15 avril 2009
Les États-Unis se félicitent de cette décision.

Washington - Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné à l'unanimité la Corée du Nord pour le récent lancement d'un missile Taepodong-2 dans l'océan Pacifique. Le conseil s'est également engagé à renforcer le régime de sanctions contre ce pays qui a procédé à ce tir de fusée en contravention de la résolution 1718 adoptée en 2006.
« Le président se félicite du message clair et unifié émis par le Conseil de sécurité des Nations unies concernant le récent lancement de missile par la Corée du Nord », indique un communiqué de la Maison-Blanche publié le 13 avril.
Ces décisions du Conseil de sécurité confirment le fait que la Corée du Nord a enfreint le droit international et que cette violation aura des conséquences substantielles, a dit le secrétaire de presse de la Maison-Blanche, M. Robert Gibbs.
« La communauté internationale demande d'une même voix à la Corée du Nord d'abandonner ses efforts pour se doter d'armes de destruction massive et des moyens de s'en servir, et de s'abstenir de nouvelles provocations », ajoute le communiqué. Les États-Unis continueront à œuvrer dans le cadre des Pourparlers à Six pour parvenir à ces objectifs, a-t-il précisé.
Les Pourparlers à Six, dirigés par la Chine, incluent également la Corée du Nord, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon et la Russie.
La représentante des États-Unis à l'ONU, Mme Susan Rice, a fait l'éloge de la perspicacité qu'a manifestée son homologue mexicain, M. Claude Heller, qui occupe actuellement la présidence tournante du conseil, à propos de ce dossier. Mme Rice a indiqué que le Conseil avait convenu du fait que la Corée du Nord avait enfreint sa résolution 1718 qui lui interdit de procéder à des essais de missiles et d'armes nucléaires. Cette résolution avait été adoptée en 2006 dans la foulée d'un essai nucléaire nord-coréen.
« Ladite résolution exige qu'il n'y ait plus de tirs de fusées et, en cas d'infraction, autorise le renforcement du régime de sanctions qu'elle a établi », a précisé Mme Rice après que le Conseil de sécurité eut rendu sa décision, le 13 avril, à New York.
Le 5 avril, la Corée du Nord a en effet lancé un missile Taepodong-2 d'une portée de 6.700 kilomètres. Cette portée signifie qu'il constitue une menace directe pour l'Alaska, Hawaï et la majeure partie de l'Asie de l'Est. Alors que les responsables nord-coréens affirment que la fusée a mis en orbite un satellite de télécommunications, le Commandement des États-Unis pour la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord a indiqué que les trois étages du missile se sont séparés au-dessus du Pacifique et sont tombés dans l'océan avec leur charge.
La résolution 2006 exige que la Corée du Nord suspende tous ses essais de missiles balistiques et « abandonne tous ses programmes d'armements nucléaires et autres activités nucléaires en cours d'une manière complète, vérifiable et irréversible ».
La déclaration du Conseil de sécurité demande en outre au comité chargé de surveiller les sanctions contre la Corée du Nord de lui soumettre, d'ici au 24 avril, un rapport sur les sociétés, le matériel et les technologies qui devront être ajoutés à la liste des articles interdits. Si ce comité ne n'acquitte pas de cette tâche, le Conseil dressera alors sa propre liste de matériels interdits avant la fin du mois.