Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

22 octobre 2009

Le nouveau bouclier antimissile des États-Unis

Il vise à protéger l’Europe des menaces qui s’accumulent sur elle.

 
MM. Joe Biden et Donald Tusk
Le vice-président Joe Biden et le premier ministre polonais Donald Tusk à Varsovie (Pologne) le 20 octobre 2009.

Washington - Le nouveau plan de défense antimissile que le président Obama a proposé pour l’Europe est conçu de façon à parer à la menace croissante qui pèse non seulement sur les États-Unis, mais aussi sur leurs alliés, a déclaré le vice-président américain, M. Joseph Biden.

Ce dernier a en effet entamé une tournée européenne qui a commencé par la Pologne, puis se poursuivra par la Roumanie et la République tchèque. Le 21 octobre, lors de la première étape de cette tournée, il s’est entretenu à Varsovie avec le premier ministre polonais, M. Donald Tusk.

«Nous apprécions le fait que le gouvernement polonais pense, comme nous, qu’il existe désormais de meilleurs moyens, grâce notamment à une nouvelle technologie et à des informations améliorées, de nous protéger de la menace montante des missiles balistiques. Notre nouvelle conception de la défense antimissile vise à contrer les menaces croissantes qui pèsent non seulement sur les États-Unis, mais aussi et surtout sur l’Europe», a déclaré M. Biden lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec M. Tusk.

Ce dernier a à cette occasion déclaré que la Pologne considérait le nouveau plan de défense antimissile comme «très intéressant et nécessaire», et ajouté que son pays était prêt à y participer au niveau approprié. Le déploiement de certains éléments de cette nouvelle configuration en Pologne devra toutefois être ratifié par le parlement de ce pays.

Le 17 septembre, en effet, le président Obama a annoncé son intention de mettre fin au plan d’installation d’une station radar en République tchèque et de dix intercepteurs de missiles en Pologne, et de le remplacer par un système plus simple reposant sur des technologies éprouvées. Cette nouvelle configuration vise à parer à la menace plus immédiate que représentent les missiles de courte et de moyenne portée.

À partir de 2011, cette nouvelle architecture de défense antimissile comprendra le déploiement d’intercepteurs basés au sol et en mer - il s’agira essentiellement de versions améliorées des Standard Missile-3 (SM-3) déjà utilisés par la marine des États-Unis. Une série de capteurs sera également installée en Europe afin de la protéger de la menace croissante de missiles balistiques émanant de divers pays, dont l’Iran. Les derniers rapports fournis par les services du renseignement indiquent en effet que les missiles de courte et de moyenne portée de l’Iran et d’autres pays représentent actuellement le plus grave danger pour l’Europe.

Ce nouveau système, qui sera mis en place progressivement et qui est très adaptable, est mieux ciblé, et repose sur des renseignements et des techniques éprouvés. Le ministre américain de la défense, M. Robert Gates, a déclaré qu’en cas de crise, il pouvait être déployé relativement rapidement en tout endroit du monde.

«Pour résumer, notre plan de défense antimissile est meilleur du point de vue de la sécurité de l’OTAN et de celle de la Pologne», a déclaré M. Biden lors de la conférence de presse. De plus, l’armée des États-Unis envoie chaque année, jusqu’en 2012, des batteries de missiles Patriot à la Pologne pour l’aider à renforcer ses capacités de défense antiaérienne.

M. Biden a profité de son passage en Pologne pour déposer une couronne de fleurs au pied du monument des Héros du Ghetto de Varsovie qui commémore l’insurrection juive de 1943 contre les troupes nazies d’occupation.

(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

blog comments powered by Disqus
Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?