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18 novembre 2009

L'AIEA fait état d'activités nucléaires accrues en Iran

 
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L'installation nucléaire iranienne située près de Qom (Iran).
Vue aérienne de l'installation nucléaire iranienne située près de Qom. Selon l'AIEA, Téhéran doit expliquer sa raison d'être.

Washington - Le rapport publié par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur les activités nucléaires de l'Iran reflète le fait que ce pays refuse encore de s'acquitter pleinement de ses engagements internationaux dans ce domaine, a déclaré le porte-parole du département d'État, M. Ian Kelly, à la presse le 17 novembre. Il a exprimé des doutes quant à une réponse officielle de l'Iran sur l'offre faite par l'AIEA d'enrichir l'uranium iranien dans un autre pays qui lui fournirait alors du combustible nucléaire pour un réacteur de recherche à vocation médicale.

Il ressort de ce rapport qu'au lieu de se plier à ses obligations nucléaires, l'Iran « a élargi le cadre de ses activités liées à l'enrichissement de l'uranium et à l'eau lourde, et a poursuivi pendant des années la construction clandestine d'une installation d'enrichissement de l'uranium, en contravention des termes des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et de ses obligations à l'égard de l'AIEA », a indiqué M. Kelly.

L'AIEA a publié son rapport le 16 novembre, à l'issue de l'inspection par ses experts de l'installation nucléaire iranienne située près de la ville de Qom et dont l'existence venait d'être révélée.

Aux termes de l'accord conclu en 2003 par l'AIEA avec le gouvernement iranien, ce dernier doit lui fournir des renseignements spécifiques sur les installations nucléaires qu'il prévoit de construire dès qu'une décision a été prise à cet égard ou une autorisation accordée. Selon les médias, l'Iran aurait indiqué aux inspecteurs internationaux que la construction n'avait commencé qu'en 2007. Mais le rapport de l'AIEA souligne que des photographies prises par des satellites commerciaux dudit site près de Qom montrent l'existence de travaux de construction en cours entre 2002 et 2004, qui avaient repris plus tard, en 2006, et se continuent depuis.

Outre le fait que l'Iran ait fait fi de son obligation de déclarer son installation selon les termes de son accord avec l'AIEA, le rapport onusien « souligne aussi que cette lacune sape la confiance quant à l'absence d'autres installations nucléaires dont l'existence n'aurait pas été signalée à l'AIEA », a souligné M. Kelly.

Toujours selon le rapport, l'installation de Qom « a été construite de manière à pouvoir accommoder 3.000 centrifugeuses », a dit M. Kelly. Des responsables du gouvernement des États-Unis ont indiqué que ce nombre de centrifugeuses était insuffisant pour produire assez d'uranium pour générer de l'électricité mais était adéquat si l'intention de l'Iran était de produire assez d'uranium militaire pour fabriquer une ou deux bombes nucléaires par an. « Le rapport précise que l'Iran se doit de clarifier le but et la chronologie de la construction de cette installation », a ajouté M. Kelly. L'AIEA souligne aussi que l'Iran refuse depuis plus d'un an de donner suite à ses requêtes « pour des explications substantielles sur ses travaux passés visant à mettre au point une ogive nucléaire, et sur les autres aspects potentiellement militaires de son programme nucléaire ».

M. Kelly a aussi indiqué que les États-Unis poursuivraient leurs consultations avec le P5+1, le groupe qui se compose, outre les États-Unis, des quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, à savoir la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie, plus l'Allemagne, et dont l'objectif est de convaincre l'Iran de mettre fin à son programme d'armes nucléaires.

Les États-Unis espèrent encore que l'Iran offrira une réponse officielle à l'offre faite par l'AIEA qui lui permettrait d'obtenir des isotopes médicaux, a ajouté M. Kelly. « Pour le moment, nous n'écartons pas encore cette possibilité », a-t-il dit. Cependant, « l'absence de réponse par l'Iran à cette offre et de respect à l'égard de ses obligations, telles qu'énoncées dans l'accord avec l'AIEA, ne nous permet pas d'être confiants quant à une réponse officielle éventuelle. »

M. Kelly a ajouté que le gouvernement Obama hésite à établir une date limite pour une telle réponse. « Je dirais seulement qu'il n'y a pas beaucoup de temps », faisant remarquer que l'Iran poursuit ses activités d'enrichissement de l'uranium.

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

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