03 novembre 2009
Elle met l'accent sur l'amélioration de la condition de la femme, sur la création d'emplois et sur la coopération interconfessionnelle.
(Début de la transcription)

Département d'État
Bureau du porte-parole
Note aux médias
Le 3 novembre 2009
La secrétaire d'État, Mme Clinton, annonce la création de partenariats mondiaux
dans le cadre du « Nouveau Départ » lancé au Caire
La secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, a prononcé un important discours le 3 novembre à Marrakech (Maroc), au Forum pour l'avenir, une initiative commune des pays de la Région élargie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (BMENA de son sigle anglais), des États membres du G8, de groupes de la société civile et du secteur privé. Mme Clinton a réaffirmé l'engagement des États-Unis à établir des relations avec les musulmans de par le monde, énonçant des mesures concrètes que Washington a adoptées pour donner suite au principe du « Nouveau Départ » lancé par le président Obama au Caire. Mme Clinton a mis l'accent sur les partenariats visant à promouvoir la société civile, les entreprises privées et le développement économique, les progrès en matière d'éducation, la collaboration scientifique et technologique, l'autonomisation des femmes et la coopération interconfessionnelle.
Ci-après, certaines de ces initiatives énoncées par Mme Clinton :
Les entreprises privées et la création d'emplois
Les États-Unis seront un partenaire pour ce qui touche aux mesures visant à susciter la création d'entreprises, d'emplois et de possibilités économiques dans les communautés islamiques de par le monde auxquelles ils fourniront les outils nécessaires à cette fin et des investissements visant à démarrer des programmes innovateurs au niveau local. Ces partenariats mettront l'accent sur l'importance des entreprises appartenant à des commerçants locaux et des résultats durables. Parmi les projets dans ce cadre :
• la tenue d'un Sommet des affaires à Washington, au début de 2010, qui rassemblera des innovateurs et des dirigeants musulmans du monde entier avec des personnalités du monde des affaires des États-Unis, dans le but d'avancer la création d'entreprises et les possibilités économiques ;
• le lancement d'un Réseau mondial virtuel des affaires qui permettra à des chefs d'entreprise de par le monde d'établir des relations entre eux de même qu'avec un vaste éventail de parties prenantes, dont des investisseurs, des membres de réseaux parrains et d'autres services d'appui aux affaires, des établissements scolaires, des organisations non gouvernementales (ONG), et des fondations. Ce lancement se ferait avant le Forum pour l'avenir de l'an prochain ;
• la promotion de Partenariats multilatéraux par le biais d'initiatives impliquant, par exemple, le Partenariat pour les entreprises privées de la Société financière internationale (le PEP-MENA II du Groupe de la Banque mondiale), et le programme en faveur du développement humain de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ;
• le lancement de Youth : Work (Jeunesse : Travail), un projet de l'USAID de 30 millions de dollars, d'une durée de vie de cinq ans, destiné à répondre aux besoins de jeunes gens vulnérables de Jordanie et à ceux de leurs collectivités, en collaboration avec le gouvernement jordanien, le secteur privé et des ONG ;
• le lancement d'une initiative globale multisectorielle à hauteur de 76 millions de dollars au Yémen, visant à accroître les possibilités économiques et à améliorer les services sociaux de même que la gouvernance locale et la participation civique.
Science et technologie
Les États-Unis apporteront leur concours à l'établissement d'économies fondées sur les connaissances scientifiques qui susciteront l'innovation et appuieront les sociétés en proie aux plus importants défis économiques et écologiques. Parmi les initiatives prévues :
• la création du Programme d'envoyés scientifiques des États-Unis dans le cadre duquel trois des plus éminents savants américains, MM. Ahmed Zewail, Bruce Alberts et Elias Zerhouni, se rendront dans des pays du Maghreb, du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud et du Sud-Est pour entamer le dialogue avec leurs homologues, renforcer leurs relations et développer des partenariats dans tous les domaines de la science et de la technologie, tout en suscitant une collaboration dynamique visant à relever les défis communs et à concrétiser les possibilités de coopération ;
• le lancement du Fonds mondial pour la technologie et l'innovation, dans le cadre duquel la Société pour les investissements privés à l'étranger (une entité du gouvernement des États-Unis connue de son sigle anglais OPIC) catalysera et facilitera les investissements du secteur privé américain dans des programmes en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique dans les domaines de la technologie, de l'éducation, des télécommunications, des médias, des services pour les affaires, de la technologie du secteur financier et des énergies vertes.
