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05 juin 2009

Les États-Unis se félicitent de la résolution de l'OEA relative à Cuba

 
Mme Clinton et M. Zelaya le 2 juin 2009 à Washington
La secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton s'entretient avec le président hondurien, M. Manuel Zelaya le 2 juin 2009 à l'OEA.

Washington - Les États-Unis se félicitent de la décision de l'Organisation des États américains (OEA) de lever la suspension imposée à Cuba il y a 47 ans et de lui accorder l'admission en tant qu'État membre une fois que son gouvernement se sera engagé à respecter les valeurs démocratiques de cette organisation régionale, a indiqué le département d'État dans un communiqué.

La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton a déclaré que la décision prise le 3 juin lors de la 39e Assemblée générale de l'OEA à San Pedro Sula, au Honduras, allait de pair avec l'approche générale des États-Unis visant à progresser dans le sens de l'amélioration de leurs relations avec Cuba et avec les autres États américains.

« De nombreux États membres avaient initialement cherché à faire lever la suspension de 1962 et à autoriser le retour de Cuba à l'OEA immédiatement et sans condition aucune », a déclaré Mme Clinton dans son communiqué. « D'autres membres, en revanche, sont convenus avec nous que la manière appropriée de procéder était de remplacer la suspension - qui a perdu sa raison d'être près d'un demi-siècle plus tard - par un processus de dialogue et une décision future qui dépendra de l'engagement de Cuba en faveur des valeurs de cette organisation. »

Approuvée à l'unanimité par les 34 États membres de l'OEA, la résolution stipule que Cuba doit solliciter officiellement sa réintégration et souscrire à la Charte de l'OEA et à la Charte démocratique interaméricaine, qui défendent la démocratie, l'autodétermination, la non-ingérence, les droits de l'homme, le développement et la sécurité, a dit Dan Restrepo, conseiller spécial du président et directeur principal pour les affaires interaméricaines au Conseil de la sécurité nationale des États-Unis.

« Ce que nous avons vu aujourd'hui prouve ce que le travail difficile de la diplomatie multilatérale peut accomplir », a déclaré M. Restrepo lors d'une téléconférence avec des journalistes le 3 juin. « Les États-Unis et d'autres pays de diverses régions du continent se sont battus contre l'idée d'un processus automatique pour admettre de nouveau Cuba et ont prévalu, et le consensus est donc : laissons les différends du passé à l'histoire et ne soyons pas prisonniers de ce passé, mais faisons le nécessaire pour défendre le respect de nos principes fondamentaux de démocratie, de droits de l'homme, de non-intervention et de non-ingérence en indiquant que c'est la voie que Cuba devra suivre pour se joindre de nouveau à l'OEA. »

Pour pouvoir retourner à l'OEA, Cuba doit accepter tout ce que cette organisation représente et respecter toutes ses règles, a souligné M. Restrepo. Lever la suspension de 1962 ne signifie pas le retour automatique de Cuba en tant qu'État membre.

Le secrétaire d'État adjoint Thomas Shannon a indiqué lors de la téléconférence de presse que la résolution de l'OEA était basée sur le projet de texte que Mme Clinton a présenté avant de quitter ladite conférence pour rejoindre le président Obama au Caire, en Égypte, pour des entretiens avec des responsables de ce pays. La résolution avait été mise au point à l'issue de nombreuses conversations et négociations avec divers partenaires des États-Unis à l'OEA, a ajouté M. Shannon.

« Cette résolution est le résultat d'un dialogue et d'une collaboration avec nos partenaires clés sur ce continent », a dit M. Shannon. « Nous souhaitons une approche progressiste à l'égard de Cuba, et non un retour en arrière. »

« En fin de compte, (...) ce que la région nous a clairement indiqué, dans nos consultations qui duraient depuis quelque temps déjà, c'est qu'elle souhaitait trouver un moyen de traiter avec Cuba qui ne se fonde pas sur les outils de la Guerre froide. »

M. Shannon a souligné que le président Obama avait très clairement indiqué à la Trinité-et-Tobago, au moment du Cinquième Sommet des Amériques, que les États-Unis souhaitaient bâtir un nouveau genre de relations avec Cuba qui seraient centrées sur l'avenir et favoriseraient le bien-être futur du peuple cubain.

M. Shannon a ajouté que lors des négociations sur la résolution relative à Cuba, de nombreux pays qui avaient voulu simplement permettre à ce pays de rejoindre leurs rangs sans condition, se sont rendu compte de ce que cela pourrait signifier, et ont reconnu qu'il était nécessaire d'adopter une résolution à deux volets : d'abord lever la suspension de l'adhésion de Cuba en vigueur depuis 47 ans, et ensuite, exiger que Cuba, pour rejoindre l'OEA, suive un processus basé sur les principes fondamentaux de cette organisation.

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