Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

12 janvier 2009

Les États-Unis appuient les efforts de médiation égyptiens entre Israël et le Hamas

Ils soutiennent également la résolution du Conseil de sécurité sur le cessez-le-feu, dit Mme Rice.

 
Condoleezza Rice et l'ambassadeur Khalilzad
Mme Rice et l'ambassadeur Khalilzad lors de consultations aux Nations unies le 8 janvier 2009.

Washington – Les États-Unis soutiennent les efforts entrepris par l’Égypte pour mettre fin au conflit de Gaza entre Israël et le Hamas. En outre, ils appuient la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU préconisant un cessez-le-feu.

Alors que 14 États membres du Conseil de sécurité ont voté, le 8 janvier, en faveur de cette résolution, rédigée après plusieurs jours de négociations, les États-Unis ont choisi de s’abstenir afin de donner plus de temps au président de l'Égypte, M. Hosni Moubarak, qui tente en sa qualité de médiateur de favoriser la conclusion d'un accord de cessez-le-feu entre les Israéliens et le Hamas, a indiqué la secrétaire d’État, Mme Condoleezza Rice.

Washington, a-t-elle ajouté, ne désirait cependant pas bloquer l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité. « Nous avons conclu que cette résolution, dont nous appuyons le libellé et les objectifs, était nécessaire. ».

Le Conseil de Sécurité a ainsi établi une feuille de route pour une paix viable et durable à Gaza, a dit Mme Rice, qui s'est rendue à New York, le 6 janvier, pour œuvrer de concert, pendant plusieurs jours, avec les autres membres du Conseil de sécurité à la rédaction d’une résolution de cessez-le-feu qui satisfasse cet organe de l'ONU et les États arabes qui avaient proposé leur propre projet de résolution en ce sens.

L’Égypte avait facilité une trêve de six mois entre Israël et le Hamas ; celle-ci était entrée en vigueur en juin 2008 et a pris fin en décembre dernier.

« Nous devons parvenir à un consensus international sur le fait que Gaza ne doit jamais plus servir de base de lancement de roquettes contre la population civile israélienne, parce qu’il est important de ne pas perdre de vue comment cette crise a commencé. La violence a éclaté à l’instigation du Hamas, groupe terroriste qui préconise la destruction d’Israël », a dit Mme Rice lors du débat du 8 janvier au Conseil de sécurité.

Les agissements du Hamas ont contribué au conflit qui frappe aujourd’hui la bande de Gaza, a-t-elle souligné. « Il y a dix-huit mois, le Hamas a pris le contrôle de Gaza lors d'un coup d’État, et depuis lors des milliers d’armes, de roquettes et de mortiers ont été clandestinement acheminés vers ce territoire. Il a refusé de proroger la trêve (…) L’approvisionnement ininterrompu en armes est l’une des causes fondamentales de la situation actuelle et met en grand danger les habitants tant de Gaza que du sud d’Israël ».

La secrétaire d'État a fait remarquer que les attaques de roquettes ne constituaient pas seulement une attaque contre Israël, mais aussi contre la solution de deux États. Les États-Unis appuient la création d’un État palestinien cohabitant dans la paix avec Israël.

Gaza est depuis juin 2007 sous le contrôle du Hamas, dont les forces ont chassé l'Autorité palestinienne. Sous la direction du Fatah, celle-ci gouverne la Cisjordanie et demeure le seul gouvernement des territoires palestiniens reconnu par la communauté internationale.

La bande de Gaza est une bande de terre rectangulaire qui s'étend le long de la côte méditerranéenne entre Israël et l'Égypte. Environ 1,4 million de personnes, pour la plupart des Palestiniens, vivent sur ce territoire, et nombre d'entre eux se trouvent dans des camps de réfugiés depuis des décennies.

Le gouvernement israélien a lancé son offensive contre le Hamas après que ce dernier eut mis fin à sa trêve de six mois avec Israël et intensifié ses tirs de roquettes et de mortiers contre le sud de l'État hébreu.

Les États-Unis demeurent préoccupés par la crise humanitaire

Lors de son point de presse du 9 janvier, le porte-parole adjoint de la Maison-Blanche, M.Scott Stanzel, a indiqué que les États-Unis demeuraient profondément préoccupés par l'ampleur croissante de la crise humanitaire à Gaza. « Nous avons exprimé notre préoccupation tout au long de ce conflit », a-t-il dit.

M. Stanzel a également fait état des propos de Mme Rice à l'ONU, dans lesquels elle a souligné que l’Égypte cherchait à mettre au point un accord de « cessez-le-feu viable et durable », et qu’il s’agissait là d’un processus que les États-Unis continuaient d’appuyer. « Nous œuvrons de concert avec nos partenaires de la communauté internationale. Mme Rice a joué un rôle très important dans la rédaction de cette résolution », a-t-il dit.

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