02 octobre 2009
Cet entretien a été constructif mais doit être suivi d'actes concrets.
On trouvera ci-après les principaux extraits d'une déclaration faite par le président Barack Obama le 1er octobre, à la Maison-Blanche, à propos de la réunion tenue ce jour-là par le P5+1 avec l'Iran à Genève.
(Début de la transcription)
La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 1er octobre 2009
Extraits de la déclaration du président Obama
relative à la réunion du P5+1 au sujet de l'Iran
(...)
Aujourd'hui, à Genève, les États-Unis, ainsi que les autres États membres du Conseil de sécurité des Nations unies, à savoir la Russie, la France, la Chine et le Royaume-Uni, plus l'Allemagne, ont eu des entretiens avec la République islamique d'Iran.
Ces entretiens ont suivi plusieurs mois d'efforts diplomatiques intenses. Lors de mon entrée en fonctions, j'ai indiqué que les États-Unis étaient prêts à se joindre à leurs partenaires du P5+1 en tant que participant à part entière à des négociations avec l'Iran. J'ai présenté au gouvernement iranien mon offre d'un dialogue sérieux. J'ai pris au nom des États-Unis l'engagement de déployer des efforts assidus visant à renforcer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, de manière à ce que tout État ait droit à l'usage de l'énergie nucléaire pacifique - à condition qu'il s'acquitte de ses obligations internationales.
(...)
À la poursuite de cet objectif, la réunion d'aujourd'hui a été un début constructif, mais elle doit être suivie d'actes constructifs de la part des autorités iraniennes.
Tout d'abord, l'Iran doit faire la démonstration de sa volonté de transparence. Ce mois dernier, nous avons présenté des preuves manifestes que l'Iran était en train de construire secrètement à Qom une usine nucléaire. Puisque l'Iran a maintenant accepté de coopérer pleinement et immédiatement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, il doit assurer l'accès sans entrave aux inspecteurs de l'AIEA dans un délai de quinze jours. Je suis en relation étroite avec le chef de l'AIEA, Mohamed El-Baradei, qui doit se rendre à Téhéran dans les jours à venir. Il a mon plein appui et le gouvernement iranien doit accorder à l'AIEA un accès entier à son site de Qom.
Deuxièmement, l'Iran doit prendre des mesures concrètes en vue de renforcer la confiance dans son assurance que son programme nucléaire servira des fins pacifiques - mesures qui correspondent aux obligations iraniennes en vertu de multiples résolutions du Conseil de sécurité. La proposition de l'AIEA qui a fait aujourd'hui l'objet d'un accord de principe relatif au réacteur de recherche de Téhéran est une mesure de renforcement de la confiance qui cadre avec cet objectif, sous réserve que cela se traduise par le transfert de l'uranium faiblement enrichi de l'Iran à un pays tiers aux fins de la production de carburant. (...)
Par la suite, nous attendons de l'Iran des mesures rapides. Nous sommes déterminés à mener un dialogue sérieux et significatif. Mais parler pour le fait de parler ne nous intéresse pas. Si l'Iran ne prend pas des mesures dans un proche avenir en vue d'assumer ses obligations, les États-Unis ne continueront pas à négocier indéfiniment et sont prêts à s'orienter vers des pressions accrues. Si l'Iran prend des mesures concrètes et assume ses obligations, cela ouvrira la voie à de meilleures relations avec les États-Unis, à une intégration accrue à la communauté internationale et à un avenir meilleur pour tous les Iraniens.
Je le répète : ceci est un début constructif, mais il reste beaucoup de travail ardu à faire. Nous sommes entrés dans une phase de négociations internationales intensives. Les paroles ne sauraient se substituer à l'action. Les promesses de coopération doivent être tenues. Nous avons clairement indiqué que nous ferions notre part en vue de dialoguer avec le gouvernement iranien sur la base des intérêts mutuels et du respect mutuel, mais notre patience n'est pas illimitée.
Il ne s'agit pas de s'en prendre à l'Iran. Il n'est pas question de deux poids et deux mesures. Il s'agit du régime mondial de non-prolifération, et du droit iranien à l'usage pacifique de l'atome, droit que possède toute nation. Mais ce droit s'accompagne de responsabilités.
L'obligation d'assumer ces responsabilités repose à présent entre les mains des autorités iraniennes, et c'est maintenant à elles de faire ce choix.
Je vous remercie.
(Fin de la transcription)