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13 mai 2009

Mesures diplomatiques adoptées contre la piraterie

Note sur les mesures prises par les États-Unis pour combattre ce fléau

 

(Début de la fiche analytique)

Le département d'État

Bureau du porte-parole

Le 13 mai 2009

Mesures diplomatiques adoptées contre la piraterie

Les États-Unis jouent un rôle primordial au sein du Groupe de contact sur la piraterie au large de la Somalie. Ce fait démontre leur détermination à se joindre à leurs partenaires internationaux pour relever le défi commun à la sécurité que représente l'impact négatif de la piraterie sur la sécurité en haute mer, le commerce mondial, l'acheminement de l'aide humanitaire à l'Afrique de l'Est, de même que sur le commerce et le développement de la sous-région.

Depuis décembre 2008, les États-Unis :

• ont pris la tête des efforts du Conseil de sécurité de l'ONU pour faire adopter deux résolutions qui autorisent les États membres à œuvrer en partenariat avec le gouvernement fédéral somalien de transition pour mettre fin aux vols à main armé qui se produisent dans les eaux territoriales de la Somalie ;

• ont établi le Groupe de contact, conformément à la résolution 1851 du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce groupe compte actuellement 28 pays et 6 organisations internationales membres : l'Union africaine, la Ligue arabe, l'Union européenne, l'Organisation maritime internationale, l'OTAN et le Secrétariat des Nations unies. Le Groupe de contact continue de s'élargir et plusieurs autres pays ont demandé à en faire partie ;

• se sont joints à leurs partenaires internationaux dans des initiatives visant à augmenter les patrouilles navales et à améliorer la sécurité. La marine des États-Unis a créé un Groupe de travail conjoint anti-piraterie dit Combined Task Force 151 ; et les États-Unis appuient activement l'expansion des missions de l'OTAN et de l'Union européenne contre la piraterie. Nous espérons également renforcer la nouvelle collaboration contre les pirates engagée dans le cadre de partenariats maritimes non traditionnels avec des pays tels la Chine, l'Inde et la Russie ;

• ont conclu un accord officiel avec le Kénya pour que celui-ci accepte de juger les pirates sur son territoire et tiennent des entretiens avec d'autres pays pour accroître les options à la disposition de la communauté internationale pour traduire en justice les pirates. Se fondant sur notre ferme conviction que les États touchés par la piraterie ont la responsabilité de juger les coupables, le ministre de la justice des États-Unis a traduit devant un tribunal fédéral américain le seul pirate qui a survécu à l'attaque contre le Maersk Alabama, un navire battant pavillon des États-Unis ;

• continuent de collaborer avec leurs partenaires internationaux et l'industrie maritime en vue d'encourager le renforcement des capacités des compagnies maritimes à assurer leur propre protection, de même qu'avec les gouvernements de la région pour les aider à se doter de forces de sécurité suffisantes pour défendre leurs propres côtes ;

• s'emploient à intégrer les initiatives internationales de sécurité maritime aux efforts diplomatiques entrepris en vue d'appuyer le processus de paix de Djibouti en cours sous l'égide de l'ONU afin d'aider le peuple somalien à relever les divers défis politiques, sécuritaires et de gouvernance auxquels il a à faire face. La solution à long terme du problème de la piraterie réside dans la stabilité politique et économique de la Somalie, et l'établissement d'un gouvernement capable d'assurer la sécurité de son territoire et de répondre aux besoins de ses citoyens.

(Fin de la fiche analytique)

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