28 juillet 2009

Washington – Le président Obama a déclaré que les États-Unis et la Chine devaient œuvrer de concert pour relever les défis communs auxquels ils avaient à faire face, tels que la crise économique internationale, les changements climatiques, la prolifération des armes nucléaires et l’extrémisme violent.
Dans l’allocution qu’il a prononcée le 27 juillet lors de l’ouverture du Dialogue stratégique et économique entre les États-Unis et la Chine à Washington, il a dit aux responsables américains et chinois : « Nous ne pouvons pas prédire avec certitude ce que l’avenir apportera, mais nous pouvons être certains des questions qui caractériseront notre époque. »
Les deux pays ont des intérêts mutuels cruciaux, a-t-il fait remarquer. « Si nous avançons nos intérêts grâce à la coopération, nos peuples en bénéficieront et le monde en profitera – parce que notre capacité à établir un partenariat entre nos deux nations est une condition nécessaire pour pouvoir relever un grand nombre des défis internationaux les plus urgents. »
La crise financière internationale actuelle a mis au jour l’imbrication des activités économiques mondiales et le besoin de les coordonner aux niveaux bilatéral et multilatéral. Le président Obama a affirmé que les États-Unis et la Chine pouvaient promouvoir la stabilité grâce « à une meilleure transparence et des réformes de la réglementation » et grâce à des échanges commerciaux libres et équitables. Ce dernier élément gagnerait particulièrement des travaux pour parvenir à un accord « ambitieux et équilibré » dans le cadre des négociations dites de Doha.
Pour ce qui est des questions bilatérales, il a dit : « Au fur et à mesure que les Américains épargnent davantage et que les Chinois sont en mesure de dépenser davantage, nous pourrons placer la croissance sur une fondation plus viable – parce que, tout comme la Chine a tiré parti d’investissements importants et d’exportations rentables, elle peut aussi devenir un marché énorme pour les produits américains ».
Les deux pays sont également les plus grands consommateurs d’énergie et émetteurs de gaz à effet de serre du monde. M. Obama a souligné que la coopération sur les dossiers de l’énergie et des changements climatiques était tout simplement une question de bon sens. « Aucun de nous ne bénéficierait s’il venait à dépendre davantage des importations de pétrole, et aucun de nous ne pourra épargner à sa population la dévastation des changements climatiques à moins de collaborer », a-t-il souligné.
Les États-Unis et la Chine doivent œuvrer de concert pour faire face à l’extrémisme violent de par le monde et pour prévenir la prolifération des armes nucléaires, a-t-il déclaré en soutenant que si de nouveaux pays se dotaient de telles armes, leur utilisation serait plus vraisemblable. Le président s’est prononcé en faveur du renforcement du Traité de non-prolifération nucléaire de manière à renouveler l’accord de base entre les États nucléaires et les États non nucléaires.
« Les pays qui possèdent des armes nucléaires avanceront sur la voie du désarmement ; ceux qui n’ont pas de telles armes ne chercheront pas à s’en doter; et tous les pays auront accès à l’énergie nucléaire à des fins civiles », a-t-il dit en ajoutant qu’au XXIe siècle « un équilibre de terreur ne saurait exister ».
Les États-Unis espèrent également ouvrir un dialogue sur la question des droits de l’homme avec la Chine. Le président Obama a fait l’éloge des efforts de la Chine pour tirer des centaines de millions de ses habitants de la pauvreté et il a exprimé le sentiment de respect qu’il avait pour les progrès, les accomplissements, l’histoire et la civilisation de la Chine. Il a cependant souligné que les religions et les cultures de tous les peuples, et la liberté d’exprimer leurs opinions, devaient être respectées et protégées à l’intérieur des frontières chinoises et que les États-Unis avaient des responsabilités semblables envers leur propre population.
« Il ne s’agit pas là de choses que nous cherchons à imposer. C’est ce que nous sommes. Cela guide notre ouverture les uns envers les autres et envers le reste du monde », a-t-il dit.