13 novembre 2009

Washington - La première étape cruciale du processus de paix au Proche-Orient est la relance des négociations entre Palestiniens et Israéliens, sans conditions préalables, a déclaré le sous-secrétaire d'État, M. William Burns.
« Cela ne signifie absolument pas qu'il faille repartir de zéro ; il s'agit de procéder à partir des accords déjà conclus, trouver des solutions aux questions qui sont au cœur du conflit pour les régler une fois pour toutes », a-t-il indiqué dans un discours prononcé le 10 novembre à l'Institut du Proche-Orient à Washington. « Notre objectif est clair : deux États cohabitant dans la paix et la sécurité - l'État juif d'Israël, avec lequel les États-Unis ont toujours eu des liens inaltérables, et dans lequel tous les Israéliens pourront vivre dans une sécurité véritable ; et un État palestinien viable, indépendant, avec un territoire contigu, qui mettra fin à l'occupation commencée en 1967 et aux humiliations quotidiennes des Palestiniens sous l'occupation, et dans lequel le peuple palestinien pourra réaliser tout son potentiel remarquable », a dit M. Burns.
Pour atteindre ce but, a-t-il ajouté, les États-Unis s'efforceront de créer les circonstances les plus favorables à des négociations qui incluront les Israéliens, les Palestiniens et des partenaires régionaux essentiels, notamment l'Égypte et le Quatuor pour le Proche-Orient qui compte l'ONU, l'Union européenne, la Russie et les États-Unis.
Reconnaissant que la paix israélo-arabe s'était jusqu'ici révélée insaisissable, M. Burns a dit qu'il était également vrai que les parties prenantes devaient elles-mêmes prendre les décisions difficiles qu'exigeait la paix. « C'est un fait de l'histoire que les percées les plus importantes - du voyage à Jérusalem du président égyptien Anouar Sadate en 1977 aux négociations secrètes d'Oslo en 1992 et 1993 - ont été le résultat d'actions prises par les parties elles-mêmes ».
M. Burns, qui est sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, a ajouté que les États-Unis n'acceptaient pas la légitimité des implantations israéliennes qui se poursuivent en Cisjordanie. La récente offre d'Israël de faire preuve de retenue par rapport à toute nouvelle activité d'implantation est une étape importante, a-t-il dit, mais elle ne se conforme pas aux obligations qu'a Israël d'imposer un gel complet à ce niveau - gel que les négociateurs palestiniens exigent avant la reprise des pourparlers.
Les États-Unis cherchent également à encourager la communauté internationale à appuyer les efforts que déploie l'Autorité palestinienne pour bâtir les institutions nécessaires à la création d'un État indépendant, a indiqué M. Burns. « Les revers et les complications sont communs à toute tentative pour parvenir à la paix au Proche-Orient. Nous devons en tirer les leçons qui s'imposent mais ne pas les laisser nous décourager », a-t-il souligné.
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)