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30 juillet 2009

Mme Clinton va faire une tournée dans sept pays africains

 
Hillary Clinton et Barack Obama.
La secrétaire d'État et le président, Mme Hillary Clinton et M. Barack Obama.

Washington – La secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, entamera le 5 août une tournée dans sept pays africains pour mettre en évidence l’engagement des États-Unis en faveur du développement économique de l’Afrique subsaharienne, tout en soulignant le fait que l’Afrique est un continent doté de possibilités, a déclaré le porte-parole du département d’État, M. Ian Kelly.

Mme Clinton commencera sa visite en assistant au Huitième Forum sur la coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne (connu sous le nom de Forum de l’AGOA), à Nairobi (Kénya), a-t-il indiqué dans un communiqué de presse diffusé le 27 juillet. Elle poursuivra ensuite son voyage en faisant étape en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo, au Nigéria, au Libéria et au Cap-Vert.

« Ce voyage mettra en évidence la détermination du gouvernement Obama de faire de l’Afrique une priorité de la politique étrangère des États-Unis », a-t-il précisé. C’est la première fois que le président et le chef de la diplomatie d’un nouveau gouvernement des États-Unis auront effectué des voyages en Afrique aussi rapidement après leur entrée en fonction.

Le président Obama s’est rendu les 11 et 12 juillet au Ghana où il a prononcé un discours important devant le Parlement ghanéen, dans lequel il a mis l’accent sur l’importance des relations entre les États-Unis et l’Afrique et son engagement en faveur du continent. La bonne gouvernance est la clé du développement, a alors dit M. Obama aux députés ghanéens. « C’est le changement qui peut déverrouiller les possibilités de l’Afrique. Et c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter », a-t-il souligné.

« L’engagement des États-Unis et du reste de l’Occident, a dit le président, ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous dépensons ; nous devons être des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur. » M. Obama a également fait état des quatre éléments qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

M. Kelly a indiqué qu’au cours de son séjour au Kénya, Mme Clinton s’entretiendrait des nouvelles méthodes de développement, notamment de l’importance des investissements et de la croissance économique sur une base diversifiée. Elle sera accompagnée au Forum de l’AGOA du ministre de l’agriculture, M. Tom Vilsack, du représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Ron Kirk, et du secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, M. Johnnie Carson.

À Nairobi, Mme Clinton prononcera un discours lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence ministérielle du Forum de l’AGOA, participera à des réunions bilatérales avec de hauts responsables kényans, s’entretiendra dans un institut de recherche important de questions relatives à la sous-alimentation et à l’agriculture dans le monde et engagera un dialogue avec des citoyens kényans.

La loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), qui a été promulguée dans le cadre de la loi de 2000 sur le commerce et le développement, a principalement pour objet d’accroître le volume et la diversité des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne.

« L’AGOA vise également à promouvoir la coopération économique et le commerce en Afrique subsaharienne en encourageant les échanges commerciaux entre les pays bénéficiaires de ses dispositions », a récemment déclaré la représentante adjointe des États-Unis pour le commerce extérieur, Mme Florizelle Liser, devant une commission parlementaire.

Les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne se sont élevés à 104,6 milliards de dollars en 2008, soit trois fois plus qu’en 2001, qui était la première année d’application de l’AGOA, a-t-elle précisé.

« Nous poursuivons nos efforts pour que de plus en plus de pays admissibles à l’AGOA puissent en profiter ; nous cherchons aussi à aider les Africains à faire face aux difficultés relatives à l’offre, à augmenter l’éventail et la qualité des produits qu’ils exportent et à renforcer la capacité concurrentielle de l’Afrique en général », a-t-elle souligné.

En vertu des dispositions de l’AGOA, des représentants des États-Unis et des pays africains bénéficiaires doivent se réunir tous les ans. Le Forum de cette année aura pour thème les initiatives destinées à encourager les investissements du secteur privé susceptibles d’accroître le commerce et la croissance économique dans les pays de l’AGOA.

Lors de son séjour au Kénya, Mme Clinton s’entretiendra également avec le président du gouvernement fédéral de transition de la Somalie, Cheikh Charif Ahmed.

« Dans chacun des pays qu’elle visitera, Mme Clinton soulignera le fait que l’Afrique est un continent doté de possibilités, fondées sur le principe de la responsabilité. Elle mettra l’accent sur la détermination des États-Unis à établir des partenariats avec les États, le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les habitants des pays africains pour créer des sociétés dans lesquelles toute personne aura la possibilité de donner toute sa mesure », a précisé M. Kelly.

De nouvelles solutions pour d’anciens problèmes

Mme Clinton encouragera ses interlocuteurs à trouver de nouvelles solutions aux anciens problèmes, à utiliser le pouvoir de l’innovation et de la technologie pour établir les fondements de la stabilité, du développement humain et de la croissance économique, a-t-il dit. Elle s’adressera également à une nouvelle génération de jeunes scientifiques, de dirigeants de petites entreprises, de créateurs d’entreprise et de notables dont la tâche sera de résoudre des problèmes réels et de créer des modèles pour la réussite économique et les progrès sociaux.

« Mme Clinton discutera des meilleurs moyens pour promouvoir la bonne gouvernance régionale, au moyen de partenariats établis entre les dirigeants des pays africains afin de prévenir les conflits, la violence, notamment celle contre les femmes, l’érosion de la démocratie et les menaces transnationales », a-t- il indiqué.

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