Paix et sécurité | Vers un monde plus stable

20 avril 2009

M. Obama se félicite de l'aspect constructif de la conférence au sommet des Amériques

 
Barack Obama
Le président Obama.

Washington - Le président Obama a affirmé que les États-Unis ont abordé le Cinquième Sommet des Amériques sur un pied d'égalité avec les autres États membres, dans l'optique d'un partenariat fondé sur le respect mutuel, des intérêts communs et des valeurs partagées, et qu'ils le quittaient au bout de trois jours d'entretiens constructifs qu'il a qualifiés de bon premier pas.

« Je pense vraiment que les messages envoyés jusqu'à présent nous fournissent au moins une possibilité de dialoguer franchement sur toute une gamme de sujets, notamment les questions primordiales se rapportant à la la démocratie et aux droits de l'homme dans l'ensemble des Amériques », a affirmé le président des États-Unis lors d'une conférence de presse marquant la clôture du Sommet des Amériques le 19 avril. « Le test, pour nous tous, ne se rapporte pas simplement à nos paroles, mais à nos actions. »

 

Les participants au sommet sont convenus que la réalisation des objectifs et des espoirs des États américains dépendait de la solidité des institutions démocratiques, d'une administration judicieuse des affaires publiques et du respect de l'État de droit, des droits de l'homme et des libertés publiques.

Le sommet a réuni, du 17 au 19 avril à Port of Spain, capitale de Trinité-et-Tobago, 34 dirigeants démocratiquement élus des Amériques. Cuba qui n'y était pas invité en a cependant fait l'un des premiers sujets de discussion.

C'est ainsi que, reconnaissant la nécessité d'une mise à jour des relations entre les États-Unis et Cuba, M. Obama a appelé à « un nouveau départ avec Cuba » lors de sa déclaration d'ouverture, le 17 avril. « Je sais qu'il y aura un chemin plus long à parcourir afin de surmonter des décennies de méfiance ; pourtant, il existe d'ores et déjà des pas cruciaux que nous pouvons faire en vue d'un renouveau. »

Le président cubain Raoul Castro avait indiqué, la veille de ce discours, qu'il était prêt à discuter de toute question et de toute préoccupation que les États-Unis auraient à soulever. La secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, avait déclaré, le jour d'après, que les États-Unis accueillaient favorablement les propos de M. Castro, tout en faisant remarquer que les actes devaient se joindre aux paroles.

Lors de l'ouverture du sommet, M. Obama a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de « dialoguer pour le simple fait de dialoguer », mais qu'il était persuadé de pouvoir « relancer les relations entre les deux pays dans une nouvelle voie ».

Le président a déjà modifié l'une des mesures prises par les États-Unis à l'égard de Cuba et qui, selon lui, n'a pas réussi à faire avancer le peuple cubain sur la voie de la liberté et du progrès économique. Désormais les États-Unis accorderont aux Cubano-Américains toute liberté de rendre visite à leurs proches à Cuba autant de fois qu'ils le voudront, ainsi que le droit de leur envoyer toute somme d'argent dont ils pourraient avoir besoin. De plus, les États-Unis autoriseront les sociétés de télécommunication à obtenir des licences de commercialisation de téléphones portables et d'autres appareils à Cuba, et ils permettront les Cubano-Américains de payer ces appareils destinés à des membres de leur famille encore à Cuba.

M. Obama a cependant souligné que le gouvernement Castro pouvait prendre des mesures immédiates en vue d'améliorer la vie quotidienne de la population en relâchant les prisonniers politiques, en ouvrant davantage le champ des libertés publiques et en n'imposant pas de charges dissuasives sur les sommes envoyées par les Cubano-Américains à leur famille à Cuba.

Une proposition pour de nouveaux financements

Lors du même sommet, M. Obama a annoncé la création d'un nouveau fonds de 100 millions de dollars pour promouvoir la croissance aux Amériques au moyen de microcrédits. La crise économique actuelle a affecté de manière significative la disponibilité des financements aux petites entreprises qui sont la source de la majorité des emplois aux Amériques, a indiqué le président Obama. C'est un facteur qui met en danger les gains récemment enregistrés dans la réduction de la pauvreté, a-t-il souligné.

Le nouveau fonds sera créé en partenariat avec le Fonds multilatéral d'investissement de la Banque interaméricaine de développement, la Société de promotion des investissements privés à l'étranger (OPIC) et la Société interaméricaine d'investissements, a ajouté M. Obama.

Le président a également annoncé qu'il appuyait la stratégie à court terme de lutte contre la crise actuelle préconisée par la Banque interaméricaine de développement qui consiste à modifier les limites sur le crédit et les coefficients de capital, le tout dans le but de mettre davantage de fonds à la disponibilité des petites et moyennes entreprises qui sont en général les plus importants employeurs des Amériques.

Un partenariat sur l'énergie et le climat

M. Obama a demandé aux dirigeants du continent américain de devenir membres d'un Partenariat des Amériques sur l'énergie et le climat, qui offrirait un cadre souple auquel les États se conformeraient sur une base volontaire pour œuvrer de concert en faveur de leur sécurité énergétique et pour contrer les changements climatiques. Le président a ajouté qu'il demandait au ministre de l'énergie des États-Unis Steven Chu de renforcer la coopération avec ses homologues lors du Symposium des Amériques sur l'énergie qui se tiendra en juin au Pérou.

Et le président Obama s'est engagé à œuvrer de concert avec les dirigeants des pays des Amériques en faveur d'un solide accord international sur le climat lors de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques prévue du 7 au 18 décembre à Copenhague. M. Obama a ajouté qu'il collaborerait étroitement avec le Brésil, le Canada et le Mexique dans le cadre du Forum des économies principales sur l'énergie et le climat.

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?