10 avril 2009
Audiodiffusion du département d'État
Audio : http://stream.state.gov/streamvol/libmedia/usinfo/4770/fre/ia_fre_041009_fea_obamaoverseas.mp3
La participation du président Barack Obama au sommet du G20 à Londres et au sommet de l'OTAN en France et en Allemagne a donné aux États-Unis l'occasion de mettre en évidence leur volonté de collaboration en matière de politique étrangère, d'économie et de défense. Mais il y a plus : lors de sa première apparition sur la scène mondiale, M. Obama s'est rendu en Turquie, où il a tendu la main au monde islamique.
Au tout début de sa tournée, le président Obama a déclaré le 1er avril, à Londres, devant le premier ministre britannique, M. Gordon Brown : « Je suis venu ici pour présenter nos idées, mais je suis aussi venu pour écouter et non pas pour faire la leçon. Si nous voulons faire face à une crise qui ne tient pas compte des frontières, nous avons l'obligation de coordonner notre action et de concentrer notre attention sur un terrain d'entente, et non sur des divergences occasionnelles. »
Lors de leur sommet, les chefs d'État et de gouvernement des États membres du G20, qui représentent 85 % de l'économie mondiale, ont énoncé un ensemble de mesures relatives au renforcement de la réglementation financière, à la stimulation de la croissance économique, au soutien à apporter aux marchés émergents, et au maintien des programmes d'aide humanitaire aux pays en développement en vue de s'attaquer à la pire crise économique mondiale depuis celle des années 1930.
Se rendant ensuite à la conférence de l'OTAN, le 3 avril, le président Obama a déclaré que le renouvellement des liens entre l'Europe et les États-Unis devait commencer par une reconnaissance honnête des attitudes de plus en plus pessimistes qui se sont manifestées de part et d'autre de l'Atlantique ces dernières années. « Il y a eu des moments où l'Amérique s'est montrée arrogante et dédaigneuse, voire railleuse. Mais en Europe, il existe un antiaméricanisme qui est souvent désinvolte, mais qui peut aussi être insidieux. Au lieu de reconnaître le bien que font si souvent les États-Unis dans le monde, les Européens ont, par moments, préféré accuser l'Amérique de tout ce qui allait mal. »
Au sujet de l'Afghanistan, le président a obtenu de ses alliés au sein de l'OTAN de nouveaux appuis pour sa nouvelle stratégie visant à aider les Afghans à sécuriser et reconstruire leur pays, stratégie qui exigera des efforts civils et militaires supplémentaires de l'ensemble de l'Alliance.
La prolifération des armes nucléaires est un autre danger qui nous menace tous, a dit M. Obama, soulignant les initiatives de maîtrise des armements que son gouvernement a engagées avec la Russie. « Il ne fait aucun doute qu'aucune région du monde ne peut s'isoler des menaces du XXIe siècle. La seule façon de progresser passe par un effort commun. »
Enfin, en Turquie, M. Obama a déclaré que les nouvelles ouvertures des États-Unis vers le monde islamique s'inscrivaient dans la volonté de son gouvernement de pratiquer une politique étrangère fondée sur le respect mutuel. Le 6 avril, à Ankara, devant la Grande Assemblée nationale turque, il a notamment affirmé :
« Notre partenariat avec le monde islamique est crucial non seulement pour refouler les idéologies violentes, que rejettent les fidèles de toutes les religions, mais aussi afin de renforcer les possibilités d'avenir pour tous ses peuples. »
« Je sais que les liens de confiance qui unissent les États-Unis à la Turquie ont subi des tensions, que partagent de nombreux endroits où la foi musulmane est pratiquée. Alors permettez-moi de vous le dire aussi clairement que possible : les États-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam. »