaborer à divers programmes.
(Début du texte)
Département d'État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 3 novembre 2009
Note aux médias
La secrétaire d'État Hillary Clinton annonce de nouvelles initiatives à l'appui des sciences et techniques dans le monde musulman
Lors de son allocution au Forum pour l'avenir, le 3 novembre 2009 à Marrakech, la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Clinton, a annoncé de nouvelles initiatives visant à renforcer la coopération avec le monde musulman en matière de sciences et de techniques. Elle a désigné MM. Bruce Alberts, Elias Zerhouni et Ahmed Zewail comme envoyés spéciaux des États-Unis et indiqué que le département d'État allait augmenter le nombre de postes d'attachés scientifiques, environnementaux et techniques à l'étranger.
« Nous souhaitons aider les pays à majorité musulmane à développer leurs compétences pour pouvoir relever les défis économiques, sociaux et environnementaux grâce à la science, à la technologie et à l'innovation », a-t-elle notamment déclaré.
Le programme d'envoyés scientifiques américains s'inscrit dans le « nouveau départ » en matière de relations avec l'Islam annoncé par le président Obama lors de son discours du 4 juin 2009 au Caire. Il avait notamment annoncé que les États-Unis allaient « nommer de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d'énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l'eau et produiront de nouvelles cultures ».
Cette initiative avait reçu le soutien capital du Congrès des États-Unis, notamment de la Commission sénatoriale des affaires étrangères et du sénateur républicain Richard Lugar.
Au cours des mois à venir, les premiers envoyés spéciaux se rendront dans divers États d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d'Asie méridionale et du Sud-Est. Leur mission consistera à établir des contacts, à approfondir la coopération dans tous les domaines pertinents des sciences et des techniques et de promouvoir des partenariats significatifs visant à permettre à ces pays de mieux faire face aux lourds défis auxquels ils sont confrontés en matière de santé, d'énergie et d'environnement, ainsi que dans le domaine de la gestion de l'eau et de toutes les ressources naturelles. D'autres scientifiques et ingénieurs américains seront invités à se joindre au programme d'envoyés scientifiques afin de l'étendre à d'autres nations et régions musulmanes du monde.
Scientifique reconnu spécialisé en biochimie et en biologie moléculaire, Bruce Alberts enseigne à l'Université de Californie à San Francisco. président de l'Académie nationale des sciences de 1993 à 2005, il a contribué à l'élaboration des normes de la National Science Education relatives à l'enseignement scientifique dans les écoles américaines.
Le docteur Elias Zerhouni a dirigé l'Institut national de la santé (NIH) des États-Unis de 2002 à 2008. Actuellement conseiller principal de la Faculté de médecine de l'Université Johns Hopkins, il a été l'un des créateurs de l'Institut de l'ingénierie cellulaire de cet établissement. M. Zerhouni est diplômé de médecine de l'Université d'Alger et il a fait sa résidence à la faculté de médecine de Johns Hopkins.
M. Ahmed Zewail est professeur de chimie et de physique à l'Institut de technologie de la Californie dont il dirige le Centre de biologie physique pour les sciences et techniques ultrarapides. Le comité Nobel lui a décerné en 1999 le prix de chimie pour ses travaux de défricheur en femtoscience, qui ont permis l'observation de transformations moléculaires ultrarapides. M. Zewail a été dernièrement nommé membre du Comité des conseillers scientifiques et techniques de la Maison-Blanche.
Ces envoyés spéciaux recevront l'appui de nouveaux attachés d'ambassade qui seront chargés de collaborer avec les instances intéressées à l'étranger sur tout l'éventail des questions environnementales, scientifiques et sanitaires, allant des changements climatiques et de la protection des océans et de la nature à la coopération en matière de satellites et de systèmes de positionnement mondial (GPS). Ils s'associeront à des institutions multilatérales, à des organisations non gouvernementales et à des partenaires du secteur privé en vue de promouvoir une gestion environnementale judicieuse, de favoriser l'innovation et d'accroître la participation du public à la solution de problèmes écologiques et sanitaires communs.
(Fin du texte)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)