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19 août 2009

L'envoyé des É.-U. Scott Gration en mission de paix au Soudan, en Éthiopie et en Égypte

 
MM. Scott Gration et Barack Obama
L'envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan, M. Scott Gration et le président Obama.

Washington - L'envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan, M. Scott Gration, se rend au Sud-Soudan pour contribuer à parachever un accord entre le Mouvement populaire pour la libération du Soudan (SPLM) et le Parti du Congrès national (NCP), qui entre dans le cadre plus vaste de l'Accord de paix global signé en 2005, a annoncé le département d'État.

Le voyage de M. Gration, du 17 au 24 août, le conduira au Soudan, en Éthiopie et en Égypte ; il a lieu alors que les États-Unis finissent de mettre au point leur nouvelle politique à l'égard du Soudan et de la région troublée du Darfour.

« Je pense que nous nous approchons du moment où nous énoncerons notre nouvelle approche politique à l'égard du Soudan », a dit le secrétaire d'État adjoint Philip Crowley lors du point de presse quotidien du 17 août. « Je m'attends à ce que cela se produise dans les deux prochaines semaines. Je pense aussi que vous verrez très bientôt les fruits du labeur du général Gration. »

M. Gration se rendra à Juba, dans le Sud-Soudan, pour compléter l'accord sur le plan d'action bilatéral qui doit être conclu entre le Mouvement populaire pour la libération du Soudan et le Parti du Congrès national, et dont l'objectif est de compléter l'exécution de l'Accord de paix global.

M. Gration a récemment déclaré au Congrès américain que l'objectif était de parvenir à un accord qui permettrait aux Soudanais de rentrer dans leur foyer et de reprendre leur vie en toute tranquillité et sécurité. Les précédentes initiatives de paix ont échoué et les États-Unis ont appris les leçons qui en ont découlé. Lors d'une séance de la commission sénatoriale des affaires étrangères, il a énoncé « l'approche intégrée et globale du gouvernement » à l'égard du Soudan.

Le président Obama a fait de l'application et du renforcement de l'Accord de paix global de 2005 un objectif important de la politique étrangère des États-Unis, a indiqué M. Gration, et c'est en partie pourquoi il avait été nommé envoyé spécial chargé de négocier les accords suivants et d'affermir le processus de paix fragile.

Les États-Unis œuvrent avec les mouvements politiques fragmentés du Darfour pour tenter de les amener à la table de négociation armés d'une position commune ; ils œuvrent également de concert avec la Libye et l'Égypte pour mettre fin à la guerre par groupes interposés entre le Tchad et le Soudan ; en outre, Washington appuie le déploiement complet de la Mission hybride Union africaine-ONU au Darfour pour protéger la population civile, a souligné M. Gration.

Le second aspect de la nouvelle stratégie des États-Unis porte sur les efforts visant à préserver la paix entre le nord et le sud du pays, a-t-il expliqué. En janvier 2005, le gouvernement soudanais et le Mouvement populaire pour la libération du Soudan ont signé l'Accord de paix global qui a mis fin à 22 ans de guerre. Mais quatre ans et demi plus tard, cet accord demeure fragile, a souligné M. Gration.

Des élections nationales sont prévues en avril 2010 au Soudan, de même que des référendums au Sud-Soudan et dans la région d'Abeyi en janvier 2011. La stratégie des États-Unis, a dit M. Gration, vise à un gouvernement soudanais stable, compétent et qui soit inclura un gouvernement viable du Sud-Soudan, soit cohabitera pacifiquement avec un Sud-Soudan indépendant. Les États-Unis cherchent à aider le Sud à améliorer ses capacités sécuritaires et à renforcer son autonomie politique et économique au cas où il choisirait l'indépendance.

M. Gration a ajouté que les États-Unis aspiraient aussi à une meilleure coopération avec le Soudan en matière d'antiterrorisme et souhaitaient promouvoir la sécurité régionale.

Au cours de ce voyage, M. Gration ne se rendra pas à Khartoum mais il pourrait s'entretenir avec certains membres du gouvernement soudanais lors de son séjour en Égypte, a précisé M. Crowley. « Il est prévu qu'il y rencontre non seulement le ministre égyptien des affaires étrangères Aboul Gheit, mais aussi le conseiller présidentiel soudanais Ghazi Salahuddin, le secrétaire libyen du Comité populaire général pour les relations étrangères et la coopération internationale Musa Kusa, et le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa », a dit M. Crowley.

« Dans le cadre de sa mission, le général Gration aura donc des entretiens avec des responsables du gouvernement soudanais, comme on s'y attendrait, pour discuter avec eux de nombreux dossiers ayant trait à la fois aux événements au Darfour et au dialogue entre le Nord et le Sud. M. Gration ne rencontrera pas le président Omar El-Béchir », a ajouté M. Crowley.

M. Gration se rendra également à Malakal dans le Sud-Soudan pour une visite au quartier-général régional des Unités conjointes intégrées, afin d'évaluer leur capacité de mener des missions de sécurité ; il poursuivra aussi des entretiens bilatéraux avec le SPLM à Juba et avec le NCP à Khartoum.

M. Crowley a ajouté que M. Gration se rendra ensuite à Addis-Abeba (Éthiopie) pour reprendre les pourparlers avec les dirigeants des principaux mouvements armés du Darfour sur la question de leur unification qui viendrait appuyer le processus de paix de Doha. Lors de son séjour en Éthiopie, M. Gration aura aussi des entretiens avec le premier ministre de ce pays, Meles Zenawi.

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