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14 septembre 2009

Christopher Hill : les États-Unis maintiennent le calendrier établi pour l'Irak

Les propos de l'ambassadeur des États-Unis en Irak

 
L'ambassadeur en Irak Christopher Hill
L'ambassadeur des États-Unis en Irak, M. Christopher Hill, lors de sa déposition le 10 septembre au Congrès.

Washington - Selon l'ambassadeur en Irak, M. Christopher Hill, les États-Unis auront retiré toutes leurs unités de combat de ce pays d'ici août 2010, puis le restant de leurs effectifs, conseillers et instructeurs à la fin de 2011.

« Nous maintenons ce calendrier », a déclaré M. Hill, le 10 septembre, lors d'une séance de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants à Washington. « Tout d'abord, je tiens à souligner que les progrès accomplis par l'Irak sont tels que le calendrier de retrait de nos troupes, établi par le président Obama et appuyé par le gouvernement précédent qui l'avait inclus dans son accord sur la sécurité en Irak, est à mon avis entièrement réalisable. »

M. Hill a précisé que le gouvernement irakien aurait les moyens économiques nécessaires pour fonctionner quand le retrait des forces américaines serait achevé, s'agissant notamment de bâtir et de renforcer ses institutions nationales. Pour la première fois depuis de nombreuses décennies, l'Irak a la possibilité de devenir la pierre angulaire de la stabilité régionale et de la croissance économique plutôt que d'être la source de tensions et de querelles, a dit M. Hill.

Les forces des États-Unis en Irak sont actuellement dans une période de transition, transformant leur rôle militaire en celui, principalement, de conseillers, tandis que les initiatives américaines sur le plan civil visent à renforcer la sécurité locale dans le cadre d'une participation diplomatique au règlement des désaccords internes, a expliqué l'ambassadeur Hill. Les États-Unis souhaitent susciter la stabilité durable en aidant les Irakiens à bâtir une économie de marché sous les auspices d'un gouvernement représentatif de toute la population et responsable à tous les niveaux.

L'Irak a récemment été frappé par de nouveaux actes de violence, notamment les attentats perpétrés le 19 août contre les ministères des affaires étrangères et des finances. « Cependant, le fait est que le peuple irakien tient bon et qu'il a rejeté l'option des représailles, qui risquraient de déclencher un nouveau cycle de violence tel que celui qui a conduit l'Irak au bord de l'abîme en 2006 », a noté M. Hill. Et d'ajouter qu'il se sentait encouragé par les deux tours d'élections qui se sont déroulés avec succès cette année, à savoir les élections pour les conseils de 14 des 18 provinces irakiennes, en janvier, et celles pour le gouvernement régional du Kurdistan, en juillet.

« Aujourd'hui, a dit M. Hill, il y a de nouveaux conseils provinciaux qui fonctionnent en Irak et dont les membres savent qu'ils devront répondre aux électeurs de la manière dont ils s'acquitteront de leur tâche lors du scrutin suivant. »

Des préparatifs ont été entamés pour les élections nationales prévues en janvier. Le Conseil des Représentants œuvre actuellement sur un projet de loi électorale qui en régira le déroulement ; la Haute Commission électorale irakienne a commencé à faire inscrire les électeurs ; enfin, les partis politiques ont entamé des négociations sur la formation de coalitions, a indiqué M. Hill, dont certaines comprendront vraisemblablement des membres de différents groupes confessionnels.

M. Hill a ajouté que l'économie irakienne est encore une œuvre en chantier qui a souffert des conséquences de la sécheresse, de réformes inadéquates et de la chute des prix du pétrole. Mais la situation du budget national s'améliore depuis que les niveaux de la production et de l'exportation pétrolières ont commencé à augmenter et que le prix du brut tend à se rétablir depuis quelques mois.

Le gouvernement irakien doit rester sur la voie d'une politique budgétaire responsable, et doit notamment négocier un nouvel arrangement financier avec le Fonds monétaire international. « Il se doit aussi d'entreprendre les réformes économiques qui conduiront à son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce et à son intégration dans le système économique mondial », a ajouté M. Hill.

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