27 mai 2009
Les propos de M. Johnnie Carson, secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines

Washington - Lors d'une soirée de gala organisée le 19 mai, à Washington, pour marquer le début de la « Semaine de l'Afrique », le secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, M. Johnnie Carson, a déclaré que l'engagement de haut niveau entre le gouvernement Obama et l'Afrique avait déjà commencé.
« La majeure partie de l'équipe Afrique du gouvernement Obama est en place. Nous sommes en train de nous organiser. Nous allons continuer de nous appuyer sur le ferme soutien des deux partis du Congrès et du peuple américain, car c'est ce qui sous-tend la politique des États-Unis à l'égard de l'Afrique. »
« Au cours des quatre prochaines années, nous allons concentrer nos efforts sur le renforcement de la démocratie, la promotion du développement durable, et le règlement ou l'atténuement des conflits. Nous allons également aborder des dossiers transnationaux tels que le changement climatique et l'agriculture. »
Il a rappelé que le président Obama était sur le point d'accueillir le président tanzanien, M. Jakaya Kikwete, à la Maison-Blanche. « La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton va s'entretenir avec le ministre angolais des affaires étrangères, M. Assunção Afonso dos Anjos. Elle a déjà eu des entretiens avec ses homologues nigérian et sud-africain. Et en juillet prochain, le président fera son premier déplacement en Afrique, au Ghana. »
Un peu plus tôt ce même jour, a dit M. Carson, à l'occasion du 16e anniversaire des relations bilatérales américano- angolaises, le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Ron Kirk, a signé un accord-cadre sur le commerce et les investissements avec le ministre dos Anjos.
« Il est question que la secrétaire Clinton se rende au Kénya pour participer au Forum de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique subsaharienne (AGOA) au début août, et il est possible qu'elle visite d'autres pays à cette occasion. »
S'adressant à un auditoire composé principalement d'ambassadeurs africains, de chefs d'entreprises et d'africanistes, M. Carson a rappelé : « L'Afrique a joué, et continue de jouer, un rôle majeur dans la vie des États-Unis et, aujourd'hui, elle est l'un de leurs principaux amis et alliés. »
« Les liens qui unissent les États-Unis et l'Afrique sont aujourd'hui plus forts et plus durables que jamais. Ces liens s'étendent des côtes de l'Afrique occidentale, où des esclaves affranchis ont fondé le fier État du Liberia, à la Maison-Blanche, où le président Obama, fils d'un Kényan, est maintenant le président de notre pays. »
Ces liens, a-t-il ajouté, « reposent sur une fondation solide comme le roc ». Il a rappelé que plus de 13 % de la population des États-Unis avaient des ancêtres africains, et que ce nombre continuait d'augmenter du fait des lois d'immigration qui avaient ouvert la porte à une nouvelle génération d'immigrants africains.
« Sur tout le continent africain, le sentiment d'amitié et de bonne volonté à l'égard des États-Unis est entretenu par des milliers de professionnels, de responsables politiques et de fonctionnaires africains qui, au fil des ans, ont eu la possibilité d'étudier dans les universités des États-Unis. »
Les possibilités de faire du bénévolat, offertes par des organismes tels que le Corps de la paix, qui envoie chaque année des milliers d'Américains en Afrique, ainsi que celles de faire des études, notamment par le truchement des programmes Fulbright et des bourses Humphrey, qui permettent à des centaines d'Africains de venir aux États-Unis, garantissent que les liens qui unissent l'Afrique aux États-Unis demeureront fermes. Et qui sait, des rangs de ces bénévoles sortira peut-être un autre président américain.
Abordant le thème de la démocratie, M. Carson a déclaré : « Les Africains ont toujours partagé avec les Américains les valeurs et les principes de la démocratie, et les gouvernements africains sont en train de consolider les récents progrès réalisés dans ce domaine. »
En janvier 2009, a-t-il rappelé, le Ghana a réussi sa quatrième élection et son second transfert pacifique du pouvoir d'un parti à un autre. En Afrique du Sud, l'élection du président Jacob Zuma, en avril, a marqué la quatrième consultation électorale nationale réussie depuis la fin de l'apartheid.
« Les élections présidentielles au Ghana et en Afrique du Sud sont les deux événements marquants qui reflètent la vague de changement qui a déferlé sur le continent, mais ils sont loin d'être les seuls. Ils montrent toutefois que la démocratie ne se fait pas en un jour, mais au fil d'un long processus. »
Par ailleurs, a dit M. Carson, les liens des États-Unis avec l'Afrique reposent sur une ferme fondation économique. « Aujourd'hui, près de 17 % des importations pétrolières des États-Unis proviennent de l'Afrique, le Nigéria couvrant quelque 8 % des besoins américains. Viennent ensuite l'Angola, l'Algérie et la Guinée équatoriale. »
Le Nigéria, l'Angola et l'Algérie fournissent en outre 98 % des importations américaines de gaz naturel liquéfié.
« Dans les mois à venir, a dit M. Carson, j'ai hâte de reprendre contact avec ceux d'entre vous que je connais déjà, et de faire connaissance avec ceux que je n'ai pas eu l'honneur de rencontrer. Veuillez accepter mes vœux de succès pour l'édition 2009 de la Semaine de l'Afrique. »