03 août 2009

Washington - La secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton prévoit de rencontrer le président du gouvernement fédéral de transition de la Somalie, Cheikh Charif Ahmed, en marge du Huitième Forum de l'AGOA, afin de mettre en évidence l'appui des États-Unis à ses efforts visant à rétablir l'ordre dans ce pays africain déchiré par les conflits, a indiqué un diplomate américain de haut rang.
Mme Clinton tiendra une réunion avec M. Cheikh Charif Ahmed au cours du Forum sur la coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne (connu sous le nom du Forum de l'AGOA) à Nairobi (Kénya). La participation de la secrétaire d'État à ce forum sera le point de départ d'une tournée de sept pays africains qui durera onze jours et dont le but est de souligner l'engagement des États-Unis en faveur de l'Afrique.
« Nous pensons que le gouvernement de M. Cheikh Charif… offre la meilleure possibilité de rétablir la stabilité dans le sud de la Somalie en proie à d'énormes violences et à un conflit civil depuis deux décennies », a déclaré le secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, Johnnie Carson, lors d'une conférence de presse le 30 juillet au département d'État.
Quittant le Kénya à l'issue du Forum de l'AGOA, Mme Clinton se rendra en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo, au Nigéria, au Libéria et au Cap-Vert, a indiqué M. Carson.
« La tournée en Afrique de la secrétaire d'État se fondera sur les thèmes énoncés par le président Obama lors de sa visite au Ghana : offrir un appui aux gouvernements solides, démocratiques et durables, renforcer les secteurs de la santé publique et de l'éducation, et contribuer à la prévention, à l'atténuation et au règlement des conflits sur le continent », a précisé M. Carson.
« Les États-Unis veulent former des partenariats avec les dirigeants africains afin d'avancer la vision du président Obama pour le continent, que partagent un grand nombre de ces dirigeants eux-mêmes », a ajouté le secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines.
M. Carson, qui fera partie de la délégation de hauts responsables dirigée par Mme Clinton, a dit que ce voyage mettrait l'accent sur la détermination des États-Unis à établir des partenariats avec les États, le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les populations africaines elles-mêmes. Cette tournée de Mme Clinton a lieu trois semaines seulement après la visite qu'a rendue le président Obama au Ghana au cours de laquelle il avait prononcé un discours relatif à tout le continent, mettant en évidence l'intérêt que portent les États-Unis au développement et à l'avenir de l'Afrique.
L'étendue des problèmes somaliens
« Nous pensons que cet appui au président Cheikh Charif et à son gouvernement leur offre la possibilité de pouvoir rétablir une certaine stabilité en Somalie et de combattre les extrémistes islamiques des groupes Al-Chabab et Hizboul-Islam du pays qui tous deux mènent une lutte contre eux », a ajouté M. Carson.
Les problèmes auxquels est en proie le sud de la Somalie ont commencé à s'étendre aux niveaux régional et international, a-t-il souligné.
« Nous constatons qu'au Kénya voisin, à la frontière sud de la Somalie, il y a quelque 270.000 réfugiés au camp Dadaab et que de 5.000 à 6.000 autres Somaliens les y rejoignent chaque mois ; ces réfugiés soumettent l'infrastructure kényane à d'énormes pressions et constituent un fardeau pour les Nations unies », a indiqué M. Carson.
De plus, sur la scène internationale, a-t-il dit, la piraterie maritime a commencé au large de la Somalie, provoquée en grande partie par l'instabilité qui perdure dans ce pays. M. Carson a souligné que les États-Unis sont prêts à fournir une assistance supplémentaire au gouvernement fédéral somalien de transition et à la Mission de l'Union africaine en Somalie, à laquelle participent des contingents ougandais et burundais.