30 juillet 2009
La conférence de presse de la secrétaire d’État et du ministre britannique des affaires étrangères

Washington — La secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, et le ministre britannique des affaires étrangères, M. David Miliband, ont déclaré que la solution de l’insurrection des talibans en Afghanistan résidait dans une stratégie comportant des aspects militaire, politique et économique.
« L’Afghanistan n’est pas un pays en proie seulement à une insurrection, mais aussi à une pauvreté extrême. C’est l’un des pays les plus pauvres du monde, et son économie a désespérément besoin d’une période de stabilité pour se développer », a dit M. Miliband le 29 juillet, lors d’une conférence de presse avec Mme Clinton au département d’État.
M. Miliband a ajouté que le succès réel de la lutte contre l’insurrection s’évaluait par le nombre de citoyens afghans protégés contre les talibans et non par le nombre de ces derniers qui avaient été tués.
Pour sa part, Mme Clinton a indiqué que la stratégie militaire en Afghanistan consistait principalement à chasser les talibans, à asseoir l’autorité des pouvoirs publics et à rebâtir et que cette stratégie prévoyait que les forces de sécurité nationale afghanes – l’armée et la police – devaient arriver à assurer la sécurité. « Nous avons toujours considéré cela comme étant notre objectif principal pour la réussite à long terme en Afghanistan », a-t-elle affirmé.
Les premiers comptes-rendus envoyés par les commandants sur le terrain sont encourageants, a-t-elle dit. Des progrès en matière de sécurité ont eu lieu depuis que la stratégie américaine a commencé à être modifiée sous la direction du général Stanley McChrystal, qui a été récemment nommé à son poste. La coalition dirigée par les États-Unis poursuit une stratégie qui vise à atteindre l’objectif principal consistant à détruire, à démanteler et à défaire Al-Qaïda et ses alliés.
« Mais ce n’est qu’un début, a dit Mme Clinton. L’une des premières choses que le président Obama ait ordonnées a été un examen complet et approfondi de la situation sur le terrain. Il est clair que nous poursuivons actuellement une stratégie qui est à notre avis mieux réfléchie et plus complète. »
Les deux chefs de la diplomatie se sont longuement entretenus du récent voyage de Mme Clinton en Inde et de sa participation à la conférence ministérielle de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) en Thaïlande, de questions relatives à l’Afghanistan, du Dialogue stratégique et économique entre les États-Unis et la Chine qui vient de s’achever à Washington et des récents faits nouveaux dans les dossiers Corée du Nord et Iran.
« La question de l’Afghanistan et de ses relations avec le Pakistan est évidemment à la tête de l’ordre du jour pour nos deux pays », a déclaré M. Miliband.
Mme Clinton a dit à la presse que les États-Unis déploraient les mauvais traitements que les autorités iraniennes auraient infligés aux détenus politiques. « Nous pensons qu’il est impératif que les autorités iraniennes remettent en liberté les détenus politiques et qu’elles les traitent de manière adéquate et humaine », a-t-elle souligné.
Le fait que ceux-ci soient encore incarcérés et soumis à de mauvais traitements suggère que la situation politique en Iran n’est pas réglée, a ajouté la secrétaire d’État. Les États-Unis, a-t-elle dit, appuient le droit du peuple iranien à manifester librement, à protester de manière pacifique contre les agissements du gouvernement et à exprimer son opinion à ce sujet sans craindre des représailles.