16 décembre 2009
Revue électronique du département d'État - Les racines de l'innovation

Un inventeur belge a découvert un moyen de faire des bénéfices « propres ». Ben Casnocha est l'auteur d'un ouvrage autobiographique dans lequel il retrace son parcours de créateur d'une entreprise dans la « Silicon Valley » et qui est paru en anglais sous le titre « My Start-Up Life : What a (Very) Young CEO Learned on His Journey Through Silicon Valley » (Ma vie de start-up : ce qu'un (très) jeune P.D.G. a appris pendant son passage dans la Silicon Valley).
Ben Casnocha
Pouvez-vous vous enrichir en faisant du bien ? Une innovation réussie peut-elle engendrer un profit substantiel pour son inventeur tout en contribuant à la défense de l'environnement ? Pour Mick Bremans, un Belge novateur, la réponse est « oui ».
Michael Bremans est président-directeur général d'Ecover, fabricant de produits d'entretien ménager à base de plantes et d'ingrédients minéraux. Ces produits sont comparables en qualité et en prix aux autres produits vendus sur le marché, mais ils ont une particularité : ils respectent l'environnement. Les savons liquides, lessives en poudre et détergents d'Ecover ne contiennent ni phosphate ni chlore nocif pour l'environnement et sont tous conditionnés en flacons de polyéthylène recyclable.
Une ligne de produits écologiques attire les consommateurs respectueux de l'environnement, un segment démographique en augmentation. L'attractivité des produits se traduit bien évidemment par un volume de ventes élevé et donc par des bénéfices supplémentaires pour Ecover (15 millions de dollars en 2007). Tout le monde y trouve son compte : l'inventeur, le consommateur et la nature.
La réalité serait différente si les produits de M. Bremans étaient de qualité inférieure ou plus chers. Un produit médiocre portant une étiquette « verte » ne suffit pas au consommateur. Un produit de qualité mais plus cher ne survivra pas non plus, malgré son label « vert ». Les consommateurs veulent des prix et des qualités équivalentes, avec en plus le label écologique. Pour les entreprises, ce n'est pas chose facile. En général, fabriquer un produit avec des matières respectueuses de l'environnement coûte plus cher, ce qui se traduit par un prix de vente plus élevé pour le consommateur. Les sociétés « vertes » qui réussissent doivent donc être exploitées de façon très performante.
M. Bremans, que l'hebdomadaire Time a nommé « héro de l'environnement » en 2008, pense que la décentralisation des décisions dans l'entreprise renforce les performances et l'innovation.
« L'innovation doit être partout présente dans l'entreprise moderne et celle-ci doit s'en imprégner », dit M. Bremans. « Cela s'applique à tous les échelons - y compris les ouvriers. En outre, qui comprend les flux, les procédés, les machines et les produits mieux que ceux qui les emploient quotidiennement dans leur travail ? »
Recueillir les idées et les contributions de tous les employés peut sembler évident, mais cela n'a pas toujours été le cas chez Ecover. Lorsque M. Bremans est entré dans la société, celle-ci était structurée de façon plus classique : « Lorsque je suis arrivé chez Ecover, c'était surtout le service de recherche qui trouvait de nouvelles idées d'activités pour l'entreprise. Aujourd'hui, tous les services participent à l'expansion de l'entreprise. »
Ecover est donc un exemple d'innovation non seulement pour ses produits écologiques mais aussi en tant qu'organisation performante favorisant les économies de coûts.
Le succès d'Ecover, désormais présent dans 26 pays, montre qu'il est vraiment possible de simultanément réussir, faire du bien et innover.
Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement le point de vue ou la politique du gouvernement des États-Unis.
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)