04 mars 2009
Mme Hillary Clinton : il n'y a pas de temps à perdre.

Washington - Les États-Unis continueront à œuvrer de concert avec les Israéliens et les Palestiniens pour parvenir à un accord de paix qui prévoie la création d'un État palestinien indépendant.
« Les États-Unis participeront avec vigueur à la poursuite de la solution de deux États, et seront engagés à chaque étape », a dit Mme Clinton lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 3 mars. « Le chemin devant nous est difficile, nous l'admettons, mais il n'y a pas de temps à perdre. »
« Ayant évalué la situation, nous avons conclu qu'à la longue, l'inévitabilité d'œuvrer en faveur de la solution de deux États s'imposera de façon inéluctable. »
Mme Clinton, qui effectue sa première tournée au Proche-Orient en sa qualité de secrétaire d'État, a tenu des entretiens en Israël avec le président Shimon Peres, son homologue Tzipi Livni, le ministre de la défense Ehoud Barak, le premier ministre désigné Benjamin Netanyahou et avec l'actuel chef du gouvernement Ehoud Olmert.
La secrétaire d'État devait s'entretenir avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et avec le premier ministre palestinien Salam Fayyad le 4 mars, à Ramallah, en Cisjordanie.
Œuvrer en faveur d'un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens qui conduira à la création d'un État palestinien est un élément important de la politique des États-Unis au Proche-Orient. Les pourparlers de paix, relancés vers la fin de 2007 lors d'une conférence aux États-Unis, ont buté quand Israël a entamé une offensive dans la Bande de Gaza, en décembre 2008, pour faire cesser les attaques de roquettes du groupe terroriste Hamas. En 2007, celui-ci avait saisi Gaza des mains de l'Autorité palestinienne.

Mme Clinton a dit que l'une des premières étapes à accomplir maintenant était l'établissement d'un cessez-le-feu durable, ce qui signifiait que les tirs quotidiens de roquettes du Hamas contre le sud d'Israël devaient cesser. Elle a noté qu'au cours des derniers jours, 15 à 18 roquettes ont été lancées de Gaza sur Israël.
« On ne saurait s'attendre de la part d'une nation quelconque de rester les bras croisés et de permettre à des roquettes d'attaquer son peuple et ses territoires », a dit Mme Clinton. « Ces attaques doivent cesser de même que l'acheminent clandestin d'armes à Gaza. »
« Nous faisons face ici à une double réalité. Nous avons un défi humanitaire à relever à Gaza avec de nombreux civils palestiniens qui ont besoin d'une aide qui pourrait leur être fournie, et le Hamas décide de continuer à faire pleuvoir ses roquettes sur Israël. »
Lors d'une conférence internationale tenue le 2 mars, les États-Unis se sont engagés à fournir une aide de 900 millions de dollars aux Palestiniens ; un tiers de cette somme est destinée à aider la population de Gaza tandis que le reste ira à l'Autorité palestinienne qui contrôle les territoires de Cisjordanie.
Des envoyés pour la Syrie
Mme Clinton a également annoncé que les États-Unis enverraient deux émissaires en Syrie pour des « conversations préliminaires ». À Washington, le porte-parole adjoint par intérim du département d'État, Gordon Duguid a dit, le 3 mars, que le secrétaire d'État adjoint par intérim pour les affaires du Proche-Orient, Jeffrey Felton dirigerait une délégation américaine à Damas en compagnie de Daniel Shapiro de la Maison-Blanche.
Il y a plusieurs questions que les États-Unis souhaitent soulever avec le gouvernement de Damas, a dit Mme Clinton. La dernière visite effectuée par un haut responsable américain en Syrie a eu lieu en janvier 2005 quand le secrétaire d'État adjoint à l'époque, Richard Armitage, s'y était rendu.
« Nous n'avons aucun moyen de prédire l'avenir de nos relations avec la Syrie (...) Nous n'entamons pas des discussions seulement dans le but de tenir une conversation », a dit Mme Clinton. « Mais je pense qu'aller (en Syrie) et entamer ces conversations préliminaires sont un effort qui en vaut la peine. »