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29 juin 2009

M. Obama fait l'éloge « de l'inlassable quête de la justice » des manifestants en Iran

 
M. Barack Obama et Mme Angela Merkel à la Maison-Blanche le 26 juin 2009.
Le président Obama et la chancelière Merkel ont appelé aux autorités iranniennes de cesser la violence contre les manifestants.

Washington - Le président Obama a dit que la bravoure des manifestants iraniens face à la brutalité de leur gouvernement « témoigne de leur quête inlassable de la justice » et que, si le gouvernement iranien souhaite le respect de la communauté internationale, il doit respecter les droits de son peuple.

« La violence perpétrée contre les manifestants est scandaleuse. Mais en dépit des efforts que déploie le gouvernement pour empêcher le monde d'être témoin de cette violence, nous la voyons et nous la condamnons », a déclaré M. Obama à la Maison-Blanche en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel le 26 juin.

Le peuple iranien sera le juge ultime des agissements de son gouvernement, a souligné M. Obama, et ses droits à se rassembler et à s'exprimer librement sont « des aspirations universelles ».

Des manifestations se déroulent en Iran depuis l'annonce des résultats officiels de l'élection présidentielle du 12 juin. Les autorités iraniennes avaient proclamé la victoire du président sortant Mahmoud Ahmadinejad avec 11 millions de suffrages, mais les candidats rivaux et de nombreux Iraniens ont fait état d'irrégularités dans le déroulement du scrutin et ont rejeté les résultats. Les manifestants font l'objet d'attaques violentes accrues de la part de la police et des forces paramilitaires.

« Un gouvernement qui menace ses propres citoyens par ce genre de brutalité et de violence, et qui ne peut pas tolérer des manifestants pacifiques qui cherchent à faire entendre leur voix de manière tout aussi pacifique, agit, je pense, en-dehors des normes universelles, des normes internationales qu'il est important de respecter », a déclaré M. Obama.

Le président a réaffirmé qu'il revenait au peuple iranien de décider qui seraient ses dirigeants, et que les États-Unis « avaient fait plus que leur possible pour ne pas s'ingérer dans le processus électoral en Iran », et ce, en dépit des accusations du contraire faites par les responsables iraniens.

Pour sa part, la chancelière Merkel a souligné que les Iraniens devaient être autorisés à manifester de manière pacifique, notant que les droits des personnes sont « inaltérables » dans le monde entier. Mme Merkel a ajouté que les Iraniens ont « le droit d'exiger un nouveau décompte et que les résultats électoraux soient prouvés ».

Au XXIe siècle, a dit Mme Merkel, les responsables iraniens ne peuvent pas s'attendre à ce que la communauté internationale feigne d'ignorer ce qui se passe.

« Nous avons vu des scènes horribles, comme par exemple quand nous voyons les agissements des forces de sécurité contre les manifestants. Nous n'oublierons pas cela. Et je peux vous dire que nous ferons tout le nécessaire pour déterminer le nombre exact de victimes, leurs identités, et de quoi elles ont souffert », a souligné Mme Merkel.

La chancelière allemande a ajouté que la communauté internationale devait œuvrer de concert afin qu'il soit mis fin au programme nucléaire iranien, pour que l'Iran ne puisse pas se doter d'une arme nucléaire.

La loi des États-Unis sur les changements climatiques est « une transformation »

Le président Obama et Mme Merkel se sont également entretenus du projet de loi sur les changements climatiques qui fait actuellement l'objet d'un débat au Congrès américain et établirait un cadre pour la réduction des émissions de gaz carbonique aux États-Unis et encouragerait l'utilisation de sources d'énergie renouvelables.

M. Obama a déclaré qu'il avait dit à Mme Merkel que les États-Unis étaient résolus, « aux côtés de l'Allemagne, à jouer un rôle principal dans les initiatives visant à pour faire face à la crise de l'énergie et aux changements climatiques ».

« À certains niveaux, l'Europe a avancé plus rapidement que les États-Unis au cours des dernières années. Et j'ai été très clair et franc avec la chancelière Merkel sur le fait que nous travaillons encore sur un cadre qui nous permettra de diriger les efforts internationaux » contre les changements climatiques, a déclaré M. Obama.

Le projet de loi qu'examine actuellement le Congrès américain est « un progrès énorme » par rapport au point où se trouvaient les États-Unis sur le plan des changements climatiques, a dit M. Obama. Mais le président a souligné qu'il y avait encore beaucoup à faire et que les États-Unis œuvreraient avec l'Allemagne et d'autres pays pour clarifier les obligations de Washington, de même qu'avec les économies émergentes pour déterminer les responsabilités de celles-ci dans le cadre des réductions des émissions de gaz à effet de serre.

La chancelière allemande a qualifié ledit projet de loi américain de « transformation » et dit qu'il prouve que les États-Unis sont « très sérieux au sujet du climat ».

Mme Merkel a dit que ce projet de loi pourrait se révéler très utile à la conférence mondiale sur les changements climatiques qui se tiendra en décembre à Copenhague.

« Nous sommes tous deux convaincus que la question des changements climatiques va au-delà d'un ensemble de chiffres et de cibles. Elle signifie que nous devons prendre des engagements et accepter des responsabilités pour ces pays du monde qui seront des plus touchés par ces changements », a déclaré Mme Merkel.

L'Allemagne et les États-Unis « sont également engagés à assurer leur sécurité énergétique, étant donné que nos pays dépendent des ressources naturelles et des produits de base », une situation, a dit Mme Merkel, qui peut être « très désagréable ».

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