24 juin 2009
Les propos du secrétaire d'État adjoint James Steinberg

Washington - La communauté internationale et les États-Unis soutiennent les efforts entrepris par les autorités du nord et du sud du Soudan pour compléter l'accord de paix 2005 afin de réaliser pleinement la transformation pacifique du plus grand pays d'Afrique, a déclaré le secrétaire d'État adjoint James Steinberg.
« Nous approchons de certaines échéances très importantes. Celles-ci établiront le fondement, pour le meilleur ou pour le pire, de l'avenir même du Soudan et de toute la région », a dit M. Steinberg lors d'un forum organisé le 23 juin en faveur de l'accord de paix global qui a mis fin à deux décennies de guerre civile au Soudan. « Les enjeux sont énormes. »
M. Steinberg a expliqué que l'attention se portait à l'heure actuelle sur les initiatives visant à garantir que le processus est équitable, ouvert, transparent et conforme à l'esprit et au but de l'accord de paix.
L'accord de paix global pour le Soudan, dit parfois « accord de Naivasha » du nom de la ville où il avait été signé, préconise une série de points d'entente entre le Mouvement populaire pour la libération du Soudan et le gouvernement soudanais. L'objectif est de mettre fin à deux décennies de guerre civile entre le nord et le sud du pays, aider à la formation d'un gouvernement démocratique et établir un dispositif de partage des revenus pétroliers. L'accord de paix global établit également un calendrier pour la tenue d'un référendum au Sud-Soudan sur la question de son indépendance.
Près de deux millions de personnes ont péri et quatre millions d'autres ont fui leurs foyers entre 1983 et 2005 dans cette guerre civile attisée par des différends idéologiques, ethniques et religieux.
« La communauté internationale et les États-Unis appuient vos efforts pour concrétiser les promesses de l'accord de paix global. Les engagements que nous avons pris tous ensemble à Naivasha, et tout au long de notre présence ici aujourd'hui, reflètent notre détermination à nous tous d'œuvrer pour que cette promesse se réalise », a déclaré M. Steinberg.
Mais celui-ci a ajouté que tout le monde reconnaît en même temps que le fait de devoir simultanément régler les problèmes entre le Nord et le Sud et appliquer l'accord de paix global signifie que tous les défis au Soudan sont liés.
L'envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan, Scott Gration, a dit que des responsables du gouvernement soudanais et des représentants du Mouvement populaire pour la libération du Soudan avaient tenu quatre jours de pourparlers avant l'ouverture de ce forum. Il s'agissait de la première rencontre à haut niveau entre les deux parties depuis la signature de l'accord en 2005, a souligné M. Gration.
« Bien que des progrès aient été accomplis au cours des quatre dernières années et demie, il y a encore beaucoup à faire », a dit M. Gration. « Avec moins de 19 mois restant au calendrier établi par l'accord, nous avons beaucoup de travail à faire pour établir une fondation de paix, de sécurité et de prospérité pour le Soudan. »
Des délégués de près de 20 pays ont participé à ce forum que M. Gration avait convoqué. Celui-ci avait été nommé par le président Obama à son poste actuel pour encourager le monde à s'intéresser à cet accord de paix global et aux initiatives visant à faire aboutir les négociations soudanaises.