22 avril 2009

Washington - La perspective d'une paix arabo-israélienne existe toujours mais sa réalisation impliquera la prise de décisions difficiles de part et d'autre, a déclaré le président des États-Unis, M. Barack Obama.
Lors d'une brève conférence de presse tenue le 21 avril à la Maison-Blanche, M. Obama a dit que l'instauration d'une paix durable et la création d'un État palestinien exigeraient une grande détermination et des gestes de bonne volonté de la part de toutes les parties concernées.
« Et cela exigera aussi, de notre part, l'élaboration de certaines mesures concrètes que toutes les parties pourront prendre à titre de démonstration de leur résolution. Et nous nous engagerons profondément dans ce processus pour voir si nous pouvons faire des progrès », a indiqué le président peu après son entretien avec le roi Abdallah II de Jordanie.
Celui-ci a déclaré qu'il partageait le souhait du président Obama de voir la solution de deux États se concrétiser d'une manière qui convienne à tous, et de parvenir à un accord qui réponde aux besoins de toutes les parties.
« Je pense que nous nous penchons actuellement sur les aspects positifs et non pas négatifs, et nous examinons comment nous pouvons prévoir des rencontres au cours des deux mois prochains qui permettront aux Israéliens et aux Palestiniens, et aux Israéliens et aux Arabes, de s'asseoir à la table des négociations et de faire avancer ce processus », a indiqué le roi Abdallah.
Le roi de Jordanie a affirmé que son pays et la Ligue arabe appuyaient entièrement le président Obama dans ses initiatives visant à encourager les deux parties à poursuivre des négociations de bonne foi aussi rapidement que possible. « Nous pensons qu'il est important pour nous tous de ne pas perdre de vue l'objectif principal qui est la paix et la stabilité, enfin, pour tous les peuples de notre région. »
M. Obama a indiqué qu'il était conscient du fait que les Israéliens avaient formé un nouveau gouvernement de coalition il y a seulement quelques semaines, un processus compliqué en soi. C'est pourquoi, a ajouté le président, son envoyé spécial George Mitchell continuera à écouter attentivement ce que lui diront les Israéliens, les Palestiniens et les partenaires arabes lors de ses prochaines visites dans la région.
« Malheureusement, ce que nous voyons en ce moment, et non seulement en Israël mais aussi dans les territoires palestiniens et parmi tous les États arabes, c'est un cynisme profond quant à la possibilité même de faire un progrès quelconque sur ce dossier », a dit M. Obama. « Ce que nous voulons donc, c'est nous éloigner de l'abîme. »
Le président Obama a souligné que les discussions diplomatiques ne pouvaient pas s'éterniser et qu'il viendrait un moment où des mesures devraient être prises pour atteindre les objectifs de ces pourparlers - à savoir, une solution à deux États - mais aussi pour montrer aux gens que des progrès se font sur le terrain.
Il a ajouté qu'il aborderait cette question de progrès avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lorsque celui-ci se rendrait en visite à Washington dans les mois prochains. « J'espère que dans les prochains mois nous commencerons à voir des gestes de bonne volonté de toutes les parties », a indiqué le président.
« En fin de compte, ni la Jordanie ni les États-Unis ne peuvent faire cela à la place des Israéliens ou des Palestiniens », a souligné le président Obama, ajoutant qu'il n'était dans l'intérêt de personne de perpétuer le conflit.