30 janvier 2009
M. George Mitchell appelle à un cessez-le-feu durable.

Washington - Les États-Unis sont préoccupés par l'importance des pertes humaines et par l'urgence des besoins humanitaires dans la Bande de Gaza, à l'issue d'un conflit de 22 jours entre les forces israéliennes et celles du Hamas, a affirmé l'envoyé spécial américain au Proche-Orient, M. George Mitchell.
S'adressant à la presse, le 29 janvier, à l'issue d'un entretien avec des responsables palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, et à Jérusalem, M. Mitchell a affirmé avoir « répété ces paroles au nom du président Obama au président palestinien Mahmoud Abbas. Il est important de consolider un cessez-le-feu viable et durable et nous encourageons la continuation des efforts en ce sens. »
Désigné envoyé spécial pour ce dossier le 22 janvier, M. Mitchell a été dépêché quatre jours plus tard au Proche-Orient par le président Obama et par la secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton. Son itinéraire comprenait l'Égypte, Israël, la Cisjordanie, la Jordanie et l'Arabie saoudite. L'objet de son périple, au-delà d'un affermissement du cessez-le-feu, consiste à chercher à établir un dispositif efficace d'interdiction de la contrebande afin d'empêcher le Hamas de se réarmer, à rétablir la liberté de circulation à la frontière et à mettre sur pied un programme de reconstruction et d'aide humanitaire d'urgence aux Palestiniens à Gaza.
Selon M. Mitchell, la décision rapide de M. Obama de l'envoyer dans la région est une preuve puissante que le processus de paix au Proche-Orient revêt une importance prioritaire immédiate. Durant son entretien avec M. Abbas, il a insisté sur l'importance cruciale des mesures à prendre afin d'empêcher le Hamas de se réarmer.
« Une paix durable, tel est notre objectif, et les États-Unis appuieront tout engagement actif à parvenir à une solution assurant la coexistence pacifique de deux États vivant dans la paix, dans la stabilité et dans la sécurité », a affirmé l'envoyé spécial. « Afin de prévenir efficacement le trafic illicite d'armes à Gaza, il faut mettre en place un mécanisme permettant le transit de marchandises licites, et ce avec la participation de l'Autorité palestinienne. »
M. Mitchell a dit qu'il voulait que le passage frontalier soit rouvert selon les dispositions d'un accord de 2005 qui accorde à l'Autorité palestinienne la maîtrise à Rafah du principal couloir de passage entre l'Égypte et Gaza. Des observateurs européens seraient présents afin de prévenir tout trafic d'armes.