L'éducation et les échanges éducatifs
Les États-Unis s'engagent à promouvoir l'éducation qui permettra à la jeunesse de par le monde de saisir les possibilités du XXIe siècle. Parmi les initiatives à cette fin, les États-Unis :
• contribueront 45 millions de dollars à la Commission de l'enseignement supérieur du gouvernement pakistanais, afin d'élargir les partenariats et les programmes d'échange, d'appuyer les projets de réhabilitation de l'infrastructure et de formation des enseignants, et d'améliorer l'accès de la population à l'éducation, notamment des jeunes, des femmes et des personnes habitant dans les régions vulnérables ;
• parraineront le Programme de la BMENA de bourses scolaires dans les établissements locaux et techniques d'enseignement supérieur, qui servira à créer des partenariats entre les établissements dits « community colleges » aux États-Unis et leurs équivalents dans la région élargie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ;
• consacreront 7,25 millions de dollars à l'octroi de bourses d'études supérieures à des lycéens défavorisés de la BMENA aux fins d'études dans des universités accréditées par les États-Unis ;
• investiront 12,5 millions de dollars dans un nouveau Projet éducatif pour la jeunesse, que lancera au Maroc l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), et dont le double objectif sera d'offrir des services de scolarisation et de formation de qualité aux jeunes qui ont quitté l'école et de mettre au point une politique et des réseaux au niveau des institutions locales pour faciliter l'accès à l'éducation.
La société civile 2.0
Les États-Unis lancent l'initiative Société civile 2.0, visant à appuyer les organisations de la société civile au niveau local de par le monde en les aidant à utiliser les techniques informatiques. Ils prévoient :
• d'envoyer sur le terrain une équipe d'experts en technologie informatique qui fourniront de la formation aux membres des diverses organisations de la société civile et les aideront à bâtir leurs connaissances techniques ;
• de financer la mise en place de nouvelles technologies de connectivité, notamment avec le lancement de programmes-pilotes à hauteur de 5 millions de dollars pour améliorer les capacités d'utilisation des nouveaux médias et du réseautage social par les organisations de la société civile, de même que pour créer des programmes d'enseignement en ligne au Moyen-Orient et dans le Maghreb - des technologies qui peuvent renforcer l'autonomie des populations.
L'autonomisation des femmes
Donner aux femmes et aux filles les moyens de devenir autonomes et améliorer les possibilités auxquelles elles ont accès pour participer à tous les aspects de la vie de leur société constitue l'une des priorités centrales de la politique des États-Unis. Parmi ces initiatives :
• fournir le financement initial nécessaire à la création de l'Institut d'études sexo-spécifiques de la BMENA, dont le but sera de fournir des dons, de mener des recherches et de promouvoir des études relatives à la condition de la femme, et d'encourager la participation active de divers groupes ;
• allouer 2 millions de dollars aux Programmes innovateurs pour l'autonomisation des femmes qui serviront à renforcer la participation de ces dernières à tous les niveaux de la société et promouvoir l'égalité pour elles au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
L'engagement interconfessionnel
Les États-Unis ont depuis toujours manifesté une ouverture d'esprit et du respect à l'égard de toutes les religions, dont l'islam ; ils cherchent à approfondir l'entente mutuelle avec les communautés musulmanes de par le monde et à créer de nouveaux partenariats avec elles. Les États-Unis œuvreront en partenariat avec les pays hôtes à majorité musulmane dans les différentes régions où se tiendront les réunions bisannuelles des Groupes de travail interconfessionnels, qui rassembleront des personnalités et des responsables de communautés religieuses, de gouvernements, de groupes de la société civile et du secteur privé, dans le but de mettre au point des plans d'action visant à relever les défis qui nous touchent tous.
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La secrétaire d'État, Mme Clinton, a également annoncé plusieurs initiatives importantes lors de son séjour au Pakistan la semaine dernière, notamment des partenariats dans les secteurs de l'énergie, de l'éducation, du maintien de l'ordre et de l'aide aux personnes déplacées à l'intérieur du pays. Pour davantage de renseignements à ce sujet, veuillez consulter le site Internet : http://www.state.gov/secretary/trvl/2009/130992.htm.
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(Fin de la transcription)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)