05 novembre 2009

Washington - La secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, a souligné une fois de plus que le gouvernement Obama ne reconnaissait pas la légitimité des implantations israéliennes en Cisjordanie et qu'il favorisait la création d'un État palestinien délimité par des frontières basées sur des territoires qu'Israël occupe depuis 1967.
Lors d'une conférence de presse tenue le 4 novembre à l'issue de son entretien avec le ministre égyptien des affaires étrangères, M. Ahmed Aboul Gheit, Mme Clinton a déclaré que les États-Unis souhaitaient qu'Israël mette fin à toutes ses activités d'implantations, en cours ou déjà prévues, soulignant que la position des États-Unis à cet égard n'avait pas changé.
Bien que l'offre d'Israël de suspendre toute nouvelle construction, de mettre fin à sa pratique d'expropriation et de ne plus délivrer de permis de construire ou en approuver, soit « sans précédent », elle n'est pas la politique « que nous aurions préférée », a ajouté Mme Clinton. « Nous aurions voulu que toutes ces activités cessent de manière définitive. Cependant, c'est du moins un pas dans le bon sens. »
Dans un entretien accordé le 4 novembre à Mme Jackie Northam sur la chaîne américaine National Public Radio, la secrétaire d'État a fait remarquer que les implantations sont « une question explosive » dans la région. Jusqu'ici, elles n'avaient jamais été une condition préalable aux négociations et l'offre du gouvernement israélien actuel va au-delà de tout ce qu'avaient fait ses prédécesseurs, a souligné Mme Clinton. Mais elle a reconnu que pour les Arabes et les Palestiniens, « ce n'était pas assez ».
« Il est clair qu'une fois les frontières établies, la question des implantations disparaîtra d'elle-même. Les Israéliens construiront ce qu'ils voudront sur leur territoire, et les Palestiniens construiront ce qu'ils voudront sur le leur », a dit Mme Clinton.
À la conférence de presse avec M. Aboul Gheit, la chef de la diplomatie américaine a affirmé : « Notre objectif est un État réel avec une souveraineté réelle et des frontières qui permettront au peuple de la Palestine de décider d'eux-mêmes où vivre et quoi faire. » Elle a ajouté que l'établissement de cet État sur la base du territoire occupé depuis 1967 était « la voie appropriée à suivre ».
Le gouvernement Obama cherche à relancer les négociations israélo-palestiniennes dans l'espoir de parvenir à une paix globale sur la base de la solution à deux États. Mais il ne faut pas laisser l'histoire complexe et enchevêtrée entre les deux parties entraver la marche vers un meilleur avenir de paix et de prospérité, a dit Mme Clinton. « Certes, nous pouvons maintenir une allégeance au passé, mais nous ne pouvons pas changer le passé. Quoi que nous en disions, il est derrière nous », a-t-elle ajouté, exhortant toutes les parties à contribuer à façonner un avenir meilleur pour les enfants des familles tant palestiniennes qu'israéliennes.
La reprise des négociations qui porteront sur le statut définitif des frontières, des réfugiés et de Jérusalem « nous permettra de mettre fin aux activités d'implantation parce que nous nous avancerons vers la création de cet État palestinien en faveur duquel je me suis prononcée et ai travaillé avec tant d'autres personnes », a indiqué Mme Clinton.
Les États-Unis souhaitent à la fois l'avènement d'un État palestinien et d'une situation dans laquelle les Israéliens pourront vivre en paix, et « rien ne nous dissuadera ou nous empêchera de faire tout notre possible » pour faire avancer le processus de paix, a affirmé Mme Clinton.
Le chef de la diplomatie égyptienne, M. Aboul Gheit, a déclaré que Mme Clinton et lui-même s'étaient entretenus de manière claire et franche de la position des États-Unis à l'égard des implantations israéliennes. Bien que les États-Unis s'opposent à ces implantations, a-t-il souligné, « Israël n'a pas donné suite à leurs souhaits ». « Nous pensons que nous devons nous concentrer sur le but que nous cherchons à atteindre, sans perdre de temps », a affirmé M. Aboul Gheit.
(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)