07 août 2009
Nairobi (Kénya) - La secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, a entamé la dernière journée de sa visite au Kénya en allant au Memorial Park pour rendre hommage à la mémoire des 218 personnes tuées lors de l’attentat à la bombe perpétré le 7 août 1998 contre l’ambassade des États-Unis dans la capitale du Kénya, qui avait aussi fait plus de 4.000 blessés.
Mme Clinton s’est entretenue avec des survivants de cette attaque, notamment certains qui avaient perdu la vue lors de l’attentat, et les familles des victimes. L’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Nairobi était l’œuvre du réseau Al-Qaïda, qui avait également attaqué l’ambassade américaine à Dar-es-Salaam (Tanzanie), tuant 9 Tanzaniens, 1 Kényan et 1 Somalien, et faisant 85 blessés.
La visite de ce monument dédié à la mémoire des victimes « nous offre l’occasion de réaffirmer notre détermination de faire tout notre possible pour nous assurer que de tels attentats ne coûtent plus jamais la vie d’innocents, et de renouveler notre engagement à œuvrer en faveur de la paix et de la réconciliation avec tous ceux qui désirent s’écarter de la voie de la violence », a-t-elle déclaré en son nom et au nom de sa délégation qui compte plusieurs membres du Congrès américain.
Les États-Unis, a-t-elle dit, se sont engagés à continuer à œuvrer de concert avec le Kénya pour faire en sorte que les 218 vies innocentes perdues ne l’aient pas été en vain. Les survivants se sont chargés d’œuvrer pour la paix et « de se dresser en tant que symbole vivant contre ceux qui préfèrent la mort à la vie ».
Avec pour fonds le tohu-bohu du centre-ville, Mme Clinton a parlé des souvenirs qu’elle avait de cet événement tragique. « Je me souviens que j’avais rencontré alors, avec mon époux {Bill Clinton, qui était président à l’époque}, un grand nombre des survivants américains et des membres de leur famille ainsi que les familles de ceux qui avaient péri. Nous avons consacré du temps à chacun d’eux, et il était déchirant de les écouter parler de leur douleur et de leur perte, et il est réconfortant pour moi d’être ici aujourd’hui et de voir la transformation de cette douleur et de ces pertes. »
La secrétaire d’État a souligné que le terrorisme ne respectait ni frontière, ni race, ni ethnicité et ni religion ; son but est de perturber la vie des gens, de les priver de la possibilité de prendre leurs propres décisions et de les empêcher de vivre leur vie. Aux côtés de Mme Clinton, se tenait Michael Macharia qui avait trois ans lorsque ses parents ont péri dans l’attentat et dont s’occupent ses grands-parents. Mme Clinton a fait l’éloge de ce jeune garçon pour ses bons résultats scolaires et dit qu’elle parlerait de lui au président Obama.
À l’époque de l’attentat, l’ambassade des États-Unis était située dans le centre-ville de Nairobi. C’est là que le Memorial Park se dresse aujourd’hui comme monument à la mémoire des victimes de l’explosion, à l’endroit même où était le bâtiment de l’ambassade. Mme Clinton et le ministre kényan des affaires étrangères, M. Moses Wetangula, ont tous deux signé le livre d’or et déposé des gerbes devant le monument sur lequel sont gravés les noms des victimes.
Cet attentat à la bombe était « un acte lâche perpétré par les ennemis de la civilisation et de la paix » qui ont causé d’énormes dégâts et la perte de vies humaines, a dit M. Wetangula. « Nous sommes venus ici aujourd’hui pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie et ceux qui ont été blessés, mais surtout pour déclarer clairement, en public et avec force que de tels événements n’affaibliront pas notre détermination de lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et de lui résister n’importe où et n’importe quand. Notre devoir d’œuvrer en faveur d’un monde sûr demeure notre principe cardinal. »
M. Wetangula a ajouté que les États-Unis et le Kénya devaient collaborer avec d’autres pays pour s’assurer que de tels attentats ne se reproduisent plus jamais.
Mme Clinton se trouvait à Nairobi où elle a assisté au Huitième Forum de l’AGOA, pendant la première étape de sa tournée dans sept pays africains, qui devait la conduire en Afrique du Sud, puis en Angola, en République démocratique du Congo, au Nigéria, au Libéria et au Cap-Vert.