01 juin 2009
Un aperçu des thèmes qui figureront dans son discours

Washington - Le président Obama prononcera, le 4 juin à l’université du Caire, un discours dans lequel il fera part de sa volonté d’avoir des rapports avec le monde musulman fondés sur l’intérêt mutuel et sur le respect mutuel. Il indiquera aussi comment les États-Unis et les pays musulmans pourront aplanir certaines des divergences qui les divisent.
En tant que siège de l'université Al-Azhar et de par sa situation au confluent de l'Afrique, du Proche-Orient et de la Méditerranée, Le Caire (Égypte) constitue un lieu approprié pour s'adresser directement aux communautés islamiques du monde entier.
Ce discours devrait préciser les idées du président Obama telles qu'il les a énoncées lors de sa récente interview avec la chaîne de télévision Al-Arabiya : « Les États-Unis ont intérêt à promouvoir le bien-être du monde islamique (...) Le langage que nous utilisons doit être celui du respect. Certains membres de ma propre famille sont musulmans. J'ai vécu dans des pays islamiques. »
Lors de son récent entretien avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, M. Obama a donné un aperçu du message qu'il prévoit de partager avec le monde islamique dans son prochain discours : « Je veux profiter de cette occasion pour lancer un message plus vaste sur la manière dont les États-Unis peuvent améliorer leurs relations avec le monde islamique. À mon avis, cela exigera à la fois de la part des États-Unis et des nombreux pays à majorité islamiques, de parvenir à une meilleure reconnaissance mutuelle, de mieux se comprendre et, de là, je pense, de dégager des terrains d'entente. »
Le président a également fait état de certains autres points qui figureront dans son discours. Il a parlé des apports importants que les musulmans américains ont faits à la société aux États-Unis. Il a aussi reconnu l'importance de la question de la paix au Proche-Orient pour le monde arabe et au-delà : « L'absence de la paix entre les Palestiniens et les Israéliens est un obstacle à toute une série de questions, que ce soit dans le domaine d'une plus grande coopération et d'une sécurité améliorée pour les peuples de la région, ou des liens avec les États-Unis. C'est pourquoi je souhaite voir des progrès accomplis à ce niveau, et nous redoublerons d'efforts pour y arriver. »
Bien que certains aient dit s'attendre à ce que le président Obama annonce un nouveau processus de paix pour le Proche-Orient à l'occasion de ce discours, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Robert Gibbs a déclaré : « M. Obama parlera des divers éléments qui permettront de parvenir à la paix au Proche-Orient. Mais le discours du Caire ne vise pas à présenter un nouveau plan détaillé pour y parvenir. »
Durant son séjour au Caire, M. Obama vise non seulement à transmettre un message au monde islamique, mais aussi à poursuivre le dialogue avec le président égyptien Hosni Moubarak sur un vaste éventail de questions bilatérales et régionales.
Des liens étroits existent depuis plus de trente ans entre les États-Unis et l'Égypte ; ces relations sont fondées sur l'intérêt commun à œuvrer pour l'avènement d'une paix globale entre Israël et ses voisins, à lutter contre l'extrémisme et à résoudre les autres conflits régionaux ou internationaux par le biais de négociations et d'autres moyens pacifiques.
Les États-Unis demeurent engagés à promouvoir les droits de l'homme et la démocratie en Égypte, et ces dossiers figureront à l'ordre du jour des entretiens du président Obama avec son homologue égyptien Moubarak.
Le 3 juin, à la veille de son discours du Caire, M. Obama se rendra en visite à Riyad, en Arabie saoudite, où il s'entretiendra avec le roi Abdallah de nombreux dossiers importants, notamment la paix au Proche-Orient, l'Iran et le terrorisme.
Puis le 5 juin, M. Obama ira à Dresden, en Allemagne, où il se recueillera sur le site de l'ancien camp de concentration de Buchenwald. Le président participera le lendemain à l'observation du 65e anniversaire du Jour J, le 6 juin.