Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

21 septembre 2009

L'ordre du jour des É.-U. à l'Assemblée générale de l'ONU

 
Mme Clinton le 18 septembre 2009.
La secrétaire d'État répond à des questions sur la politique étrangère américaine à l'Institut Brookings le 18 septembre 2009.

Washington - Lors de l'ouverture de la 64e session de l'Assemblée générale de l'ONU, les États-Unis vont insister sur un ordre du jour centré essentiellement sur la création de partenariats internationaux, la promotion de la non-prolifération nucléaire, le règlement des dossiers irakien, afghan et pakistanais, et la conception d'initiatives favorables au développement économique.

« En créant des partenariats, des institutions et des régimes internationaux et en renforçant ceux qui existent déjà, nous pourrons forger un consensus international et nous en servir comme levier pour offrir des incitations claires à tous les pays qui coopèrent et se montrent à la hauteur de leurs responsabilités. Nous pourrons également concevoir de puissantes mesures dissuasives à l'intention de ceux qui cherchent à agir de façon isolée et à provoquer des conflits », a déclaré la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, le 18 septembre, lors d'un discours prononcé à la Brookings Institution. Elle a expliqué que les États-Unis cherchaient à faire fond sur les efforts multilatéraux lancés par le président Obama et à mettre fin aux critiques selon lesquelles les États-Unis ont trop souvent, ces dernières années, préféré agir unilatéralement.

Mme Clinton a ajouté que le gouvernement Obama avait entrepris des démarches pour « promouvoir nos intérêts et régler les problèmes d'aujourd'hui par le truchement d'une architecture mondiale de coopération ».

Or, du point de vue de la sécurité des États-Unis et du monde, aucun dossier n'est plus urgent que celui de la prolifération des armes nucléaires et des moyens de fabriquer des bombes nucléaires, a-t-elle dit. Dans un discours prononcé à Prague, Mme Clinton avait déjà évoqué un plan énergique visant à débarrasser le monde de ces armes.

M. Obama dirigera une réunion du Conseil de sécurité sur la non-prolifération et le désarmement. Il y soulignera l'importance du renforcement du régime international de non-prolifération nucléaire et insistera sur le rôle que doit jouer l'ONU au niveau du respect de ce régime, a précisé Mme Clinton. Or parmi les pays qui doivent être amenés à rentrer dans les rangs, on compte la Corée du Nord et l'Iran, a-t-elle ajouté.

« L'incapacité continue de l'Iran de respecter ses obligations a de graves conséquences pour la sécurité des États-Unis et celle de leurs alliés, ainsi que pour le progrès vers la non-prolifération et le désarmement. »

« Ce qui nous préoccupe, ce n'est pas le droit de l'Iran de se doter d'une énergie nucléaire civile, mais sa responsabilité de démontrer que ce programme est destiné à des fins exclusivement pacifiques. »

L'offre américaine de coopérer avec l'Iran tient toujours, a-t-elle ajouté. Mais si l'Iran ne respecte pas les exigences de la communauté internationale, il encourra des sanctions supplémentaires et se retrouvera de plus en plus isolé.

Du 22 au 25 septembre, semaine de l'ouverture de l'Assemblée générale, Mme Clinton s'entretiendra avec les ministres des affaires étrangères de Grande-Bretagne, de Chine, de France, de Russie et d'Allemagne de la question de savoir comment préparer les pourparlers avec des responsables iraniens qui auront lieu en Turquie le 1er octobre.

Ces six pays essaient en effet de convaincre les Iraniens de mettre fin au développement de leur programme d'armement nucléaire en échange d'une série d'incitations politiques et économiques. Les responsables iraniens ont jusqu'à présent rejeté cette offre et refusé de suspendre leurs activités d'enrichissement d'uranium. Or il s'agit là d'une condition préalable à tout accord et à l'éventuelle levée des sanctions.

« Nous sommes sérieux. Et nous saurons bientôt si les Iraniens le sont aussi », a dit Mme Clinton.

Le développement et la femme

Mme Clinton a ajouté que les États-Unis avaient également l'intention, lors de l'ouverture de la session de l'Assemblée générale, de signifier comment ils allaient aborder les questions de développement économique en tandem avec la diplomatie, associant à cette fin les travaux du département d'État à ceux de l'Agence des États-Unis pour le développement international et de la Société du compte du millénaire.

« Notre méthode repose sur les principes qui nous permettront de nous éloigner d'un type d'aide centralisée qui, trop souvent, ne parvient pas à répondre aux besoins des populations concernées, ou qui n'a que des effets à court terme. »

« Afin de résoudre les problèmes complexes de la pauvreté, de la faim et du changement climatique, qui se recoupent souvent, nous voulons nous concentrer sur les racines du mal et trouver des solutions qui changeront réellement les conditions dans lesquelles les gens prennent leurs décisions, et par rapport auxquelles les gouvernements seront réellement tenus de rendre des comptes et d'agir dans la transparence. »

Mme Clinton a ajouté qu'elle s'attacherait personnellement à promouvoir les démarches internationales visant à reconnaître les femmes comme moteurs du progrès économique et de la stabilité sociale, et qu'elle se pencherait sur les obstacles à l'émancipation et à l'avancement des femmes, en portant une attention toute particulière à toutes les violences dont elles sont victimes. D'ailleurs, lors d'une tournée qu'elle a récemment effectuée en Afrique, Mme Clinton a souligné que les mesures de lutte contre la violence contre les femmes étaient essentielles au renforcement des sociétés africaines.

« Je présiderai une session du Conseil de sécurité durant laquelle je réclamerai l'adoption d'une résolution sur la femme, la paix et la sécurité », a-t-elle dit.

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