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18 février 2009

Hillary Clinton : un essai de missile balistique par la Corée du Nord serait peu judicieux

La visite de la secrétaire d'État américaine au Japon

 
Hillary Clinton à Tokyo
La secrétaire d'État s'est entretenue avec des étudiants de l'université de Tokyo le 17 févier 2009.

Washington - Le lancement par la Corée du Nord d'un missile balistique à grande portée ne pourrait que nuire à l'amélioration des relations délicates entre les États-Unis et la Corée du Nord, a affirmé la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton.

« C'est à la Corée du Nord que revient la décision de coopérer avec les Pourparlers à Six et de mettre fin à ses propos et actions provocateurs, et nous observerons de très près » cette décision, a dit Mme Clinton lors d'une conférence de presse tenue le 17 janvier à Tokyo, en compagnie du ministre japonais des affaires étrangères, M. Hirofumi Nakasone.

Mme Clinton poursuit actuellement une tournée de consultations sécuritaires et économiques de quatre pays en Extrême-Orient. De retour à Washington elle partagera les conclusions de ses consultations ainsi que les recommandations faites par ses interlocuteurs avec le président Obama et son équipe de sécurité nationale dans le cadre de l'élaboration de la stratégie américaine à l'égard de cette région. Son premier voyage à l'étranger en sa qualité de secrétaire d'État la conduit également en Indonésie, en Corée du Sud et en Chine.

« Si la Corée du Nord s'acquitte des obligations qu'elle a déjà acceptées et élimine, de manière vérifiable et totale, son programme nucléaire, alors il y aura certainement une réponse réciproque des États-Unis », a-t-elle indiqué. « La Corée du Nord a déjà accepté de démanteler (son programme de mise au point d'armes nucléaires) dans l'accord conclu en 2007, et nous nous attendons à ce qu'elle respecte ses engagements. »

Washington souhaite établir de meilleures relations diplomatiques avec la Corée du Nord, grâce notamment à un traité de paix qui mettrait fin officiellement à la guerre de Corée de 1950-1953, remplaçant l'armistice, et à une assistance humanitaire et économique au peuple nord-coréen, a affirmé Mme Clinton.

« Cela nécessitera l'engagement du gouvernement nord-coréen en faveur de la dénucléarisation et de la non-prolifération », a-t-elle précisé.

L'élimination des armes nucléaires de la péninsule coréenne a été un élément central des négociations entre les deux Corées, la Chine, le Japon, la Russie et les États-Unis. Les Pourparlers à Six ont été suspendus l'an dernier quand le régime nord-coréen de Kim Jong Il a refusé d'accepter les normes du système international de vérification pour le démantèlement de son programme de mise au point d'armes nucléaires.

On s'attend à ce que la Corée du Nord figure de manière importante à l'ordre du jour des entretiens de la secrétaire d'État avec les responsables du Japon, de la Corée du Sud et de la Chine.

« Mon objectif est la dénucléarisation de la Corée du Nord, et cela signifie un dénombrement complet et vérifiable de tous ses programmes, et le retrait de tout le plutonium retraité que ce pays a été en mesure de produire parce que la possibilité de le faire lui avait été octroyée », a dit Mme Clinton.

Le Japon, essentiel aux relations des États-Unis dans le monde

Au Japon, première escale de sa tournée de quatre États, Mme Clinton a dit que les relations bilatérales entre ce pays et les États-Unis « sont la pierre angulaire de nos efforts dans le monde entier. Leur fondement a toujours été et restera toujours l'engagement en faveur de notre sécurité et de notre prospérité communes. »

Pendant son séjour au Japon, Mme Clinton a signé avec ce pays l'Accord international de Guam ; négocié depuis plusieurs années, il préconise le redéploiement à Guam de 8.000 marines, actuellement stationnés à Okinawa, dans le cadre du réalignement des forces américaines et de l'émergence d'un nouvel arrangement sécuritaire en Asie du Nord-Est. En ce moment, les États-Unis ont 50.000 militaires stationnés au Japon, dont environ 20.000 à Okinawa.

Les familles de citoyens japonais enlevés par des agents nord-coréens pendant les années 1970 et 1980 se sont entretenues pendant 30 minutes avec Mme Clinton, qui a attentivement écouté leurs comptes rendus de ces rapts. « Je dirai que la question de ces enlèvements est extrêmement préoccupante. C'est une telle tragédie humaine », a dit la secrétaire d'État.

Mme Clinton a également fait savoir qu'elle avait invité le premier ministre japonais Taro Aso à se rendre dans la semaine du 23 février à Washington où il serait reçu à la Maison-Blanche. Elle a aussi tenu une réunion avec des étudiants et des professeurs de l'université de Tokyo.

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