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27 août 2009

Des négociations de paix sérieuses sont nécessaires pour le Proche-Orient

 
MM. George Mitchell et Benjamin Netanyahu le 26 août 2009 à Londres.
L'envoyé spécial des É.-U. au Proche-Orient, M. George Mitchell et le Premier ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu à Londres.

Washington - Les dirigeants israéliens et palestiniens doivent reprendre des négociations « sérieuses » pour revivifier les pourparlers de paix actuellement dans l'impasse, ont déclaré le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et l'envoyé spécial des États-Unis, George Mitchell, à l'issue de l'entretien prolongé qu'ils ont tenu à Londres le 26 août.

À cette fin, une rencontre entre tous les dirigeants impliqués pourrait avoir lieu dans les prochaines semaines, a-t-il été annoncé après que MM. Netanyahu et Mitchell eurent mis fin à leur réunion qui a duré quatre heures. M. Mitchell aurait également demandé à Israël de convenir de suspendre la construction de nouvelles implantations dans les territoires de la Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; cette mesure viserait à établir un climat de confiance entre Israël et les Palestiniens qui avaient indiqué qu'ils ne reviendraient à la table de négociations que si ces constructions cessaient.

Selon un communiqué conjoint publié à Washington, « le premier ministre Netanyahu et le sénateur Mitchell ont eu un entretien très productif aujourd'hui qui a porté sur toutes les questions » pertinentes à ce dossier. « MM. Netanyahu et Mitchell ont convenu de l'importance de reprendre des négociations sérieuses et d'œuvrer en vue d'une paix globale, et du fait que toutes les parties concernées devaient adopter des mesures concrètes pour parvenir à la paix. Le premier ministre et le sénateur ont fait de bons progrès aujourd'hui et une délégation israélienne sera aux États-Unis la semaine prochaine pour poursuivre cette conversation avec M. Mitchell. »

Pour le président Obama, la reprise des pourparlers de paix au Proche-Orient est une priorité importante de la politique étrangère de son gouvernement. Le chef de l'exécutif américain œuvre étroitement avec plusieurs dirigeants de cette région, notamment le président égyptien Hosni Moubarak, pour relancer les négociations qui piétinent.

En outre, M. Obama et la secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton, ont tous deux indiqué qu'ils s'opposaient à la construction d'implantations dans les territoires de la Cisjordanie et à Jérusalem-Est ; environ 300.000 Israéliens vivent dans les premières tandis que quelque 180.000 autres habitent dans des quartiers de Jérusalem-Est, ces secteurs étant revendiqués par les Palestiniens comme devant faire partie de leur futur État.

« Le premier ministre Netanyahu et M. Mitchell sont convenus qu'il était nécessaire d'entamer des négociations sérieuses entre Israël et les Palestiniens en vue d'avancer vers la conclusion d'un accord de paix régional », ont déclaré les responsables israéliens dans un communiqué.

Alors que l'on s'attend à ce que M. Mitchell s'entretienne la semaine prochaine avec des responsables israéliens, on croit également savoir que M. Obama et M. Netanyahu pourraient rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, en marge de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies vers la fin de septembre à New York.

Lors de son séjour à Londres, M. Netanyahu s'est aussi entretenu avec le premier ministre britannique, Gordon Brown, le 25 août, et devrait avoir une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le 27 août, à Berlin.

L'entretien entre M. Obama et M. Moubarak

Le président Obama a déclaré, lors de la récente visite de son homologue égyptien, Hosni Moubarak, à la Maison-Blanche, qu'ils œuvraient tous deux en vue de relancer le processus de paix israélo-palestinien. « Nous avons évidemment de nombreux défis à relever, et nous continuerons à coopérer à la recherche des éléments qui peuvent présenter des domaines d'entente et à travailler ensemble en faveur de la paix et de la sécurité dans la région », a dit M. Obama le 18 août.

« La situation israélo-arabe est un dossier d'intérêt permanent, et nous avons eu une longue conversation sur les moyens qui nous permettraient de contribuer à la reprise d'un processus efficace pour toutes les parties impliquées, afin de rompre un statu quo qui n'est avantageux ni pour le peuple israélien, ni pour le peuple palestinien, ni en fait, à mon avis, pour toute la région », a ajouté M. Obama à la même occasion à la Maison-Blanche.

« Nous nous sommes concentrés sur la question palestinienne parce qu'elle est sans doute d'une importance cruciale et qu'elle a un effet sur le monde autant que sur la région, que ce soit sur l'Occident ou sur les États-Unis », a dit M. Moubarak.

À une question de la presse sur les informations selon lesquelles le gouvernement israélien n'aurait pas accordé de permis pour la construction de nouvelles implantations dans les territoires de Cisjordanie, M. Obama a répondu en disant qu'il y avait eu un mouvement dans le bon sens à cet égard.

« J'ai commencé dès le début par dire que toutes les parties concernées devaient prendre certaines mesures concrètes pour relancer des négociations sérieuses, pour régler ce qui est un conflit qui perdure et qui n'est bon ni pour le peuple israélien ni pour ses voisins », a souligné le président Obama. « Et je pense que le gouvernement israélien a pris ses discussions avec nous très au sérieux. »

M. Obama s'est aussi dit encouragé par les informations selon lesquelles certains points de contrôle en Cisjordanie auraient été éliminées, que les capacités des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne se seraient améliorées et que celles-ci auraient été en mesure de faire face aux questions sécuritaires en Cisjordanie, et qu'il y aurait une certaine croissance de l'activité économique sur ce territoire.

« Cela crée un climat dans lequel il nous est possible de voir certains pas positifs et d'espérer de négocier en vue d'un règlement définitif de ces problèmes tenaces », a dit M. Obama.

« Toutes les parties devront prendre certaines mesures. Toutes les parties devront prendre certains risques », a-t-il ajouté.

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