View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

17 février 2009

Les É.-U. sont en faveur d'un engagement actif et durable en Asie, dit Mme Clinton

La tournée en Asie de la secrétaire d'État

 
Hillary Clinton
La secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton, a affirmé que : « nous sommes prêts à écouter » le 13 février à New York.

Washington - Selon la secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, les États-Unis souhaitent un engagement plus rigoureux et plus durable avec l'Asie de l'Est en ce qui concerne une multitude de questions, qu'il s'agisse de la crise économique actuelle, de la prolifération des armes nucléaires, des changements climatiques, de l'énergie propre, de la santé ou des revenus.

Lors de sa première mission à l'étranger, Mme Clinton devait se rendre au Japon du 16 au 18 février, puis en Indonésie les 18 et 19 février, en Corée du Sud les 19 et 20 février et finalement en Chine du 20 au 22 février.

« Nos relations avec chacun de ces pays, ainsi qu'avec tous nos partenaires et alliés dans toute l'Asie et en Océanie, sont indispensables à notre sécurité et à notre prospérité », a souligné Mme Clinton dans le discours qu'elle a prononcé le 13 février à l'Asia Society, à New York, quatre jours avant son départ en Asie.

« Nous sommes prêts à écouter, a-t-elle dit. Le fait d'écouter attentivement nos partenaires n'est pas seulement une façon de montrer notre respect, mais il peut être aussi une source d'idées pour favoriser nos efforts communs. »

La secrétaire d'État a indiqué qu'elle avait décidé de se rendre en premier en Asie de l'Est à cause de l'importance stratégique de cette partie du monde et du rôle croissant que celle-ci jouait dans la politique étrangère des États-Unis.

« Vu les réalités du monde actuel, a-t-elle déclaré, nous ne pouvons plus élaborer notre politique étrangère uniquement pays par pays ou simplement en divisant le monde en zones distinctes.

« En faisant cette première tournée en Asie en ma qualité de secrétaire d'État, j'espère signaler que nous avons besoin de partenaires solides de l'autre côté du Pacifique, tout comme nous avons besoin de partenaires solides de l'autre côté de l'Atlantique. »

La Corée du Nord et la prolifération des armes nucléaires

Mme Clinton s'entretiendra avec de hauts responsables japonais, sud-coréens et chinois au sujet de la relance des négociations à Six (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, États-Unis, Japon et Russie). Ces négociations visent à mettre un frein aux ambitions de la Corée du Nord en matière d'armes nucléaires et à dénucléariser la péninsule coréenne. Selon la secrétaire d'État, il devrait être possible de relancer ces négociations si la Corée du Nord évite de commettre des actes provocateurs tels que le lancement de missiles de longue portée.

« Si la Corée du Nord est vraiment prête à mettre fin totalement et d'une manière vérifiable à son programme d'armes nucléaires, le gouvernement Obama sera disposé à normaliser les relations entre les deux pays, à remplacer les anciens accords d'armistice dans la péninsule par un traité de paix permanent et à contribuer à la satisfaction des besoins du peuple nord-coréen en énergie et dans d'autres domaines économiques. »

Les négociations à Six sont dans l'impasse depuis l'an dernier, mais une nouvelle réunion des six pays intéressés est prévue pour le mois prochain à Moscou.

Par ailleurs, Mme Clinton a indiqué que les États-Unis n'avaient pas oublié les familles des ressortissants japonais que la Corée du Nord avait fait enlever il y a de nombreuses années.

Le gouvernement Obama, a-t-elle dit, ne considère pas le développement économique comme jouant un rôle secondaire par rapport aux grands objectifs de la politique étrangère. « Nous allons encourager avec énergie le développement à travers le monde, accroître les possibilités qui permettent à la population, en particulier à ceux qui vivent en marge et surtout aux femmes et aux enfants, de tirer parti de leurs talents, ce qui, estimons-nous, favorisera nos intérêts communs en matière de sécurité. »

La secrétaire d'État a fait l'éloge de l'Indonésie, pays où l'énergie et les aspirations de la population se sont alliées pour contribuer à diverses réalisations dont un mode de scrutin libre et honnête, la liberté de la presse, une société civile robuste et l'importance du rôle des femmes au sein des institutions publiques.

« Nous appuierons, a-t-elle dit, l'Indonésie et d'autres pays de cette partie du monde qui encouragent activement des valeurs communes. »

Mme Clinton a également annoncé que, lorsqu'elle serait à Tokyo, elle signerait avec le gouvernement japonais l'accord international de Guam, qui a trait au transfert de 8.000 soldats américains d'Okinawa à Guam.

Certains observateurs de la scène internationale prétendent que la Chine est un adversaire des États-Unis du fait qu'elle constitue maintenant une force économique et politique croissante en Asie, a-t-elle dit en ajoutant : « C'est tout le contraire. Nous sommes persuadés que les États-Unis et la Chine peuvent tirer mutuellement parti de leurs réussites et y contribuer. La Chine a déjà joué un rôle positif en assurant la présidence des négociations à Six et en participant aux efforts internationaux en matière de maintien de la paix. »

La nouvelle stratégie du gouvernement Obama

La tournée de Mme Clinton en Asie de l'Est fait suite aux efforts déployés depuis l'entrée en fonction du président Obama le 20 janvier pour s'attaquer à quelques-unes des questions les plus pressantes en matière de politique étrangère. Dès son entrée en fonction, M. Obama a commencé de modifier la politique étrangère américaine, notamment en donnant l'ordre de fermer d'ici à un an le centre de détention de terroristes situé sur la base navale des États-Unis à Guantanamo (Cuba).

Afin de rassurer les alliés comme les adversaires des États-Unis, M. Obama a dépêché au Proche-Orient son envoyé spécial pour le processus de paix, M. George Mitchell (ancien sénateur démocrate), qui est chargé d'entamer des consultations et de commencer un réexamen de la politique des États-Unis relative au processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Par ailleurs, le vice-président, M. Joe Biden, a prononcé un important discours sur les objectifs de la politique étrangère américaine lors de la conférence de Munich (Allemagne) sur la sécurité. À cette occasion, il a fait état du nouveau multilatéralisme américain face à certaines des questions les plus épineuses pour les États-Unis et leurs alliés.

Pour ce qui est de l'Afghanistan et du Pakistan, le président Obama a envoyé son représentant spécial, M. Richard Holbrooke, en le chargeant d'écouter, de consulter et de lui faire un rapport à son retour. Une des questions les plus pressantes pour le président est de déterminer dans quelle mesure il convient d'augmenter le nombre de soldats américains en Afghanistan alors qu'il envisage le retrait progressif des forces américaines de l'Irak.

Enfin, le secrétaire d'État adjoint, M. William Burns, vient d'achever une série d'entretiens avec le ministre russe des affaires étrangères, M. Sergei Lavrov, au sujet des relations américano-russes et notamment sur le projet américain d'installation en Europe d'un système de défense antimissile. Lors de l'entretien qu'il a accordé à l'agence de presse Interfax, M. Burns a indiqué que les États-Unis étaient prêts à coopérer en matière de défense antimissile aussi bien avec la Russie qu'avec leurs partenaires au sein de l'OTAN.

Le président Obama doit se rendre au Canada le 19 avril pour participer à des pourparlers relatifs à des questions intéressant le continent américain. Quant au ministre de la défense, M. Robert Gates, il doit assister à une réunion des ministres de la défense des États membres de l'OTAN qui se tiendra les 19 et 20 février à Cracovie (Pologne).

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?