Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

29 octobre 2009

Les États-Unis se tiennent aux côtés du Pakistan face à l’extrémisme violent

 
La secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton
Mme Clinton a condamné l’attentat-suicide perpétré à Peshawar, qualifiant de « lâches » ceux qui en sont responsables.

Washington - La secrétaire d’État, Mme Hillary Rodham Clinton, a condamné l’attentat-suicide perpétré à Peshawar, qualifiant de « lâches » ceux qui en sont responsables, et soulignant que les États-Unis se tiennent « aux côtés » du peuple pakistanais alors qu’il fait face aux extrémistes violents. L’attaque, qui visait un marché, a coïncidé avec le premier voyage de Mme Clinton au Pakistan en sa qualité de secrétaire d’État et aurait fait 80 morts.

« Si ceux qui sont derrière cet acte sont si sûrs de leurs convictions, qu’ils rejoignent le processus politique », a lancé Mme Clinton aux coupables lors d’une conférence de presse donnée avec le ministre pakistanais des affaires étrangères, M. Shah Mehmood Qureshi. « Qu’ils s’adressent ouvertement au peuple de cette démocratie pakistanaise pour lui dire qu’ils ne veulent pas que les filles aillent à l’école, qu’ils veulent empêcher les femmes d’aller de l’avant, qu’ils pensent avoir les réponses à toutes les questions et que tous ceux qui se réclament d’une autre religion n’en ont aucune. Qu’ils présentent leur cas sur la scène politique et nous verrons où cela les mènera ».

Mais les responsables de cet attentant « savent bien qu’ils sont du côté des perdants de l’histoire ; ils sont toutefois déterminés à entraîner la mort d’autres personnes alors que la nature véritable de leur mouvement est révélée, à savoir un effort nihiliste sans substance », a souligné Mme Clinton. Et d’ajouter : « Ce combat n’est pas seulement celui du Pakistan. Les terroristes et les extrémistes savent très bien détruire, mais ils ne savent pas bâtir » ; c’est pourquoi les États-Unis offriront aux Pakistanais l’aide dont ils ont besoin pour faire régner la paix et la sécurité dans leur pays. Tout en prônant la défaite des éléments purs et durs au sein des extrémistes, Mme Clinton a souligné qu’il fallait rester accueillant à l’égard de ceux qui sont prêts à renoncer à la violence et souhaitent réintégrer la société pakistanaise.

M. Qureshi a dit que le Pakistan endurait des attentats terroristes quotidiennement, mais que la résolution et la détermination du pays ne seraient pas ébranlées. Aux responsables de l’attaque, il a dit : « Nous serons plus déterminés que jamais à lutter contre vous et à vous vaincre, et ce pour nos propres raisons, parce que nous avons une vision de l’avenir du Pakistan qui ne correspond pas aux idées que vous représentez. » Le chef de la diplomatie pakistanaise s’est félicité du séjour de Mme Clinton dans son pays et de l’engagement pris par les États-Unis d’aider le Pakistan à bâtir des institutions démocratiques. « Vous apportez un message puissant au peuple pakistanais », a-t-il déclaré.

Dans des commentaires faits séparément le 28 octobre, Mme Clinton a aussi condamné l’attaque perpétrée en Afghanistan contre une maison d’hôtes abritant du personnel des Nations unies à Kaboul, tuant six d’entre eux, dont un Américain, et trois membres des forces afghanes de sécurité. Cet attentat a été revendiqué par les talibans. « Les États-Unis appuient toujours aussi fermement l’ONU et le rôle crucial qu’elle joue en Afghanistan, où elle aide le peuple à bâtir un avenir meilleur. Nous demeurons fermement engagés envers l’Afghanistan et le peuple afghan, et déterminés à œuvrer de concert avec les Afghans pour mener à bien le processus de leur élection présidentielle », a dit Mme Clinton.

Éliminer les malentendus

S’exprimant avant son arrivée au Pakistan, Mme Clinton a cherché à contrer certains malentendus relatifs à une loi récemment adoptée au Congrès, connue sous le nom de « Loi Kerry-Lugar », qui préconise une aide non-militaire au Pakistan se chiffrant à 7,5 milliards de dollars. Elle a expliqué « qu’une assistance de cette envergure sur le plan civil n’avait jamais encore été fournie au Pakistan », notant que de « fausses informations » circulaient quant aux conditions liées à ces fonds. « Cette loi n’en impose aucune au Pakistan », a affirmé Mme Clinton dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Geo TV avant de quitter le pays. Les conditions requises sont, a-t-elle affirmé, semblables à celles qui vont de pair avec les programmes d’aide que les États-Unis adoptent en faveur de divers pays du monde. « Nous devons rendre des comptes aux contribuables américains parce qu’en effet, nous leur disons qu’ils doivent nous aider à soutenir le Pakistan. C’est pourquoi nous devons établir un calendrier de remboursement comme nous le faisons avec tous les autres pays du monde.»

En route pour Islamabad, Mme Clinton a déclaré à la presse, le 27 octobre, que le gouvernement Obama cherchait à tourner une nouvelle page des relations entre les États-Unis et le Pakistan, s’écartant « d’un ordre du jour fondé depuis quelques années sur le contre-terrorisme et la sécurité » pour s’orienter vers un engagement plus élargi. Les États-Unis savent que les Pakistanais, comme tout le monde, « souhaitent de bons emplois, de meilleurs revenus, un meilleur niveau de vie et un réseau électrique fiable pour que les entreprises puissent fonctionner sans coupures régulières. Ils veulent une éducation et des soins de santé », a dit Mme Clinton.

Il existe des idées erronées et des malentendus non seulement entre les gouvernements du Pakistan et des États-Unis, mais aussi entre leurs peuples. Il est important, a dit Mme Clinton, que les Américains et d’autres « reconnaissent le fait que les Pakistanais paient un prix élevé » quand ils se dressent contre l’extrémisme violent. Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Dawn TV, Mme Clinton a aussi souligné que les Américains étaient « généreux » et qu’ils avaient envoyé des troupes pour protéger la vie de populations musulmanes à plusieurs occasions au cours des quinze dernières années. « Nous sommes convaincus que l’islam est une religion extraordinaire qui mérite l’appui et la protection dont doivent bénéficier les gens qui souhaitent proclamer : « Je suis fier d’être musulman et fier d’être pakistanais, et je suis pour la paix et la coexistence. (…) Nous ne pouvons pas abandonner la scène aux extrémistes et les laisser intimider et opprimer les peuples », a souligné la secrétaire d’État.

Ce genre de sentiment pacifique est « difficile à exprimer dans le contexte de tout ce qui se passe dans le monde aujourd’hui » et, contrairement aux conflits et à la discorde, « une vie de tous les jours fondée sur de nobles sentiments ne fait malheureusement pas la une des journaux ». » Faisons notre possible pour éliminer les questions qui nous séparent afin de mieux voir tout ce que nous avons en commun », a déclaré Mme Clinton à Dawn TV. « Cela permettra en premier lieu de dissiper les craintes. »

(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?