Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

27 janvier 2009

Un engagement renouvelé des États-Unis en faveur des Nations unies

Selon la nouvelle représentante, Mme Susan Rice, le maintien de la paix, le réchauffement climatique et la non-prolifération seront à l'ordre du jour.

 
Susan Rice et Ban-Ki Moon
L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Mme Susan Rice et le Secrétaire-général de l'ONU, M. Ban Ki-moon le 26 janvier.

Washington - Les États-Unis s'engagent à aider à renforcer l'autorité des Nations unies afin que cette institution internationale ait les moyens de faire face à une liste grandissante de défis, a affirmé la nouvelle représentante permanente de ce pays auprès de l'ONU, Mme Susan Rice.

« La position du président Obama, à ce sujet, est claire : la coopération et les partenariats avec d'autres pays sont les meilleurs moyens de renforcer notre sécurité et notre prospérité. Et il n'y aucun forum plus important que les Nations unies pour réaliser une coopération efficace », a dit Mme Rice à la presse, le 26 janvier, après avoir présenté ses lettres de créance au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Les Nations unies doivent faire face aujourd'hui à des défis sans précédent, a-t-elle déclaré. Près de 90.000 casques bleus sont déployés dans le cadre de 16 missions de par le monde. L'ONU joue un rôle clé dans la promotion de la reconstruction et du développement en Irak et en Afghanistan. Cet organisme international est également au centre des efforts visant à contrer les changements climatiques, à réduire la pauvreté, à lutter contre le sida et les autres maladies, à aider les réfugiés et les déplacés, à nourrir ceux qui ont faim et à affronter le génocide.

« Pour relever des défis d'une telle ampleur, tous les peuples et tous les pays doivent se concentrer sur ce qui nous est commun, à savoir le désir unanime de vivre en liberté et en sécurité, en bonne santé et avec des espérances et des possibilités. Ce sont les intérêts et les aspirations du peuple américain, que partagent des milliards d'êtres humains à travers le monde », a dit Mme Rice, le 15 janvier, lors de son audition de confirmation au Sénat américain. « Nous ne pouvons plus nous permettre d'employer les étiquettes qui entravent, telles que riche ou pauvre, développé ou en développement, Nord ou Sud, non-aligné ou occidental ».

Renforcer les opérations de maintien de la paix, notamment dans les zones de conflit en Afrique, telle la région du Darfour, au Soudan, demeure une des priorités des États-Unis, a dit Mme Rice. Conseillère en affaires africaines à l'époque du président Clinton, elle a déclaré que le gouvernement du président Obama demeure « très profondément préoccupé par le génocide qui perdure au Darfour ».

« La priorité, en ce moment, doit être d'assurer une protection efficace à la population civile », a-t-elle affirmé ; elle a ajouté que la mission de paix de l'ONU au Darfour, entamée il y a un an, doit avoir des effectifs complets « pour qu'existent sur le terrain les compétences nécessaires pour commencer à assurer cette protection des civils ».

L'implication des États-Unis, sur le plan diplomatique, dans les négociations internationales sur les changements climatiques doivent être une autre priorité, a dit Mme Rice. « Pour contrer le réchauffement de la planète, tous les pays responsables d'émissions de gaz à effet de serre doivent faire partie de la solution. Les économies en croissance rapide, telles la Chine et l'Inde, doivent se joindre aux efforts internationaux en établissant des normes et des limitations qu'elles s'engageraient à respecter. Et nous devons aider les pays les plus vulnérables à s'adapter aux changements climatiques », a souligné Mme Rice.

Une troisième priorité des États-Unis doit être de renforcer l'appui qu'ils offrent déjà de longue date aux programmes de l'ONU pour le développement et la santé dans le monde, a dit Mme Rice, réitérant la promesse faite par le président Obama d'adopter les Objectifs du Millénaire pour le développement, établis par les Nations unies.

La non-prolifération nucléaire sera aussi à l'ordre du jour, a déclaré Mme Rice, disant qu'une « diplomatie directe » serait mise en œuvre pour convaincre l'Iran de se joindre aux négociations internationales sur son programme nucléaire - qui a fait l'objet de trois séries de sanctions économiques imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

« Le dialogue et la diplomatie doivent aller de pair avec un message très ferme de la part des États-Unis et de la communauté internationale, faisant clairement savoir à l'Iran qu'il doit remplir ses obligations telles que les a définies le Conseil de sécurité, et que son refus de le faire ne fera qu'accroître les pressions sur ce pays », a dit Mme Rice.

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