10 novembre 2009
C'est l'occasion de défilés, de cérémonies et de discours élogieux.
Washington - Le 11 novembre se célèbre la Journée des anciens combattants aux États-Unis, où les défilés, les cérémonies et les discours se succèdent dans les villes et villages en signe de reconnaissance envers tous ceux qui ont servi sous le drapeau américain.
« Les anciens combattants américains méritent notre appréciation et notre respect les plus profonds », a déclaré le président Obama. « Les hommes et les femmes de nos forces armées sont les meilleurs et les plus brillants de notre population ; ils rejoignent les rangs militaires en temps de paix comme en temps de guerre, servent honorablement notre pays dans des circonstances des plus difficiles, et font des sacrifices que très peu d'entre nous peuvent imaginer. »
Cette année, comme toujours, l'arène du souvenir érigée autour de la tombe des soldats inconnus, au cimetière national d'Arlington, situé à proximité de Washington, reste le point central des cérémonies du 11 novembre. Celles-ci s'appliquent aux anciens combattants de toutes les guerres auxquelles les États-Unis ont participé à l'étranger, car à côté du soldat inconnu de la Première Guerre mondiale reposent des soldats inconnus de la Deuxième Guerre mondiale, de la guerre de Corée et de la guerre du Vietnam.
Certes, le 11 novembre est, mondialement, la fête de l'Armistice qui fut signé le 11 novembre 1918 à 11 h du matin pour mettre fin à la Première Guerre mondiale. Un an plus tard, le président américain Woodrow Wilson proclama le premier Jour de l'Armistice, établissant cette date pour les cérémonies annuelles qui allaient suivre.
Le message de l'Armistice, un appel à la paix et à la solidarité internationales, fut réaffirmé lorsque la fête reçut son nom officiel aux États-Unis en 1926. Puis, en 1938, le Congrès désigna le Jour de l'Armistice comme un jour férié aux États-Unis, consacré à la paix mondiale.
Hélas, la Deuxième Guerre mondiale éclata l'année d'après, mettant fin aux espoirs de paix dans le monde. Les États-Unis entrèrent en guerre en 1941 : plus de 16 millions d'Américains y prirent part, 407.000 y périrent, dont 292.000 sur le champ de bataille.
Afin de rendre hommage à ces Américains, le Congrès et le président Dwight Eisenhower rebaptisèrent en 1954 le 11 novembre Journée des anciens combattants. « En ce jour, souvenons-nous solennellement des sacrifices de tous ceux qui combattirent si vaillamment en mer, sur terre et dans les airs à l'étranger pour préserver notre héritage de liberté, et renouvelons notre engagement en faveur de la promotion d'une paix durable, afin que leurs efforts n'aient pas été en vain », déclara le président Eisenhower dans sa première proclamation.
Par la suite, la Journée des anciens combattants rendit hommage aux anciens combattants de toutes les guerres de la seconde moitié du XXe siècle.
Le monument à la mémoire des anciens combattants du Vietnam est situé près de la grande esplanade centrale de Washington et se compose d'un long mur de granit noir où se trouvent inscrits les noms des plus de 58.000 soldats qui sont morts ou ont disparu pendant la guerre du Vietnam. Il comprend le nom de huit femmes. Près du mur, un monument a été érigé en 1993 à la mémoire des femmes qui servirent au Vietnam. Il s'agit d'une sculpture représentant trois femmes, dont une prenant soin d'un soldat. Plus de 265.000 Américaines servirent sous les drapeaux pendant la guerre du Vietnam.
« En honorant les femmes qui firent leur service militaire à l'époque du Vietnam, ce monument a ouvert la voie à l'hommage que nous rendons aux nombreuses femmes qui servent dans nos forces armées aujourd'hui », a déclaré Diane Carlson Evans, fondatrice et présidente de la Fondation en faveur du Monument des anciennes combattantes du Vietnam, et qui elle-même fut infirmière de l'armée de terre pendant cette guerre.
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)