Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

02 novembre 2009

Mme Clinton souhaite un partenariat renforcé avec le Pakistan

Les propos de la secrétaire d'État lors sa conférence de presse à Lahore le 30 octobre

 
La secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton
Mme Clinton s'est adressée à des journalistes le 28 octobre 2009 au ministère des affaires étrangères pakistanais à Islamabad.

Washington - Les États-Unis souhaitent apporter leur concours au Pakistan dans les domaines du développement économique et du commerce, de l'éducation, des soins médicaux, de l'énergie et de la sécurité régionale, a déclaré la secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, lors d'une conférence de presse tenue à Lahore le 30 octobre, au terme d'un séjour de trois jours dans ce pays.

Mme Clinton a souligné que les États-Unis étaient fiers d'être le plus important partenaire commercial du Pakistan et son principal investisseur étranger. « Nous avons vu les possibilités d'investissements et de progrès dans votre pays », a-t-elle ajouté à son auditoire composé de personnalités du monde des affaires. Elle a reconnu cependant les difficultés auxquelles est confronté ce milieu fournisseur d'emplois, d'entreprises et d'investissements, alors qu'il cherche à s'épanouir dans un climat d'instabilité créé par l'insurrection qui s'est infiltrée à partir de l'Afghanistan voisin. Mme Clinton a dit que les États-Unis envisageaient plusieurs moyens d'aider le Pakistan à créer davantage d'emplois qui permettraient d'améliorer le niveau de vie de la population.

L'un de ces programmes directs que Washington veut lancer consiste en la création au Pakistan de zones de reconstruction qui pourraient lui ouvrir l'accès au marché américain, a indiqué Mme Clinton. « Nous cherchons à accélérer cette initiative parce que nous pensons qu'il est essentiel d'appuyer davantage le Pakistan au niveau du commerce et des investissements afin d'améliorer le climat qui vous permettra alors d'accroître vos activités. »

Une autre façon de susciter le développement économique est d'encourager le gouvernement pakistanais à tirer davantage profit des accords d'échanges commerciaux, a souligné Mme Clinton, non seulement avec les États-Unis mais aussi avec d'autres pays de la région et d'ailleurs.

Mme Clinton a également parlé de l'initiative des États-Unis en faveur du secteur énergétique pakistanais qui se chiffre à 125 millions de dollars et qu'elle avait annoncée le 28 octobre à Islamabad. Grâce à ce programme, le gouvernement pakistanais pourra éliminer les coupures régulières de courant en entreprenant la réhabilitation de ses installations, de ses barrages et de la grille de distribution d'électricité, tout en réparant plus de 10.000 puits d'irrigation afin d'améliorer la production agricole locale.

Mme Clinton a dit aux dirigeants du monde des affaires réunis à cette conférence que pour prospérer au XXIe siècle, une nation doit être fondée sur trois piliers principaux : la pleine participation de la population à un système politique démocratique, une économie de marché et une société civile.

L'aide à l'enseignement supérieur

Par ailleurs, Mme Clinton a rencontré le 29 octobre des étudiants de l'université du gouvernement à Lahore, auxquels elle a dit que les questions de sécurité entre les États-Unis et le Pakistan, aussi importantes soient-elles, n'étaient pas les seuls éléments qui composaient leurs relations. « Ces questions de sécurité ne sont qu'un facteur dans un partenariat bien plus vaste, un partenariat, qui nous l'espérons, améliorera la vie des populations de nos deux nations de plusieurs façons », a déclaré Mme Clinton. « Combien d'enfants privés d'éducation ou de soins médicaux auraient pu réaliser d'excellents accomplissements dans cette grande université, ou même rejoindre les rangs de votre lauréat du prix Nobel ? » Et d'ajouter : « Nous ne saurons pas la réponse à cette question parce que, bien que le talent soit universel, les chances ne le sont pas. »

Mme Clinton a également dit que le gouvernement Obama mettait fortement l'accent sur plusieurs façons de soutenir le Pakistan, notamment en améliorant l'accès à l'éducation, en appuyant les créateurs et chefs d'entreprises, en utilisant les outils de la microfinance et de la technologie pour relier les Pakistanais entre eux et les aider à devenir plus autonomes, et en réhabilitant le secteur énergétique pour que l'économie ait accès aux ressources dont elle a besoin pour s'épanouir. « Nous sommes déterminés à œuvrer de concert avec vous en partenaires véritables, et cela signifie, tout d'abord et surtout, en nous écoutant mutuellement et en nous consultant les uns les autres », a souligné Mme Clinton. « C'est l'occasion pour nous de réaffirmer notre partenariat et de tourner la page sur certains éléments du passé qui, franchement, représentent des chances perdues de renforcer nos relations. »

L'une des nouvelles initiatives du gouvernement Obama, a dit Mme Clinton, vise à élargir l'accès aux études universitaires et technologiques grâce à un don de 45 millions de dollars à la Commission pakistanaise de l'enseignement supérieur. Elle cible en premier lieu les étudiants qui viennent des régions économiquement défavorisées.

La paix au Proche-Orient

À l'issue de sa visite de trois jours au Pakistan où elle a eu des consultations avec les dirigeants d'Islamabad et des rencontres avec des étudiants universitaires, des personnalités du monde des affaires et des représentants de tribus régionales, Mme Clinton s'est entretenue avec des responsables du gouvernement israélien et de l'Autorité palestinienne dans l'espoir de relancer les négociations de paix actuellement au point mort. Mme Clinton s'est d'abord rendue à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) pour y rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, puis à Jérusalem pour un entretien avec le premier ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu.

« Ces entretiens visent à appuyer les efforts intensifs entrepris par le gouvernement Obama auprès des deux parties depuis la rencontre trilatérale du mois dernier », a dit, le 29 octobre, le porte-parole du département d'État, M. Ian Kelly. « Comme le président Obama l'a indiqué, le gouvernement des États-Unis est déterminé à œuvrer pour une paix globale qui comprenne la solution de deux États. Et comme la secrétaire d'État, Mme Clinton, en a rendu compte la semaine dernière au président Obama, il y a encore des défis à relever alors que nous continuons à œuvrer de concert avec les parties prenantes », a ajouté M. Kelly. « La visite de Mme Clinton reflète l'engagement du gouvernement Obama, et son propre engagement à elle, de continuer à travailler pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés afin de parvenir à une paix globale au Proche-Orient. »

De là, Mme Clinton s'est rendue au Maroc pour participer au Forum pour l'avenir qui se tient les 2 et 3 novembre à Marrakech, avant de regagner Washington.

(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?