22 septembre 2009
La secrétaire d'État à l'Assemblée générale des Nations unies
Washington - « Il faut un village pour élever un enfant », a affirmé la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, dans un célèbre ouvrage, et il va falloir que la communauté internationale tout entière s'unisse pour nourrir le milliard d'êtres humains qui, selon les estimations, ne mangent pas à leur faim dans le monde.
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en effet, un habitant du monde sur six souffre de la faim, les femmes et les enfants étant souvent les premières victimes de ce fléau.
Les États-Unis, dotés d'abondantes ressources agricoles, restent les principaux donateurs d'aide alimentaire au monde. Entre 2007 et 2008, leur gouvernement a fourni plus de 2,6 millions de tonnes de vivres d'une valeur estimée à 2,6 milliards de dollars afin d'alimenter des habitants de 49 pays sur quatre continents.
En qualité de diplomate en chef du pays, Mme Clinton est fermement résolue à mettre fin à la faim dans les pays en développement en concentrant ses efforts sur la dimension humaine des relations internationales pour mobiliser les chefs d'État et de gouvernement du monde entier.
Elle a d'ailleurs profité d'une récente tournée en Afrique subsaharienne pour promouvoir le thème de la sécurité alimentaire. Le président de la FAO, M. Kanayo Nwanze, a dit que son action signifiait clairement que les États-Unis étaient résolus à concrétiser les promesses des dirigeants du monde.
Lors d'une récente allocution prononcée à la Brookings Institution, Mme Clinton a déclaré que la combinaison de la diplomatie et du développement était le meilleur moyen d'éliminer la faim dans le monde.
Elle a précisé que lors de son passage à New York, elle participerait à une réunion coparrainée par les Nations unies et le gouvernement des États-Unis visant à souligner la nécessité d'une plus grande coopération à l'échelle internationale afin de supprimer les obstacles à la sécurité alimentaire.
Durant plus de cinquante ans, le gouvernement des États-Unis a fourni des vivres à 3 milliards de personnes dans 150 pays par le truchement de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), la principale instance fédérale responsable de la distribution d'aide alimentaire à l'étranger et de la gestion des programmes de formation et d'amélioration dans le secteur agricole.
Dernièrement, l'USAID a fourni une aide alimentaire d'urgence à 26 pays, dont la Syrie, le Yémen, la Colombie, l'Afghanistan, le Népal, le Tadjikistan et 16 pays africains. Depuis 2007, par le truchement de son Initiative contre la faim en Afrique, elle s'est attachée à former plus d'un million d'hommes et 641.000 femmes à des techniques agricoles et commerciales plus efficaces. Plus de 1.500 organisations féminines ont bénéficié de ce programme.
En avril dernier, l'USAID est venue au secours des déplacés pakistanais fuyant les combats dans le nord-ouest du pays par une contribution de 21 millions de dollars au titre d'une aide alimentaire d'urgence distribuée par le biais du Programme alimentaire mondial (PAM). À la fin du mois de mai dernier, elle avait fourni pour 71,4 millions de dollars d'aide, alimentaire et autre, aux personnes déplacées du Pakistan.
Et si l'on en juge par le discours d'investiture qu'a prononcé le président Obama en janvier dernier, les États-Unis n'ont pas l'intention de mettre fin à cette aide : « (…) nous promettrons de travailler avec vous à faire prospérer vos fermes (…) ; à nourrir les corps décharnés (…) »
Ensuite, après l'engagement pris par M. Obama lors du sommet du G20 tenu à Londres, le gouvernement des États-Unis a consacré plus de 5,5 milliards de dollars durant l'année budgétaire 2008-2009 à la lutte contre la faim dans les pays pauvres.