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24 mars 2009

M. Obama se réjouit du plein retour de la France à l'OTAN

La réintégration de ce pays au sein du commandement unifié renforce l'Alliance.

 
Un Afghan et un soldat français se serrent la main
Un Afghan remercie un soldat français suite à la construction d'une nouvelle école à Anjirak, dans les environs de Kaboul.

Washington - Le président Obama se félicite de la décision qu'a prise la France de réintégrer le commandement militaire de l'OTAN. Il considère en effet que cette décision du président Nicolas Sarkozy permettra aux États-Unis et à leurs partenaires transatlantiques de relever plus efficacement leurs défis communs en matière de sécurité.

« L'initiative du président Sarkozy était essentielle et est très appréciée », a déclaré M. Obama le 21 mars. « La pleine participation de la France à la structure du commandement militaire de l'OTAN va contribuer à raffermir l'Alliance et l'Europe. »

M. Obama a tenu ses propos alors qu'il s'apprête à faire sa première visite officielle en Europe, où il participera au Sommet du 60e anniversaire de l'OTAN organisé conjointement par la France et l'Allemagne les 3 et 4 avril, et qui comprendra des réunions à Baden-Baden et à Kehl, en Allemagne, et à Strasbourg, en France.

Le président Sarkozy le 11 mars 2009
Le président Nicolas Sarkozy annonce le retour de la France à l'OTAN le 11 mars 2009 à Paris.

La France est un membre fondateur de l'Organisation du Traité de l'Atlantique-Nord (OTAN) et contribue depuis longtemps à ses missions en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan, mais ne participe pas à son commandement militaire multinational depuis 1966, année où le général de Gaulle l'en a retirée, craignant pour l'indépendance de son pays dans le domaine de la politique étrangère.

Dans un discours prononcé le 11 mars à l'école militaire de Paris, M. Sarkozy a annoncé son intention de mettre fin à l'exil que s'était imposé la France vis-à-vis de la direction de l'Alliance. Les temps ont changé, a-t-il affirmé, et en qualité de quatrième fournisseur de fonds et de troupes déployées, la France sera mieux à même de défendre ses intérêts face aux menaces montantes qui pèsent sur la sécurité, parce qu'elle aura désormais voix aux discussions qui ont lieu au siège de l'OTAN à Bruxelles (Belgique).

« Une nation isolée n'a pas d'influence », a dit le président Sarkozy. « En complétant ce processus, la France sera plus forte et plus influente. »

Si la décision de M. Sarkozy n'a pas besoin d'être entérinée par le Parlement français, le premier ministre François Fillon a soumis la question du rôle de la France au sein de l'OTAN au débat de l'Assemblée nationale, qui a rendu un vote de confiance au gouvernement par 329 voix contre 238.

En rejoignant complètement l'Alliance, l'armée française bénéficiera de modernisations de son équipement et d'une plus grande interopérabilité avec ses alliés de l'OTAN. Cette décision ouvrira également sans doute de nouveaux débouchés à l'industrie française de la défense, et facilitera probablement une coopération plus étroite dans ce domaine entre les pays européens. Il s'agit là d'une démarche à laquelle M. Obama s'est déclaré favorable dans le contexte d'une revitalisation des liens transatlantiques.

« Cela fait soixante ans que l'OTAN est la clé de voûte de la sécurité transatlantique. Les États-Unis sont résolus à en assurer le succès et savent que c'est par une étroite coopération avec les alliés et partenaires que nous pourrons surmonter les difficultés les plus grandes », a déclaré M. Obama, ajoutant, au sujet du Sommet : « Je me réjouis à la perspective de discuter des moyens par lesquels notre alliance renforcée, avec la France en tant que participante à part entière à toutes ses structures, sera aussi importante au XXIe siècle qu'elle l'a été au XXe siècle. »

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